Je rappelle que j'ai classé mon blog dans la
catégorie "Journal de vie"... ceci pour mémoire par rapport à la bande des Tarés qui avait ouvert un blog de dénigrement, sans se rendre compte que si je parlais de moi et de ma vie, c'est que
j'étais dans le sujet de mon blog... dommage que ce dénigrement provenait d'internautes dont la plupart était enseignants, jusqu'à une prof agrégée en économie qui n'était pas la dernière à se
livrer à des parodies, sans se rendre compte qu'elle se ridiculisait, et portait atteinte à l'image que l'on peut se faire des enseignants, et des valeurs qu'ils ont à défendre dans leurs vies
personnelles par respect de leur contexte professionnel, et de l'image de marque de l'Education Nationale.
Depuis hier, le décret d'application a été validé pour le licenciement de fonctionnaires, ce qui les rendra plus souples dans leurs perceptions des licenciements "à la va comme je te pousse" dans le privé.
En effet, dans les commentaires que j'ai lus sur l'affaire médiatisée vendredi dernier, sur les salariés qui s'étaient exprimés via Facebook sur leur hiérarchie, et révélé par un "ami" à leur Direction , il en est quelques uns qui trouvent leur licenciement mérité : à croire qu'eux-mêmes n'ont jamais été menacés dans leurs emplois. Or, cela arrive à ceux qui croient passer à travers, il suffit d'un changement de direction.
Curieusement, avec l'affaire des ordinateurs portables volés chez rue89 le week dernier, où j'arrive encore à m'exprimer malgré la bande de "tarés" qui me suit
comme des boulets partout où je réagis sur ce site quel que soit le sujet, j'ai retrouvé le blog sur overblog de "La blonde qui dérange". J'ai pris le temps de lire plus à fond l'histoire de son
licenciement.
Cette "blonde" Jessy écrivait des chroniques sur Le Post.fr, en tant qu'invité. Elle était alors réceptionniste de nuit dans un hôtel. Et comme souvent, quand vous avez du succès sur internet, il y a des jaloux qui insultent, jusqu'à un personnage qui l'a menacée de communiquer un dossier à son employeur pour l'avertir de son activité sur un internet. Et le "marsouin" est passé à l'acte... Si bien qu'elle a été mise à pied par la Direction de l'hôtel, puis licenciée. Elle raconte très bien son histoire sur une page de son site.
Le pire, c'est que le Post avait dit qu'ils l'aideraient, notamment à payer un avocat : avec cette histoire, ils ont fait un buzz, et une fois le buzz passé, ils l'ont laissée tomber, et même remplacée sans crier gare par une autre posteuse qui a repris sa place d'invité (un statut qui permet de récolter quelques sous pour ses chroniques).
Son entretien de licenciement s'est passé hors formes légales, car l'employeur a refusé l'assistance de délégué du personnel, d'un collègue qui avait accepté de l'accompagner, et lui a imposé l'assistance de son propre hiérarchique. Donc beaucoup à dire... Si vous ne la connaissez pas, voici l'adresse de son blog (ici : http://www.la-blonde-qui-derange.com/pages/Mise_a_pied_a_cause_de_mes_chroniques-3442947.html), où elle poste beaucoup ! Je me suis inscrite à sa newsletter et elle est très active.
Hier, en naviguant sur rue89, j'ai trouvé un article qui racontait que
des indiens en révolte contre leur employeur pour cause de licenciement de leurs collègues, en sont venus aux mains (enfin, certains réagissent...) : ils ont tabassé à mort le responsable de
l'entreprise et poursuvi les cadres. Cela ressemble vraiment à la révolte des galériens, ou des esclaves dans les champs de coton.
http://www.rue89.com/2010/11/23/un-patron-indien-battu-a-mort-par-ses-employes-177463
Marie Pezé dans son exposé aux journées de la dépression le dit : de plus en plus, elle entend des victimes dire qu'elles veulent "éliminer" leurs agresseurs, plutôt que de retourner une arme contre elles-même en se suicidant. Elle alerte les pouvoirs publics qui continuent à promulguer des lois (comme celles de juillet dernier) dans le domaine pour se mettre à niveau avec les directives européennes, mais apparemment, les directions d'entreprise ne mettent rien concrètement en place. C'est le combat de Sophie Soria-Glo avec son association Isthmes, objet du petit déjeuner d'octobre, sur le management immoral.
Je crois qu'il faut rappeler à tous qui écrivent sur internet de se méfier de la communication faite quant à ses conditions professionnelles, car il ne suffit pas de dire que c'est de la fiction, et contrairement à ce que certaines personnes croient encore, il est très difficile de retrouver un emploi.
Hier au soir, cependant, je suis tombée sur un reportage où une femme d'un certain âge s'était mise à Facebook, et elle a eu la surprise d'être contactée par un
fils qui lui avait été enlevé. Ils se sont mis en contact. Elle
a pu rencontrer ses petites filles, et annonçait son
intention de déménager pour vivre plus près de son fils et de sa famille. Egalement, des témoignages d'aide pour des personnes qui ont besoin de traitement coûteux, des appels à la
solidartié, qui fonctionnent très bien. Le nombre de personnes qui utilisent ce moyen de communication est très important, plus que je ne le croyais... et même si la sécurité sur les données
personnelles n'est pas garantie, il y a quand même de belles histoires, outre que celles de licenciement "à la va comme je te pousse".
(photographies illustrant cet article provenant de Flickr)




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