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L'addiction peut commencer très tôt...

Publié le 16 décembre 2010 par Etsinonrien
L'addiction peut commencer très tôt...Qui ne connaît pas cet objet qui a trouvé sa place dans bon nombre de foyers?
Tandis que les Américains lui donnent le doux nom de Pacifier, comprendre "Pacificateur", je l'appellerais plus volontiers le "fiche-moi la paix". Si au départ, la tétine est supposée répondre à un besoin de succion du nouveau-né, elle est aussi un des meilleurs moyens pour faire taire l'enfant lorsque ses pleurs dépassent l'entendement des parents.
Pas de méprise entre nous, je ne suis pas en train de juger les parents qui en font usage. Je suis la première à avoir craqué pour cet objet dès l'arrivée de Lolotte, qui nous sciait littéralement les nerfs car elle n'arrivait pas à gérer la douleur due à son reflux. Il fallait bien trouver un moyen pour l'apaiser, cette pauvre enfant, et nous de même car le manque de sommeil commençait doucement à nous surchauffer le cerveau et le pétage de plombs n'était pas bien loin.
J'ai malheureusement replongé à la naissance de Chacha. Lui ne souffrait que du manque de succion, pour compenser je l'allaitais à la demande. Oui, mais bon, 20 heures par jour avec un schtroumpf scotché au bout du téton, ça va un moment : il fallait aussi s'occuper de la grande soeur et, comment dire, je n'ai pas 4 bras! (certaines me diront que j'étais mal organisée, c'est probable, après j'ai fait avec les moyens du bord).
Va comprendre pourquoi, la tétine doit avoir un petit goût de reviens-y : quand le bébé est petit, on ne se tracasse pas trop, puis vient l'entrée à l'école et là, tout de suite, le port de la sucette devient  plus compliqué. 
D'une part, il faut assumer le regard  plein de pitié et de méprise des autres parents qui eux ont réussi à faire passer l'objet sus-cité à la trappe. Ouh, la mauvaise mère, elle donne encore du "fiche-moi la paix" à son grand garçon! 
D'autre part, notre enfant grandit et arrive à oublier la tétine le temps de la journée, mais la réclame quand arrive le soir. Sauf qu'elle n'est pas toujours à sa place... Et c'est là que les emmerdes commencent...
Tu as beau essayer de convaincre ton petit bonhomme qu'il a grandi et qu'il n'en a plus besoin, qu'il va réussir à s'endormir tout seul, lui-même a beau essayer de s'auto-persuader qu'il peut le faire sans aucune mauvaise foi masculine, ben ça marche pas.

Pourtant, après moults pleurs, l'enfant finit toujours par s'endormir d'épuisement. Et toi, tu cries victoire!! Tu es fière de ta progéniture (quelle volonté, quel courage, cet enfant! Comme sa mère!) et tu peux enfin te détendre un peu pour profiter de la soirée déjà bien entamée (car il est 21h53, la crise de larmes a duré un peu).Jusqu'à minuit et 14 minutes, moment précis où tu t'apprêtes à éteindre la lumière et te glisser dans les bras de Morphée : ton petit bonhomme met en route la sirène d'alarme, et jure de ne pas se rendormir tant qu'il n'aura pas sa tututte. A ce moment précis, dans ton cerveau, il y a comme un court-circuit qui te fait perdre tout bon sens et toute dignité et tu te retrouves à mettre à sac toute la maison à la recherche du fameux "fiche-moi la paix"...Alors ce matin, après avoir peu dormi, je me pose mille questions autour de cet objet : est-ce que j'ai bien fait de leur donner une tétine dès le plus jeune âge? Est-ce que je dois assumer maintenant jusqu'à ce que l'enfant se sèvre de lui-même? Au contraire, dois-je l'accompagner dans son sevrage?

J'ai déjà essayé plein de choses, l'histoire de la tétine de Nina, donner la sucette au Père Noël, ne pas en racheter quand la dernière rend l'âme... J'ai déjà l'expérience de ma grande qui a plus ou moins abandonné toute seule (mais qui régresse parfois en piquant la tétine de son frère...). Je n'arrive pas à lutter contre le gros chagrin de mon bonhomme qui réclame sa sucette. Je sais, je suis faible.
Des solutions? Des idées?

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