Un film de Anne Fontaine (France - 2009) avec Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde, Alessandro Nivola, Marie Gillain, Emmanuelle Devos
Réalisation classique et interprétation impeccable, sobre et nuancée de Audrey Tautou et Benoît Poevoorde. Ces acteurs que je n'apprécie guère d'habitude m'ont ici beaucoup touchée. Quand Poolvoerde n'en fait pas des tonnes, il est génial, beaucoup mieux que quand il fait le pitre.
Cette simplicité aurait plu à Gabrielle Chanel, je crois...
Portrait singulier d'une femme totalement atypique, à contre-courant de son époque. Libre, indépendante, insoumise, elle ne se maria jamais. Son grand amour, Boy Capel, était marié de son côté... Mais ils s'aimèrent passionnément et c'est lui qui offrit à Gabrielle de quoi payer sa première boutique.
L'histoire : Le film raconte la jeunesse de Gabrielle Chanel, jusqu'à ce qu'elle connaisse la gloire. Abandonnées par leur père après le décès de leur mère, Gabrielle et sa soeur sont élevées à l'orphelinat (en réalité, elle avait deux soeurs et deux frères). Bien qu'on lui apprenne la couture, Gabrielle veut être actrice, un métier plutôt mal considéré à l'époque, la plupart des comédiennes étant parallèlement des "cocottes" à la recherche d'un riche mari. C'est ainsi, à l'occasion de spectacles dans lesquels elle se produit, que Coco (son nom de scène) rencontre Balsan, aristocrate, mondain, qui tombe amoureux d'elle, souhaite devenir son protecteur et l'emmène dans son château de Normandie. Mais il veut qu'elle reste en retrait ; il ne l'épousera pas : Coco n'est pas assez bien pour les milieux qu'il fréquente. Ce qui arrange la jeune femme, finalement. Elle n'est pas amoureuse, se contente de ses revenus de cousette et veut vivre libre. Elle voit davantage en lui un homme susceptible de la présenter à des directeurs de théâtre. En attendant... elle donne des conseils de style à ses amies et confectionne de jolis chapeaux. Ce qui va la mener sur une toute autre voie...
Elle se met à porter le costume masculin, bien plus confortable que les corsets, jupes et corsages engoncés de ces dames. Elle adopte la marinière des pêcheurs, le jersey souple, et décrète que le noir est la plus belle des couleurs. Elle dessine des lignes pures, sobres, simplissimes. Une petite révolution à l'époque des dentelles et des froufrous. Mais ce style résolument audacieux va séduire de plus en plus de femmes... Coco renonce à ses idées de théâtre et ouvre sa première boutique, aidée par son grand amour, Boy Capel. Le film se termine là, sur des images de Coco, devenue femme, dans toute sa plénitude, élégante, et fine. Un instant de grâce : Tautou EST Coco.
J'ai beaucoup aimé.








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