Un film de Alain Corneau (France - 1991) avec Jean-Pierre Marielle, Guillaume Depardieu, Anne Brochet, Gérard Depardieu
Un film plutôt contemplatif... lent, très lent, images sombres, très sombres. Qui évoquent, il est vrai, de grands peintres de l'époque. Mais, version cinéma, tout ça est, à mon goût, un peu soporifique. A écouter plutôt qu'à voir : bel hommage à la musique baroque. Mais, dans le genre, je préfère nettement Le roi danse. Et puis, curieuse idée d'avoir pris le fils et le père (Guillaume et Gérard) pour interpréter un homme à deux âges de la vie, d'autant que pour les autres personnages, un seul acteur joue de bout en bout. Et puis Gérard étant nettement moins beau que Guillaume, difficile de "reconnaître" ensuite le beau jeune homme du début dans ce grand et gros gaillard au nez tordu...
J'ai surtout apprécié la jolie interprétation, intense, d'Anne Brochet et Guillaume Depardieu. Mais leurs scènes ne représentent finalement qu'une petite partie du film.
L'histoire est vraie. Marin Marais fut l'un des meilleurs musiciens de Louis XIV, qui adorait la musique et la danse.
L'histoire : Monsieur de Sainte-Colombe est un musicien de génie, mais solitaire, bourru, peu sociable, il préfère son art au devant de la scène où les plus hautes personnalités de la cour l'appellent. Lorsque son épouse bien-aimée meurt, il s'enferme encore davantage dans son mutisme et élève ses filles dans la plus grande austérité. Il quitte la demeure familiale de longues heures pour s'enfermer dans un cabanon où il joue et compose. Rien d'autre ne compte pour lui. Un jour, se présente Marin Marais, jeune homme très doué pour la musique, qui veut Sainte-Colombe comme professeur. Celui-ci refuse ; pas assez doué. Mais à force de persévérance, il arrive à le convaincre... et aussi à séduire sa fille aînée, Madeleine. Avec elle, il part se cacher sous la cabane pour écouter le Maître et tenter de percer les mystères du musicien. Qui finit par le trouver et le chasse. Mais Marin fera néanmoins une brillante carrière à la cour... en oubliant Madeleine.
Bof.






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