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MY SOUL TO TAKE de Wes Craven (2010)

Publié le 01 avril 2011 par Celine_diane
MY SOUL TO TAKE de Wes Craven (2010)
Que reste-t-il de Wes Craven, 17 ans après la naissance de son Freddy ? A vrai dire, plus grand-chose. Dans un genre qui n’a jamais été aussi prolifique qu’aujourd’hui, revisité par des jeunes cinéastes toutes nationalités confondues, Wes Craven apparaît davantage en papi de l’horreur, qu'en maître. Scotché à un schéma dont il ne semble vouloir se défaire, il rejette toute possibilités d’évolution, allant jusqu’à accoucher d’un quatrième volet de la franchise Scream, preuve supplémentaire de son manque d’imagination. Pourtant, son cinéma- cheap, aux relents de séries Z, un peu façonné à l’ancienne- n’est pas forcément à jeter à la poubelle. Comme en témoigne ce My Soul to take, sans date de sortie en salles, et qui va très certainement finir dans les fonds de tiroirs des Direct-to-video. Certes, le temps de La Colline a des yeux est clairement révolu, mais l’entreprise est louable, et surtout à louer, Craven devenant presque touchant dans sa résistance.
Scénariste, producteur et réalisateur, il revendique dans My Soul to Take le parfum des eigthies. Monté par un studio indépendant, il se destine aux inconditionnels des rayons de vidéo clubs, du nanar horrifique à mater entre potes, sorte de Stephen King du pauvre, version cinéma. Ses 7 jeunes, traqués par le fantôme d’un tueur schizophrène (rien que ça), contiennent toutes les obsessions du cinéaste : l’adolescence, le lycée, le mal. On y retrouve toutes ses figures habituelles : du principal du lycée au meilleur ami inquiétant, de la jeune vierge à conquérir au rigolo de la bande. Le film est une resucée peu inventive de son entière filmographie, aux motifs archi exploités avant, aujourd’hui, demain. En mieux. Néanmoins, le côté fragile de l’ensemble, cette innocence à vouloir à tout prix assumer sa nostalgie du passé- rendent My Soul to take franchement attachant, mi-ringard, mi-courageux. Sans autre ambition que le divertissement instantané. Point sur lequel, d’ailleurs, il n’y a rien à redire.
MY SOUL TO TAKE de Wes Craven (2010)

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