Médicaments, produits de
cosmétiques, produits industriels à tester versus animaux utilisées comme substitut d'êtres humains .. chiens, chats, singes, souris, rats, lapins, moutons, porcs, animaux trop
souvent «produits».
Un animal meurt dans un laboratoire aux Etats-Unis à chaque seconde, au Japon toutes les deux secondes et au Royaume-Uni toutes les douze secondes.Le préféré des
non-rongeurs est un chien , le "winner" est le beagle. Pourquoi ? Il est très docile , également très sociables et aime la compagnie des humains, a le poil court
;(
Dans un esprit compassionnel et respectueux , Russel et Burch formulèrent en 1952 ,un ensemble de
recommandations concernant les moyens à mettre en œuvre pour réduire l'utilisation des animaux : la règle des "3 R : Remplacer, Réduire et Raffiner "(1). Toutefois, 7% des expérimentations restent
douloureuses pour les animaux...
En 1989, la Société Scandinave de Toxicologie Cellulaire a organisé une importante étude internationale sur les méthodes alternatives. L’étude nommée " Essai multicentrique sur la Cytotoxicité In Vitro" MEIC impliquait des laboratoires dans différents pays. Elle consistait à tester 50 substances sélectionnées par le Centre Suédois d'Information sur les Poisons dont la toxicité était avérée.
Lorsque le projet pris fin
en 1996, 59 laboratoires du monde entier fournirent leurs résultats. Les conclusions en ont été que les tests de culture de cellules humaines étaient plus précis que les tests chez les
animaux. Le Dr Bjorn Ekwall, directeur du projet, avait déclaré alors que les systèmes de culture de cellules peuvent être encore améliorés. En 2003, avec EDIT , il visait à développer et publier
un ensemble de 6 tests in vitro capables de prévoir la toxicité chez les humains avec une précision de 90%. EDIT a également développé une batterie de tests permettant de prévoir la toxicité
à long terme.
Savez-vous ce qu'est le DL 50 ? La dose létale 50 ou DL50
(LD50 pour
Lethal Dose 50) ou
CL50 (concentration létale 50) est un indicateur quantitatif de la toxicité d'une substance ou aux
irradiations. C'est J.W.Trevan qui en 1927 qui eut l'idée d'utiliser la mort comme «réponse» pour évaluer les produits chimiques pouvant être toxiques pour l'organisme à différents niveau (rein,
foie..) . Cet indicateur mesure la dose de substance causant la mort de 50% d'une population animale donnée dans des conditions d'expérimentation précises (application de la courbe de Gauss).
Elle s'exprime en milligrammes de matière active par kilogramme d'animal. Plus ce chiffre est petit, plus
la substance est toxique. Cette dose n'est valable que pour une espèce précise (le plus souvent le rat) et
un mode d'introduction précis dans l'organisme (ingestion, inhalation, application cutanée).
Le Dr Bjorn Ekwall (1940-2000)(3) a développé un test sans cruauté pour remplacer le DL50 et qui a un bien meilleur taux de précision - 77%!- en utilisant des dons de tissus humains, plutôt que des animaux vivants. Les cultures de cellules humaines présentent en outre plusieurs avantages pour prévoir la toxicité:
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Elles sont humaines.. car de toutes évidences, nous ne sommes pas de souris de 50 kgs ou plus , ni des lémuriens , ni même des singes , n'en déplaisent à quelques uns ;)
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Elles peuvent être prélevées à partir d’un tissu (peau, foie, ...) susceptible d’être affecté par une substance particulière.
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Elles permettent au chercheur d’étudier comment une substance endommage les cellules et de savoir pourquoi elle est toxique.
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Elles permettent d’éviter de faire souffrir et de tuer des animaux
Les tissus humains sont de plus en plus disponibles aux Etats-Unis et en Europe, un peu moins en Australie. Certaines entreprises commercialisent des cellules de tissus normaux et
cancéreux. Comme l’American Type Culture Collection (organisme à but non lucratif crée en1925)
qui dispose de plus de 2300 lignées cellulaires humaines et animales. Des entreprises comme Clonetics vendent des cultures de cellules humaines dérivées de peau, système
cardiovasculaire, cerveau, système respiratoire, reins et muscles. Les chercheurs peuvent récol
ter leur propre tissu humain: sang chez des volontaires ou la peau issue de la chirurgie esthétique. Cependant, pour d’autres tissus, une banque de tissus est préférable.
Aux Etats-Unis, le National Disease Research Interchange à Philadelphie collecte les tissus retirés pendant des interventions chirurgicales ou chez des donneurs puis les distribue aux
chercheurs . NDRI offre même un catalogue en ligne des échantillons biologiques. Au Royaume-Uni, l’Université de Leicester utilise les organes qui ne sont pas compatibles pour les
transplantations et qui seraient donc détruits.
La Fondation suisse 3R oeuvre en soutenant des projets qui ont permis de diminuer considérablement le nombre d'expériences sur animaux en Suisse, ainsi que d'adapter les méthodes existantes ou d'en développer de nouvelles. .
Les tests cellulaires, la toxicogénomique ou la bio-informatique sont des procédés plus rapides, moins coûteux et beaucoup plus fiables pour l’homme. Deux anciens du CNRS , Jean-François Tocanne, biophysicien et Christophe Furger, chercheur en biologie cellulaire, ont mis au point,à la demande de Pro Anima (présidée par le professeur Monod jusqu'à son décès), le programme Valitox qui permet de déceler l’éventuelle toxicité d’une substance. Qu'est ce que Valitox , en deux mots? Des rayons lumineux ciblent des cellules humaines par la technique de fluorescence(2) . Après quelques manipulations, seules les cellules menacées réagissent en réfléchissant la lumière alors que les cellules saines l’absorbent. Simple ,non ? La fiabilité de Valitox est de 82% contre seulement 65% pour les tests souris et 61% pour les tests rats (les tests sur animaux étant la référence absolue).
Valitox doit
être applicable dans le projet REACH ( règlement sur l'enregistrement, l'évaluation, l'autorisation et les restrictions des substances chimiques, entré en vigueur le
1er juin 2007, REACH rationalise et améliore l'ancien cadre règlementaire de l'Union européenne sur les produits chimiques) qui prévoit de tester 145 000 substances chimiques déjà
présentes dans les produits de consommation courante. Si l’objet de ce programme est louable et indispensable, 54 millions d’animaux pourraient être sacrifiés pour la mise en œuvre du règlement
européen REACH !
Depuis 2009, les tests sur animaux ne sont plus autorisés en Europe, et en 2013, même les produits testés à l'étranger seront interdits à la vente dans l'EU.. Plébiscitons les marques cruelty free bien reconnaissables. Un petit pas dans le bon sens..
J'ai choisi de ne pas joindre de photos d'animaux mutilés par ces tests.. trop cruels même à regarder. Pour en savoir plus sur les tests - One voice Sources:(1) la loi des 3R article du Dr. N. ZSÜRGER, Ph.D. -(2) Procédé - (3) Dr Bjorn Ekwall - CCSCT Canada - NDRI- Novaleads




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