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Penser et réfléchir

Par Bgn9000

Souvent confondus, menant à des incompréhensions du style « la science ne pense pas », cette note ne doit pas rentrer dans la polémique ambiante, mais proposer des pistes de réflexion au pied levé, dans le train, sans références bibliographiques.
Penser et réfléchir sont des actes mentaux que nous faisons tous. Quand je réfléchis, je suis en train de résoudre une question que je me pose : Soit retrouver une information dans ma mémoire, soit de trouver une solution à un problème, soit de classifier certaines choses comme des tâches dans un agenda ou une liste des priorités. Réfléchir est a priori une démarche hautement active, mais notre cerveau est ainsi fait qu’il semble continuer en tâche de fond. Il arrive même que nous nous soyons réveillés en pleine nuit par cette activité quand elle est associée à de l’angoisse. D’ailleurs quand j’écris dans le train le matin puis au retour le soir, des idées surgissent mieux que si j’avais passé la nuit ou la journée sur une note.
Penser est aussi un acte, mais cette activité est moins cognitive. Elle participe du fonctionnement normal du cerveau. En un mot, tout le monde pense. D’ailleurs tout le monde est aussi capable de réflexion. Maintenant, il existe différentes qualités de pensées et de réflexions. Souvent appelées méthodologies selon une vision anglo-saxonne, je préfère parler d’expérience et surtout d’apprentissage permettant soit de guider une tournure d’esprit naturelle soit de construire et parfois de déconstruire au besoin. La pensée scientifique et la pensée philosophique, même si des passerelles existent, sont deux cheminements différents. Le scientifique et le philosophe pensent. Ils réfléchissent aussi beaucoup même si je serais tenté de dire que le scientifique consacre plus ses capacités intellectuelles à la réflexion qu’à la pensée qui aboutit généralement à un murissement du projet d’études tandis que la réflexion a une portée plus immédiate, qui ne manque pas d’impacts sur notre avenir, un résultat court termites. C’est à cause de cette tendance que des philosophes comme Heidegger ont critiqué très sévèrement la Science, alors que c’est une certaine science qui était en cause, comme Luc Ferry qui critique très justement une philosophie très utilitariste, très spécifique, très morcelée.
Pour revenir à notre sujet, disons que le joueur d’échec réfléchit et qu’il a guère de temps à consacrer à penser. Si on ne veut pas ressembler à cet individu rivait sur ses 64 cases, alors prenons le temps de penser et mettons un peu de côté nos réflexions.

10 mai 2011

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