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Le Bulletin d’Amérique
L’alliance inattendue des représentants démocrates et de 26 républicains élus grâce à la mobilisation du mouvement Tea Party a permis de bloquer une loi visant à prolonger le Patriot Act, dont le vote était pourtant soutenu par la majorité de la Chambre et par l’administration Obama.

Le CPAC, la conférence annuelle du mouvement conservateur
Pour les Républicains siégeant à la Chambre des représentants, la pastille est amère. Mardi 8 février, le projet de loi prolongeant le Patriot Act — dont la prolongation était quasiment acquise — a été rejeté à sept voix près, notamment grâce à l’alliance inattendue de représentants démocrates et de 26 représentants républicains, issus pour certains du mouvement du Tea Party. Avec 277 voix pour et 148 voix contre, les partisans de cette législation ne sont pas parvenus à réunir la majorité des deux tiers, indispensable pour pouvoir en prolonger les prérogatives. Preuve, une fois de plus, que Tea Party et Parti Républicain sont loin d’être superposables, contrairement à ce que la presse française martèle à longueur de colonnes.
Ce n’est pas seulement un camouflet pour le GOP, c’est surtout le signe qu’une nouvelle configuration politique se met en place aux Etats-Unis et que la polarisation traditionnelle entre républicains et démocrates est en passe de voler en éclat. Cela montre également que l’idée d’une réduction de la taille de l’Etat, ardemment soutenue par le Tea Party, n’est pas qu’une posture de circonstance et qu’elle se traduit par des prises de positions concrètes. Lors de la Conservative Political Action Conference (CPAC) qui s’est tenue le 10 février dernier, le président républicain du Parlement John Boehner n’a d’ailleurs pas mâché ses mots en déclarant que « Nous sommes dans une nouvelle ère. Le Tea party ne doit pas être tenu à distance, mais il doit être adopté ».
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