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Vincent Jay retrouve "L'Amérique"

Publié le 03 février 2011 par Mirkohominal

 

C'est un hasard du calendrier mondial, mais Jay n'a pas manqué de souligner l'ironie de la situation.

"C'est vrai que l'Amérique du nord me réussit bien, mais il n'y a pas vraiment de raison objective ou physiologique, à part peut-être les cookies", plaisante le Savoyard de 25 ans.

Il va pouvoir encore le vérifier lors des deux prochaines étapes de Coupe du monde aux Etats-Unis, de vendredi à dimanche à Presque Isle puis du 10 au 13 février à Fort Kent.

A un mois tout juste du début des Mondiaux russes de Khanty-Mansiysk, Jay veut mettre à profit cette excursion nord-américaine pour réussir le résultat qui justifiera son statut de champion olympique.

"Quand tu es champion olympique, on s'attend à ce que tu gagnes toutes les courses, mais cela ne s'est jamais vu en biathlon", note le champion olympique de sprint et médaillé de bronze de la poursuite, dont le meilleur résultat cet hiver est une 5e place.

"Ma saison est loin d'être désastreuse, je suis mieux classé que l'an dernier à pareille époque, j'ai trouvé la régularité. Je suis 15e mondial,alors que j'étais 25e l'hiver dernier, j'ai amélioré mes temps de skis de 15 à 20 secondes", insiste-t-il.

Jusqu'au 14 février 2010, "Jay-Z", comme il est surnommé en équipe de France, était inconnu de la majorité des Français.

Sa médaille d'or pleine de culot -la seule des JO pour la France avec celle de Jason Lamy-Chappuis en combiné nordique- et le couple qu'il forme avec Marie-Laure Brunet, elle aussi double médaillée olympique à Vancouver, l'ont propulsé dans un univers inconnu.

"Tu voudrais te projeter vers l'avenir, mais on te le rappelle tous les jours, à la télé, tu es le champion olympique. Je ne peux pas nier que je me suis mis la pression tout seul en début de saison, mais cela reste du biathlon, ce n'est pas du football et du rugby", insiste ce supporteur de l'Olympique lyonnais.

Cette pression s'est dissipée d'elle-même, grâce aux résultats d'ensemble
de l'équipe de France.  "On est une équipe jeune et homogène, qui +claque+ des résultats, tout est possible en individuel et en relais", insiste Jay.

De Presque Isle, outre un souvenir ému des fameux cookies, il a déjà ramené deux médailles après les Championnats du monde juniors en 2006, où il avait remporté l'argent en sprint et l'or en relais. (avec AFP)

Photo : Nordic Focus

 

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