Le jeu est simple, on remplace Jacques Séguéla par le nom et le prénom de n'importe quelle icône politique à la mode en ce moment, eje garantis des heures de rigolade (enfin des heures, je ne sais pas mais au moins cela évit de pleurer face aà la nullité des débats politiques actuels).
"Jacques Séguéla est-il un con? La question reste posée. Et la question restant posée, il ne nous reste plus qu’à poser la réponse. Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l’une, ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m’étonnerait tout de même un peu, ou bien Jacques Séguéla n’est pas un con, et ça m’étonnerait quand même beaucoup.
Supposons que Jacques Séguéla soit un con, je dis bien supposons et j’y tiens, car jamais, Mesdames et Messieurs les jurés, car jamais, monsieur le Président, jamais et nous le savons, et pas seulement de Marseille, jamais je ne me permettrais sans preuve d’insulter un prévenu, même et surtout quand il s’agit comme aujourd’hui, d’un handicapé publico-maniaque de type Napoléon de gouttière minable et incurable confit dans sa suffisance et bloqué dans sa mégalomanie comme un marron dans le cul d’une dinde. Oui je sais, la comparaison est ordurière, et je prie le syndicat des dindes ainsi que le Denise Fabre fan club de bien vouloir m’excuser.
Supposons que Jacques Séguéla soit un con, je répète, supposons, car seule l’autopsie pourra nous le révéler tout à l’heure. Si Jacques Séguéla est un con et que je le dis froidement, comme ça : "Jacques Séguéla est un con". Que se passe-t-il, mesdames et messieurs les jurés? Eh bien, mesdames et messieurs les jurés, il se passe qu’en vertu des lois démocratiques qui régissent ce pays, cet homme est en droit de me traîner en justice pour divulgation d’un secret militaire. Parfaitement, déjà en 1939, tout le monde en France savait que le Général Gamelin était un con sauf les militaires. C’est ça un secret militaire. De la même façon, mesdames et messieurs, il ne fait aucun doute qu’aujourd’hui si Jacques Séguéla est un con, il ne fait aucun doute, dis-je, que tout le monde en France s’en est déjà aperçu sauf les militaires et les socialistes évidemment qui n’avaient déjà pas tout compris pour Gamelin, mais, bon, on n’est pas là pour enfoncer les charlots.
Supposons maintenant que Jacques Séguéla ne soit pas un con, c’est une simple supposition, si Jacques Séguéla n’est point un con et que moi, Pierre Desproges, j’affirme le contraire sur l’antenne, si je dis : moi, Pierre Desproges, j’affirme que Jacques Séguéla est un con. Que se passe-t-il, mesdames et messieurs les jurés ? Eh bien c’est très simple, Jacques Séguéla me traîne en justice pour diffamation. Et qui c’est qu’a l’air d’un con? Lui ou moi? Imaginons la scène. Jacques Séguéla va voir un juge, un vrai Juge, et lui dit : M’sieur, y a Desproges eh ben y fait rien qu’à dire qu’on est un con. Et que répond le vrai Juge? Vous croyez peut-être qu’il va lui répondre: c’est celui qui le dit qui y est? Non, pas du tout, Le juge me condamne et colle trois briques d’amendes à Claude Villers qui est finalement le seul responsable après Dieu de toute les ordures, de toute les insanités ordurières proférées à longueur de journée dans ce prétoire. Laisserais-je commettre cette infamie, mesdames et messieurs les jurés? non! Laisserais-je punir un homme pour une faute que j’aurais commise ? Laisserais-je la justice de mon pays accabler mon Cloclo juste et bon, à qui je dois tant et qui m’a sorti de la médiocrité télévisuelle dans où je stagnais pour me plonger dans la nullité radiophonique où j’exulte?…"
image prise sur le site desproges.fr
Extrait du Tribunal des flagrants délires du 25 octobre 1982






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