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Le salut

Publié le 27 janvier 2010 par Omarbrahami

A Béni-Saf, les gens ont toujours vécu ensemble, dans la confraternité et l’égalité qui distinguent les hommes entre eux. L’habitude de se saluer les uns et les autres fidèlement observée depuis des générations frappe tout étranger de passage dans cette ville.
Ces bonnes manières sont un indice certain du caractère et de la pensée des habitants de cette ville qui tenaient à vivre ensemble. Elles sont aussi le reflet de l’état social et des mœurs.
Tout sentiment éprouvé avec une bonne intention se reflète dans les actes de celui qui le partage et avec le temps, il influe sur les habitudes des gens et dévoile leur pensée.
Un certain nombre de personnes s’éloignent de cet usage et ont des manières différentes qu’on ne saurait jamais deviner à quelle ordre elles appartiennent et on les prendrait aussitôt pour des étrangers même si elles en font partie et risquent de passer pour des personnes mal élevées. Mais ce sont des cas particuliers et touche l’individu mais pas la collectivité.
handshake
Chaque matin à Béni-Saf, le salut –Es Salam– des passants et des voisins du geste ou du regard atteste de l’engagement de la communauté à sa religion et affirme son attachement à la société.
Ce Salut si futile en apparence exprime cependant un sentiment noble qui puisse animer les individus les uns les autres.
Mais cette habitude de saluer tout le monde indistinctement trouve sa source dans un sentiment religieux : la nature de l’homme est si élevée et son origine si sublime qu’il est digne de tous les respects. - Ne mérite –t-il pas tous les égards ?
Le mérite du salut et l’ordre donné par Dieu de saluer les gens : ﴾Lorsqu’on vous adresse un salut, saluez d’une façon meilleure ou rendez le salut ﴿. [Coran – Chapitre 4 – Les femmes – Verset 86.]
L’esprit de Dieu est vivant dans toute l’humanité : chez le bon et le méchant, chez le grand et le petit, chez l’enfant et le vieillard. Ce mot magique inspire la paix adressé les uns aux autres, du plus pauvre au plus riche, sur tous les chemins, du jeune au vieux, dans les cafés et les souks, saluer le concitoyen et l’étranger, l’inconnu et l’ami,…
Dans le jardin des vertueux, on rapporte qu’un homme demanda au Prophète Mohamed ﴾Paix et bénédictions soient sur Lui﴿ :
- Quel est le meilleur Islam ?- Il lui dit :
- Tu donnes à manger et tu salues ceux que tu connais et ceux que tu ne connais pas.
Cet échange d’égards et de civilités marque de politesse adaptée à toutes les circonstances, s'exprimait sur toutes les lèvres au gré des rencontres, comme le rapporte si bien Henriette Georges, notre fierté locale, dans son beau livre, l’Escalier de Béni-Saf :
-Essalam alaykoum (La Paix soit sur vous)
-Oua alaykoum essalam (Sur vous soit la Paix)
-Ouach rak? (Comment vas-tu?)
-Bikheyr Isselmek. (Bien, je te remercie.)
-Ouenta kirak? (Et toi, comment vas-tu?)
-Labass, koulchi labass el hamdou lillah. (Bien tout va bien Dieu merci.)
-Ibarek fik (Que Dieu te bénisse). …

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