Quels sont les impacts des dépenses de l’Etat sur l’économie américaine ? La réponse en musique :
INTRO: John Maynard Keynes. F. A. Hayek Round Two. Round 2.0 Same economists. Same beliefs. New microphones. New Mustaches. Let’s go. Let’s go. Let’s go.
John Maynard Keynes. F.A. Hayek, deuxième round. Round 2.0, même économistes, mêmes points de vue. Nouveau microphones, nouvelles moustaches, en avant.
KEYNES: Here we are. Peace out. Great Recession. Thanks to ME. As you see. We’re not in a depression. Recovery. Destiny. If you follow my lesson. More Keynes. Here I come. Line up for the procession.
Nous y voilà, paix pour tous. Grande récession. Grâce à moi, comme vous voyez, nous ne sommes pas en dépression. Rétablissement et destinée, si vous suivez ma leçon. Plus de Keynes, me voilà. En rang pour la procession.
HAYEK: We brought out the shovels and we’re still in a ditch. And still digging. Don’t you think it’s time for a switch from that hair of the dog. Friend the party is over, the long run is here, it’s time to get sober.
Nous avons apporté les pelles et nous sommes toujours dans le fossé, et nous creusons toujours. Ne pensez-vous pas qu’il est temps de changer de paradigme ? Les amis, la fête est finie, la route sera longue, il est temps d’être sobre.
KEYNES: Are you kidding? My cure works perfectly fine. Have a look. The recession ended in ’09. I deserve credit. Things would have been worse. All the estimates prove it. I’ll go chapter and verse.
Vous plaisantez ? Mon programme de guérison fonctionne à merveille. Regardez. La récession a pris fin en 2009. Je mérite des acclamations. Les choses auraient été pire, toutes les estimations le prouvent. J’écris le chapitre et le verset.
HAYEK: Econometricians, they’re ever too pious. Are they doing real science or confirming their bias? Their Keynesian models are tidy and neat. But that top down approach is a fatal conceit.
Les économétriciens, ils sont toujours trop pieux. Font-ils vraiment de la science ou cherchent-ils à justifier leurs erreurs ? Leur modèles keynésiens sont propres et soignés. Mais cette approche du haut vers le bas est d’une vanité fatale.
KEYNES: We could have done better if we’d only spent more. Too bad that only happens when there’s a world war. You can carp all you want about stats and regression. Do you deny that world war cut short the Depression?
Nous aurions pu faire mieux si nous avions dépensé plus. Dommage que cela ne se produise qu’en cas de guerre mondiale. Vous pouvez critiquer tout ce que vous voulez concernant les statistiques et la régression. Niez-vous que la guerre mondiale à couper court à la dépression ?
HAYEK: Wow. One data point and you’re jumping for joy. The last time I checked wars only destroy. There was no multiplier. Consumption just shank as we used scarce resources for every new tank. Pretty perverse to call that prosperity. Ration meat. Ration butter. A life of austerity. When that war spending ended, your friends cried disaster. Yet the economy thrived and grew faster.
Wow. Un point de données et vous sautez de joie. La dernière fois que j’ai vérifié, les guerres ne faisaient que détruire. Il n’y avait pas de multiplicateur. La Consommation a chuté alors que nous avons utilisé les ressources limitées pour chaque nouveau réservoir. Assez pervers d’appeler cela de la prospérité. Ration de viande. Ration de beurre. Une vie d’austérité. Lorsque que les dépenses de la guerre ont pris fin, vos amis ont crié à la catastrophe. Pourtant, l’économie a prospéré et a crû plus rapidement.
KEYNES: You too only see what you want to see. The spending on war clearly goosed GDP. Unemployment was over, almost down to zero. That’s why I’M the master. That’s why I’M the hero.
Vous aussi, vous ne voyez que ce que vous avez envie de voir. Les dépenses de guerre ont clairement tiré le PIB. Le chômage était terminé, presque proche de zéro. C’est pourquoi JE suis le maître, c’est pourquoi JE suis le héros.
HAYEK: Creating employment is a straight forward craft when the nation’s at war and there’s a draft. If every worker were staffed in the army and fleet we’d have full employment and nothing to eat.
Créer de l’emploi est une mécanique bien huilé lorsque la nation est en guerre et qu’il y a un projet. Si tous les travailleurs étaient recrutés et nourris dans l’armée, nous aurions le plein emploi et rien à manger.
HAYEK: Jobs are a means, not the end in themselves. People work to live better, to put food on the shelves. Real growth means production of what people demand. That’s entrepreneurship, not your central plan.
Les emplois sont un moyen, pas une fin en soi. Les gens travaillent pour vivre mieux, pour mettre de la nourriture dans leurs assiettes. La croissance réelle signifie produire ce que demandent les gens. C’est ce qu’on appelle l’entreprenariat, et non votre plan central.
KEYNES: My solution is simple and easy to handle. It’s spending that matters. Why’s that such a scandal. Money sloshes through the pipes and the sluices. Revitalizing the economy’s juices. It’s just like an engine that’s stalled and gone dark. To bring it to life we need a quick spark. Spending the life blood that gets the flow going. Were it goes doesn’t matter. Just Get Spending Flowing.
Ma solution est simple et facile à gérer. Ce sont les dépenses qui comptent. Où est le scandale ? La monnaie circule dans les tuyaux et les vannes. Revitalisons le jus de l’économie. C’est comme un moteur qui a calé et qui est devenu noir. Pour lui redonner vie, il nous faut une étincelle rapide. Dépensons du sang de la vie qui reçoit le flux en cours. Là où va l’argent n’a pas d’importance. Juste garder les dépenses ouvertes.
HAYEK: You see slack in some sectors as a general glut. But some sectors are health only some in a rut. So spending’s not free, that’s the heart of the matter. Too much is wasted as cronies get fatter. The economy’s not a car. There’s no engine to stall. No experts can fix it. There’s no “it” at all. The economy is us. Put away your wrenches, the economy is organic.
Vous voyez la stagnation dans certains secteurs comme un excès générale. Mais certains secteurs sont en pleine santé et seuls quelques uns sont dans l’ornière. Ainsi, les dépenses ne sont pas libres, c’est le coeur de la question. Trop de dépenses entraîne des gaspillages qui engraissent les amis. L’économie n’est pas une voiture. Il n’y a pas de moteur en panne. Aucun expert ne peut le corriger. Il n’y a pas de “elle” du tout. L’économie, c’est nous. Rangez vos clés, l’économie est organique.
KEYNES: So what would YOU do to help those unemployed? This is the question you seem to avoid. When we’re in a mess, would you have us just wait, doing nothing until markets equilibrate?
Alors, qu’auriez VOUS fait pour aider les chômeurs? C’est la question que vous semblez éviter. Quand nous sommes dans le pétrin, auriez-vous attendu, en ne faisant rien, que les marchés s’équilibrent ?
HAYEK: I don’t wanna do nothing, there’s plenty to do. The question I ponder is who plans for whom. Do I plan for myself or I leave it to you. I want plans by the many, not by the few. Let’s not repeat what created our troubles. I want real growth not a series of bubbles. Stop bailing out losers, let prices work. If we don’t try to steer them they won’t go berserk.
Je ne veux pas ne rien faire, il y a beaucoup à faire. La question que je pose c’est qui fait des plans pour qui. Est-ce que je fais des plans pour moi ou est-ce que je m’en remets à vous ? Je veux des plans par la multitude, non pour quelques-uns. Il ne faut pas répéter ce qui a créé nos problèmes. Je veux une croissance réelle et non une série de bulles. Arrêtons de renflouer les perdants, laissons agir les prix. Si nous n’essayons pas de les diriger, ils ne tomberont pas dans la folie
KEYNES: Come on are you kidding? Don’t Wall Street gyrations challenge the world view of self regulation? Even you must admit that lesson we’ve learned is more oversight is needed or else we’ll get burned.
Allons, vous plaisantez ? Les circonvolutions de Wall Street ne contestent-elles pas la vision mondiale de l’autorégulation ? Même vous devez admettre que la leçon que nous avons appris c’est que plus de contrôle est nécessaire, sinon nous allons tous brûler.
HAYEK: Oversight? The government’s long been in bed with those Wall Street execs and the firms that they’ve bled. Capitalism is about profit and loss. You bail out the losers there is no end to the cost. The lesson I’ve learned is how little we know. The world is complex, not some circular flow. The economy is not a class you master in college, to think otherwise is the pretense of knowledge.
Du contrôle ? Le gouvernement a longtemps fait son lit avec ces excès de Wall Street et les entreprises qu’ils ont saigné. Le capitalisme concerne des profits et des pertes. Vous renflouer les perdants, les coûts seront sans fin. La leçon que j’ai apprise, c’est que nous en savons très peu. Le monde est complexe, ce n’est pas un flux circulaire. L’économie n’est pas une classe que vous maîtrisez au collège, le penser serait présomptueux.
KEYNES: You’ve been on your high horse and you are off to the the races. I look at the world on a case-by-case basis. When people are suffering I roll up my sleeves and do what I can to cure our disease. The future’s uncertain, our outlooks are frail. That’s why markets are so prone to fail. In a volatile world we need more discretion so state intervention can counter depression.
Vous êtes monté sur vos grands chevaux et vous êtes hors de la course. Je regarde le monde au cas par cas. Quand les gens souffrent, je me retrousse les manches et je fais ce que je peux pour guérir nos maladies. L’avenir incertain, nos perspectives sont fragiles. C’est pourquoi les marchés sont prédisposés à l’échec. Dans un monde volatil nous avons besoin de plus de vigilance et l’intervention de l’Etat peut enrayer la dépression.
HAYEK: People aren’t chess men you move on a board at your whim, their dreams and desires ignored. With political incentives, discretion’s a joke. Those dials are twisting – just mirrors and smoke. We need stable rules and real market prices so prosperity emerges and cuts short the crisis. Give us a chance so we can discover the most valuable ways to serve one another.
Les gens ne sont pas des pièces d’échecs que vous déplacez sur une carte à votre gré. Leurs rêves et leurs désirs, vous les ignorez. Avec des incitations politiques, la vigilance est une blague. Ces cadrans sont faussés - de simples miroirs et de la fumée. Nous avons besoin de règles stables et les prix du marché réel pour que la prospérité émerge et coupe court à la crise. Donnez-nous une chance et nous découvrirons les moyens les plus précieux afin de servir les autres.
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Librement vôtre est membre du réseau LHC





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