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La Société Générale infiltrée par le Renseignement américain

Publié le 02 février 2008 par Bigmac
Quelques jours après les révélations sur le scandale de la SoGé, une plainte a été déposée à l’encontre d’un administrateur de la société, un certain Robert A. Day. Ce dernier est soupçonné de délit d’initiés pour avoir vendu pour environ 95 millions € d’actions Société Générale seulement quelques jours avant la chute du cours de l’entreprise. Mais qui est ce M.Day ?
Robert A. Day est américain, membre du Conseil d’Administration de la Société Générale, il est aussi Président d’une société de gestion américaine Trust Company of the West (TCW), que la banque française a racheté en 2001. M. Day est un riche homme d’affaires puisqu’il est la 297ème plus grande richesse aux Etats-Unis selon le magazine Forbes. L’homme a aussi de nombreuses relations avec le monde politique. Bien qu’étant un ami de l’ancien secrétaire d’Etat de Bill Clinton, Warren Christopher, il semble plus proche des Républicains et plus particulièrement de l’Administration Bush dont il a été un donateur pour les campagnes électorales de 2000 et 2004. Il était aussi sur la liste des invités au récent diner donné par la Maison Blanche en l’honneur du Président Sarkozy.
Mais le personnage devient vraiment intéressant lorsque l’on étudie ses liens avec le monde du Renseignement américain. Robert Day a été nommé au “President's Foreign Intelligence Advisory Board” fin 2001. Le PFIAB, créé sous Eisenhower en 1956, est rattaché directement au Président des Etats-Unis. Son rôle est de formuler des conseils au Président sur la qualité et l’adéquation des informations collectées, des analyses et des estimations en matière de contre-espionnage et de Renseignement. En d’autres termes, le PFIAB, composé de citoyens a priori neutres, a pour mission de donner un avis objectif sur l’efficacité des activités de renseignement effectuées par les services et leur adéquation avec les besoins de la nation. Les membres de ce Board ont accès à toutes les information utiles à leur mission et sont en contact permanent avec les différents services de Renseignements américains.
Comment se fait-il qu’un personnage parfaitement intégré dans le circuit bancaire et financier français et ayant accès aux informations les plus sensibles de la troisième banque française, soit directement lié aux services de renseignements américains, surtout quand l’on connaît la proximité des mondes politique et économico-financiers outre-Atlantique ? Les actionnaires de la banque ignorent-ils cette double casquette ? Quelles ont pu être les conséquences sur le fonctionnement de la Société Générale ?
Sources: Site de la Maison Blanche

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