Billet publié sur le Bulletin d’Amérique
Rassembler. Telle était l’intention de Barack Obama le 25 janvier dernier à l’occasion de son discours sur l’état de l’Union. Tout juste sortis de la trêve politique imposée par la tuerie de Tucson, républicains et démocrates siégeaient côte à côte pour entendre l’allocution du président, après avoir longuement applaudi son entrée au début de la séance.
Un ruban noir et blanc ornait la plupart des vestes, en signe de sympathie pour Gabrielle Giffords, la représentante démocrate grièvement blessée par Jared Lee loughner. Très attendu, deux mois après l’écrasante victoire républicaine aux élections de mi-mandat, Obama a précisé les grands chantiers qu’il souhaitait mener jusqu’à la prochaine élection. Sur le fond, nul doute qu’il a mis de l’eau dans son vin. A maintes reprises, il a appelé les représentants républicains à se joindre à lui afin de « travailler ensemble et construire l’avenir ». Il a d’ailleurs martelé ce slogan plus d’une dizaine de fois pendant l’heure qu’a duré son discours : win the future.
Et pour convaincre ceux qui en doutaient, le président a rappelé son attachement sans faille aux valeurs de l’Amérique : liberté et responsabilité individuelle, supériorité du marché libre, valorisation de l’esprit d’entreprise, réaffirmation du rêve américain, etc. Il a également reconnu les mérites des baisses d’impôts entreprises pendant les mandatures précédentes, qui ont permis aux Américains d’avoir « un porte-monnaie un peu plus gros aujourd’hui ».
Toutefois, Barack Obama a souligné que les règles de la mondialisation avaient changé, assenant que l’Amérique devait désormais faire face à de nouveaux concurrents, de nouvelles menaces et de nouveaux challenges. « This is our génération’s sputnik moment », a-t-il déclaré.
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