Magazine Culture

Guillaume Apollinaire

Par Florence Trocmé

Guillaume, Albert, Vladimir, Apollinaire de Kostrowitzky est né le 26 Août 1880 à Rome. Il est le fils naturel d’une aristocrate polonaise et d’un officier italien. En 1887 sa mère s’installe à Monaco. Il fait ses études au lycée de Nice qu’il quitte sans le baccalauréat. Il se rend à Paris en 1999 puis en qualité de précepteur suit une famille en Allemagne (il arpentera, souvent à pied, la Forêt noire, la Rhénanie, la Bohème, la Hollande et ces voyages seront une importante source de thèmes pour l’œuvre). Il collabore à plusieurs revues poétiques françaises, La Revue Blanche, la plume et fait la connaissance de Jarry, André Salmon, Marie Laurencin. En 1911 il est impliqué dans un vol de statuettes phéniciennes au Louvre et fait un bref séjour à la Santé. L’Enchanteur pourrissant paraît en 1909. Il se lie avec Picasso, Derain, Delaunay, Braque et défend leurs œuvres (il publie Les peintres cubistes en 1913). 1913 est aussi l’année de parution d’Alcools. Il compose aussi des « poèmes conversations » et des « idéogrammes lyriques » (publiés sous le titre Calligrammes en 1918). Il est engagé volontaire dès le début de la guerre, peu après avoir vécu une liaison avec Louise de Coligny-Châtillon (Lou). Il est blessé d’un éclat d’obus à la tempe le 17 mars 1916 et trépané. Après sa guérison, il est versé dans divers service à l’arrière et reprend ses activités littéraires mais il est atteint par la grippe espagnole et meurt le 9 novembre 1918, à l’âge de 38 ans.

Éléments de bibliographie
Les mémoires d’un jeune Don Juan, 1905
Les onze mille verges, 1907
L’Enchanteur pourrissant, 1908
L’Hérésiarque & Cie, 1910
Le Bestiaire ou Cortège d’Orphée, 1911
Alcools, 1913
Les Peintres cubistes, 1913
L’Antitradition futuriste, 1913
Le Poète assassiné, 1916
Vitam impendere amori, 1917
La très plaisante histoire de Perceval le Gallois, 1918
Le Flâneur des deux rives, 1918
Calligrammes (publié après sa mort), 1918
Les Mamelles de Tirésias, (théâtre) 1918
Couleur du temps, (théâtre) 1920

La plupart des œuvres poétiques d’Apollinaire sont disponibles chez Gallimard, •soit en Poésie / Gallimard (Le Guetteur mélancolique, suivi de Poèmes retrouvés ; Alcools, suivi de Le Bestiaire et de Vitam impendere amoriPoèmes à Lou ; L’Enchanteur pourrissant suivi de Les Mamelles de Tirésias et de Couleur du temps) •soit dans la bibliothèque de la Pléiade, Œuvres Poétiques Complètes : Le Bestiaire - Alcools - Vitam impendere amori - Calligrammes - Il y a - Poèmes à Lou - Le Guetteur mélancolique - Poèmes à Madeleine - Poèmes à la marraine - Poèmes retrouvés - Poèmes épistolaires - Poèmes inédits - Théâtre [1956]. Édition de Marcel Adéma et Michel Décaudin, préface d'André Billy. Illustrations d'après les bois originaux de Raoul Dufy pour Le Bestiaire, 1344 pages, Collection Bibliothèque de la Pléiade.

Les œuvres en prose complètes sont également disponibles dans la bibliothèque de la Pléiade, en trois volumes, sous la direction de Michel Décaudin et Pierre Caizergue.

Le web ne semble pas proposer de site totalement fiable sur Apollinaire.
Je signale cependant cette très intéressante ressource
Une recension de tous les textes d'Apollinaire utilisés par les musiciens (Poulenc principalement mais aussi Honegger ou Chostakovitch. Les textes concernés sont en ligne) :
On peut visiter aussi le site officiel ( ?) de Guillaume Apollinaire
Guillaume Apollinaire lisant Le Pont Mirabeau
Un très grand nombre de poèmes d’Apollinaire, disponibles ici


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Florence Trocmé 18683 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines