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Impact social du changement climatique

Publié le 13 avril 2011 par Dedu

DeDu010.jpgToutes les analyse le montrent : les acteurs qui ont le moins de capacité à évoluer seront les plus impactés. Or, les populations "sociales", quelles que soient les opportunités qu'ouvriraient le changement climatique, sont les moins aptes par manque de moyens économiques. Ainsi, une fois de plus, elles pourraient être les plus impactées (négativement). Y compris dans les pays occidentaux.

En France, contrairement aux Etats-Unis, nous avons un certain niveau de conscience des enjeux sociaux locaux; il n'est donc pas possible de passer sous silence la réflexion nécessaire sur ce sujet. En particulier, plusieurs poins devraient être considérés :

  • La propriété foncière représente un risque pour les populations les plus fragiles. En effet, elles n'ont généralement pas les moyens de faire l'investissement nécessaire à l'entretien "lourd" du bâti. Cela se mesure notamment en matière de rénovation thermique, alors que cette démarche représente un atout pour réduire leur précarité énergétique.
  • Du fait d'une certaine précarité de l'emploi, ces populations sont aussi les plus mobiles. Dans les évolutions à venir, elles seront donc les plus sensibles aux évolutions des conditions de mobilité physique, dans le cadre des déplacements domicile-travail.
  • L'évolution du "pouvoir d'achat" est un des grands sujets politique de ces dernières années, notamment depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Les populations les plus fragiles sont, là encore, les plus dépendantes : les dépenses à caractère obligatoire représentent la très forte majorité de leurs dépenses. Une modification de leurs comportements, pour des achats plus durables, est particulièrement complexe à mettre en oeuvre.

Dans ce contexte de vulnérabilité accrue des populations "sociales", il apparaît important de disposer d'un panel d'actions adaptées à leurs caractéristiques.

Pour aller plus loin

Voici quelques pistes de travail qui pourraient être abordées :

  • La mise en place d'un système de micro-crédit pour faciliter l'investissement dans des équipements plus performants en terme de consommation énergétique et de durée de vie,
  • L'augmentation notable de l'éco-taxe pour valoriser non seulement le coût de recyclage, mais aussi la consommation de ressources naturelles (par opposition à des produits recyclés), et parallèlement, une climato-taxe qui prenne en compte l'impact de la production du produit par rapport à la disposnibilité de certaines ressources soumise à évolution dans le cadre du changement climatique,
  • La formation des population pour mieux comprendre les enjeux du changement climatique, son fonctionnement et l'impact des activités et des modes de consommation.

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