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The Good Wife: Saison 1

Publié le 16 janvier 2011 par Shoone

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The Good Wife: Saison 1

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Une semaine après la fin de la diffusion de sa première saison sur TSR1 et moins de trois semaines avant son lancement en France sur M6, je me décide enfin à vous livrer mes impressions sur la fameuse Good Wife. The Good Wife qui s'intéresse donc à l'univers et au quotidien d'une épouse de politicien qui reprend sa carrière d'avocate suite aux tromperies et crimes de corruptions de son mari. Multi-récompensée, encensée par la presse américaine, glorifiée par la blogosphère sériephile, la série n'a fini par attirer mon attention que l'été dernier... mais ce n'est qu'avec son arrivée en Suisse sur la TSR en Novembre que je me suis décidé à l'entamer. 23 épisodes plus tard, que faut-il retenir de la première saison de The Good Wife? ça tient en 10 points:

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1. Alica, épouse modèle et working-woman. Même s'il faudrait qu'elle se décoince un peu, elle n'en reste pas moins un personnage particulièrement intéressant, entre simplicité et complexité. Elle est aussi d'une force incroyable, dans les affaires qui lui sont confiées comme dans sa vie privée, avec ses enfants et face à la trahison de son mari.  Bref, une grande dame, interprétée avec beaucoup de talent et finesse par Julianna Margulies, qui mérite bel et bien son Golden Globe.

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2. L'affaire Peter Florrick. Bon, il faut avouer que l'intrigue a mis un moment pour démarrer. Il faut attendre le début de la procédure pour la mise en liberté conditionnelle de Peter, vers le 8e épisode il me semble, pour que ça décolle. A partir de là, la partie est vraiment lancée. Au programme: duel au sommet entre les Florricks et le procureur véreux Glenn Childs (Titus Welliver, aka le parfait bad guy). S'ajoute dans l'équation la rancoeur contenue d'Alicia envers son mari qui l'a trahie, ce qui nous donne un cocktail explosif. Le mieux dans toute cette affaire? Lorsque chaque camp essaie de débaucher un membre de l'autre. Il y a d'abord la femme de Childs à qui Alicia tente de soustirer des informations et plus tard dans la saison, Cary, que Cilds de recruter. Et bien sûr il y a le cas Kalinda, agent triple, quadruple... on ne sait même plus. Et puis Peter finit par revenir chez lui et débute alors la mise en place de sa campagne pour redevenir procureur, avec l'aide d'Eli Gold. Cette 2e partie de l'arc "politique", sur la forme, elle était bien, y a rien à redire, et elle a intelligement été intégrée aux intrigues d'Alicia... mais par contre, sur le fond, j'ai pas toujours été convaincu. Le virage religieux de Peter et le cas Cozco, par exemple, ne m'ont que peu intéressé. Mais c'est tout ce que j'aurais à lui reprocher. Globalement, cet aspect thriller de la série, bien qu'imparfait, est resté très efficace.

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3. Les différentes affaires. Ce n'est pas sur moi et ma très imparfaite mémoire qu'il faudrait compter pour se rappeler de toutes les affaires de la saison, mais pour celles dont je me souviens, je n'ai en général rien à leur reprocher. Toujours bien ficelées, divertissantes, rythmées. Certes, il y en a des plus faibles que d'autres, telles que l'affaire du docteur accusé d'avoir donné des stéroïdes ou de l'assurance qui refuse de payer pour une urgence chirurgicale, mais voilà, elles doivent se compter sur les doigts d'une main il me semble. Parmi les plus marquantes, impossible de ne pas citer celles, particulièrement glauques, de Colin Sweney, le bobo fétichiste présumé assassin d'abord de sa femme puis plus tard d'une greffière mais également celles impliquant Stern, l'ancien associé de Lockhart & Gardner et qui traitent avec beaucoup d'intelligence du thème de la vieillesse. M'ont aussi beaucou plu les affaires du juge raciste et du millionnaire tueur de baby-sitter, respectivement très originale et prenante.

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4. Le triangle amoureux Alicia/Will/Peter. Un tel triangle était inévitable et ce dès le pilot, sachant que Will et Alicia étaient de vieux amis de fac et compte tenu de l'ampleur de la trahison de Peter envers sa femme. Mais la série a su le mettre en place avec minutie et subtilité, de façon à ce qu'il apparaisse le plus crédible possible, et non comme une facilité. Alors même si en fin de saison, il a tendance à prendre trop de place, du point de vue de la crédibilité et de l'écriture, l'arc est donc réussi. Surtout parce que la série réussit à le rendre particulièrement complexe. Ainsi Alicia en veut à son mari de l'avoir trompée mais reste malgré tout à ses côtés tout en prenant ses distances avec lui et en étant tentée par une aventure avec son patron. Celui-ci qui ne se prive pas de lui faire la cour pendant que le mari tente désespérément de la récupérer. Ce qui donne lieu à des scènes excellentes qui jouent énormément sur l'implicite et l'interprétation des acteurs. Notamment lorsque Will se retrouve avec Alicia et Peter chez ces derniers dans la même pièce, où la discussion est tout ce qu'il y a de plus banal mais où on sent très bien la tension et la gêne entre les personnages. Franchement, chapeau bas à Julianna Margulies, Chris Noth et Josh Charles, tout trois des acteurs d'exception.

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5. La compétition Cary/Alicia. C'était une excellente idée qui a permis à la fois de donner un intérêt supplémentaires aux différentes affaires du cabinet mais aussi à long-terme puisqu'un suspense se crée quant au choix de nouveau collaborateur officiel du cabinet. Dans le cas des affaires, il s'agit jusqu'au 21e épisode pour Alicia et Cary de toujours gagner des points auprès de leurs supérieurs pour s'assurer une place dans le cabinet. Du coup, à des nombreuses reprises, on peut les voir s'opposer pour apparaître plus compétent que l'autre dans chaque tâche qui lui est confié. Dans un premier temps un très bon ressort comique, cette compétition finit néanmoins par prendre plus d'envergure en fin de saison lorsque l'heure du choix du cabinet arrive. La rivalité n'a alors plus rien de cordial est tous les coups sont permis. Et cela n'en devient que plus passionnant.

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6. Les difficultés du cabinet Lockhart & Gardner. Passionnantes à suivre essentiellement grâce à l'excellent duo d'acteurs que forment Christine Baranski et Josh Charles. Que ce soient leurs discussions amicales sur leur vies respectives, leurs échanges musclés concernant les clients problématiques qu'ils défendent, leurs délibérations quant à l'avenir de leur cabinet ou leur disputes avec leur (tout aussi génial) ex-associé Stern, ils réussissent toujours à faire de ces scènes des grands moments très classes.

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7. L'énigmatique Kalinda. Les fans de la série ne tarissent pas d'éloges à l'égard de cette enquêtrice hors pair au charisme fou et parfaitement interprétée par Archie Panjabi (ce qui a d'ailleurs valu un Emmy Award à cette dernière). Et je ne peux que les comprendre. C'est un personnage absolument fascinant, de par le jeu tout en finesse et nonchalance de Panjabi et puis par l'aura empreinte de mystère qu'elle dégage. D'ailleurs, quand on y réfléchit, on ne sait même quasiment rien d'elle. Mais c'est principalement ce qui fait l'attrait du personnage. Et si l'occasion se présente d'en savoir un peu plus, notamment sur sa sexualité, question qui revient régulièrement dans la saison, ce n'est que pour mieux brouiller les pistes. Si bien que le personnage reste une belle énigme qu'on se délecte de ne pas voir se résoudre.

8. Les enfants Florrick. Pour une fois qu'on a des ados intelligents, pas (trop) clichés et, surtout, utiles aux intrigues, il faut le signaler. Bon, on aura quand même droit à une petite teen amourette pour Zach avec la fameuse Becca, mais celle-ci finira fort heureusement par se mêler à l'arc principal sur l'affaire Peter Florrick lorsque Becca se mettra à révéler des informations compromettantes sur les parents Florrick sous un pseudonyme sur Internet. En parlant de l'affaire Florrick, les enfants eux-mêmes auront un rôle à y jouer. Ce sont ainsi eux qui vont protéger leur mère en interceptant les photos envoyées par Childs, tout comme ils vont aussi sauver leur père lorsque celui-ci ne pourra s'empêcher de quitter la résidence à laquelle il est pourtant assigné. De bien braves petits en somme.

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9. Eli Gold, l'excentrique. Directeur de campagne de Peter formidablement incarné par un véritable invité de marque dans la série, Alan Cumming (Tin Man, Orgueil & Préjugés), Eli Gold est un personnage tout bonnement jouissif de charisme et d'irrévérence. Et rapidement, par son franc-parler et ses méthodes peu conventionnelles, il devient l'une des cartes maîtresses du casting de la série. Pourtant simple guest-star à la base, le personnage devient LE cadeau de fin de saison de The Good Wife. De fait, il est promu series regular au cours des derniers épisodes, ce qui nous garanti encore de nombreux épisodes d'effronteries et cynisme made in Eli Gold pour notre plus grand bonheur.

10. Les guest-stars Là, il y a pas à dire, The Good Wife sait choisir ses guests. Je crois bien qu'il n'y en a pas un seul que je n'ai pas aimé. Que ce soit les clients, juges ou avocats du jour. Et puis ce qu'il y a de bien avec ces guest-stars, c'est qu'elle ont toujours droit à des rôles de personnage très barrés slash tordus slash vicieux, dans lesquels ils peuvent vraiment s'amuser. On retiendra l'hilarante Martha Plimpton (Raising Hope) en avocate usant son statut de femme enceinte pour convaincre, l'excellent Gary Cole en expert balistique dont s'éprend Diane, le génial David Paymer en juge qui ne manque pas d'éloquence, le déroutant Dylan Baker en milliardaire fétichiste, la sympathique Carrie Preston (True Blood) en avocate maladroite, l'énorme Denis O'Hare en juge démocrate à l'extrême et la mignonne Mamie Gummer en avocate feignant le manque d'expérience pour s'attirer la sympathie des jurés.


En conclusion, The Good Wife est une série qui mérite toute mon attention. Classe, intelligente, drôle, adulte et bien jouée, dès le départ, elle avait tout pour me plaire. Et ça n'a pas raté. J'ai rapidement été happé par le rythme endiablé du travail chez Lockhart & Gardner et j'ai finis par me passionner pour les drames de la famille Florrick. Ah, je m'en veux de ne pas l'avoir découverte plus tôt... mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais.


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