Le ralliement de la direction du Parti Socialiste et de Martine Aubry à l’idée d’une primaire ouverte lors de l’été 2009 fut à l’époque une réelle surprise. Sous la pression d’Arnaud Montebourg et surtout de Ségolène Royal, les socialistes français lancèrent le 1er octobre 2009 une consultation auprès des militants sur cette question. 70% d’entre eux validèrent le principe de primaires ouvertes.
Le 10 janvier 2011, Arnaud Montebourg, secrétaire national à la rénovation, présentait le calendrier du projet et des primaires décidé par le bureau national :
- 5 avril : élaboration du projet par le bureau national
- 9 avril : vote du conseil national sur le projet
- 19 mai : vote des militants sur le projet
- 28 mai : adoption définitive du projet en convention nationale.
- 28 juin : début du dépôt des candidatures
- 13 juillet : fin du dépôt des candidatures
- 9 octobre : premier tour des primaires
- 16 octobre : second tour des primaires
Créer la dynamique autour de primaires ouvertes !
Fidèle à ses engagements, Martine Aubry a rappelé en ce début mars que les primaires étaient le meilleur moyen de permettre “une formidable mobilisation des Français” autour du candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012. L’ idée des primaires ouvertes fait aujourd’hui peur dans les rangs de l’UMP. Le président de la fédération UMP de l’Hérault, Arnaud Julien, a saisi vendredi 21 janvier la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) sur la légalité des primaires.
Vers des primaires fermées ?
Mais c’est aujourd’hui au sein du Parti Socialiste que s’exprime la contestation la plus vive, contre le vote des militants. Reprenant curieusement à son compte la montée dans l’opinion de Marine Le Pen, Michel Vauzelle a lancé un appel pour renoncer aux primaires. Le site de l’appel ne permet pas toutefois d’accéder à la liste complète des 170000 signataires. L’objectif du président de la région PACA est, sans doute, d’amener à ce qu’un compromis s’établisse au sein du Parti Socialiste sur l’idée d’une primaire fermée, excluant ainsi le vote des sympathisants.
Respecter le vote militant et la parole donnée
Il est aujourd’hui impossible à la direction du Parti Socialiste de revenir sur le vote des militants et sur l’engagement à organiser des primaires ouvertes sans se discréditer définitivement aux yeux des militants, des sympathisants et de l’opinion. Compte tenu de la mauvaise image du Parti Socialiste révélée dans les dernières enquêtes d’opinion, la victoire de la gauche aux élections de 2012 est très largement conditionnée à l’organisation de primaires ouvertes aux sympathisants. Les annuler signerait l’arrêt de mort politique du Parti Socialiste et la défaite, à coup sûr, de la gauche aux élections présidentielles de 2012 ! La responsabilité du Parti Socialiste est d’aller jusqu’au bout de ce processus initié en 2009.
Crédit photos : L’hebdo politique, On se Buzz, Web-Libre.org






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