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comment savoir que Mon enfant a un retard mental

Publié le 28 février 2011 par Darouich1

Chez les enfants, les troubles de l’intelligence sont appelés retards mentaux et leur sévérité dépend des scores de Quotients Intellectuels. La définition du retard mental porte à la fois sur des aspects psychométriques (calcul des QIs) mais aussi sur le retentissement du handicap intellectuel dans la vie de tous les jours. Le retard mental est souvent associé à des syndromes neurogénétiques qui portent le plus souvent le nom de leur illustres découvreurs (syndrome Prader-Willi, syndrome d’Angelman, syndrome de William-Buren, syndrome de Down, syndrome de Cornélia Delange, syndrome de Rett ). En règle générale, L’enfant présentant un retard mental présente une Iimmaturité affective, un certain entêtement, avec des persévérations, un manque de logique, une Impulsivité avec des passages à l’acte, une intolérance à la frustration, un retard de langage, une peur excessive, et un manque d’initiative majorée par un défaut de compréhension des règles sociales.

Quels sont les Critères diagnostiques ?
- Des performances intellectuelles significativement inférieures à la moyenne explorées par des tests de QIs appropriés.
- Limitation des compétences adaptatives dans des domaines tels que : l’autonomie, la communication, les capacités sociales les apprentissages le travail…
Il existe plusieurs types de retards mentaux :
- Le retard mental est qualifié de léger : quand le QI est compris entre 50 > QI
QI
QI

Le diagnostic : sur quels examens ?
Le diagnostic de retard mental nécessite plusieurs examens spécialisés :
- Un bilan ophtalmologique et ORL.
- Un bilan psychologique : tests de QI verbal et non verbal.
- Un bilan orthophonique (niveau d’acquisition de la parole et de la compréhension.
- Un examen médical neuropédiatrique et ou pédopsychiatrique : pour rechercher aussi les causes et/ou les problèmes associés :
- un accident périnatal (obstétricaux, anoxie néonatale),
- une méningite ou encéphalite postnatale,
- une déshydratation
- une épilepsie (syndrome de West, ou Lennox-Gastault),
- des facteurs psychosociaux (Carences graves de soins et/ou mauvais traitements),
- un syndrome neurogénétique identifié comme :

La trisomie 21 ou Syndrome de Down
Décrit par John Langdon Down en 1866. Sur le plan morphologique : faciès mongoloïde : cou court, fentes palpébrales mongoloïdes, épicanthus, face plate, oreilles rondes, nez court, racine du nez déprimée, microstomie et macroglossie, lèvres épaisses, microdontie, brachycéphalie, retard de fermeture de la fontanelle, myopie et hypermétropie. Anomalies des extrémités : brachydactylie, pli palmaire transverse, dermatoglyphes anormaux. Pieds courts, petite taille et membres supérieurs courts. Les troubles somatiques associés sont : l’hypotonie et l'hyperlaxité ligamentaire, cardiopathie congénitale, anomalie duodénale, risque de dysfonctionnement thyroïdien et de leucémie. La prévalence est relativement élevée par rapport à d’autre syndrome (1 nouveau né / 700) et augmente avec l’âge maternel. La cause est une anomalie chromosomique qui porte sur la région distale du bras long du chromosome 21.
Le Syndrome de Williams-Buren
Les enfants présentant un syndrome de W-B ont le visage caractéristique de lutin, des sourcils à la diable, le nez plat, les lèvres épaisses, philtrum long, microcéphalie, pommettes plates, front bombé, fente palpébrale mongoloïde, microdontie, paupière épaisse. Le retard mental est plus prononcé dans le domaine visuo-spatial : dessins, écriture, architecture, constructions. Le langage est meilleur avec un bavardage et un bon contact. Un trouble de l’attention avec hyperactivité est souvent observé, de même que les troubles moteurs touchant la force, l’équilibre, la coordination et la planification motrice et des dysfonctions dans l’intégration sensorielle (hyperacousie) et une hyperréactivité émotionnelle. Ces enfants sont tantôt décrits comme solitaires, anxieux (avec des aspects obsessifs-compulsifs), irritables, coléreux, ou à l’inverse affectueux, trop confiants, trop amicaux. La prévalence est de 1/20 000 à 1/50 000, et la cause est l'anomalie du chromosome 7 avec délétion 7q11.2.
Le Syndrome de l’X fragile (ou X-fra)
Décrit en 1943 par Martin et Bell, est une affection liée au chromosome X. Sur le plan morphologique le visage est long et étroit, les oreilles proéminentes et longues, le pont nasal est large, mâchoires larges, macro-orchidie post pubertaire, hyperlaxité ligamentaire, cyphoscoliose, pli palmaire unique, pieds plats. Sur le plan comportemental : il existe une anxiété sociale, avec des signes d’autisme (évitement prononcé du regard), un retard de langage, une écholalie, une hypersensibilité aux stimuli sensoriels, notamment au toucher, des stéréotypies à type de battement de mains, des balancements et des automutilations à type de morsures de bras et mains,. 80 à 90% des troubles de l’attention avec hyperactivité sont relevés chez les garçons. La cause est une anomalie portant sur la région du bras long q27.3 du chromosome X.

Quelles prises en charge et quels types d’aménagements scolaires ?
Les prises en charge varient selon la sévérité du retard mental et des capacités d’autonomie dans la vie de tous les jours.
- Un suivi neuropédiatrique.
- Des prises en charge adaptées aux profils cognitifs et d’acquisitions en langage.
- Une pédagogie et une éducation adaptées soit en Institut Médico Educatif soit une scolarité adaptée de type CLIS.
- Le contact avec les associations :
www.enfantdifferent.org
unpeip.org

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