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Leclerc manie la pub avec brio, mais manque de sincérité

Publié le 01 février 2008 par Claire Romanet


C’est aujourd’hui que Michel-Edouard Leclerc met la menace lancée à grand renfort de campagne de pub il y a 15 jours à exécution : retirer de ses rayons 6 produits des marques la Vache qui rit, Ajax, Nivéa, Pulco et Brossard.
Raison officielle : la hausse des prix proposée par les industriels qui pourrait atteindre les 20,63%.
OK, ça fait beaucoup mais premièrement, le président de l'Institut de liaison et d'études des industries de consommation indique qu’il ne s’agissait que de propositions de tarifs. Deuxièmement, vue la hausse exponentielle des matières premières, notamment du lait, on ne voit pas comment la répercussion pourrait être évitée sur les produits finaux.
Raison officieuse, et c’est là qu’on peut convenir que ME Leclerc est très fort dans l’usage de la pub, les 6 produits incriminés sont de toute façon proches de la sortie des rayons, en raison de leur faible taux de vente. Ce qu’a confirmé le directeur général de L'Oréal, Jean-Paul Agon, la crème Nivéa étant de fait peu vendue. Pour rappel, il y a un fort turn-over dans les rayons, où les places sont chères au sens propre comme au figuré, ne serait-ce que pour faire de la place aux produits innovants.
En mettant au grand jour les négociations d’habitude internes qui concernent ces menaces de déférencement nommées « code 4 », il ne faut pas oublier que la centrale d’achat réputée la plus agressive et dure est… celle de Leclerc. Alors oui à la transparence mais non à la démagogie.

Sources : Le Monde, L'Expansion


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