Libération, 13 juin 2011
(…) Stress habituel d’un défilé de mode sauf que cette fois, il se déroule à la maison d’arrêt des femmes de Fleury-Mérogis.
En collaboration avec l’Arac (Association de recherche d’animations culturelles) et le Spip (Service pénitentiaire d’insertion et de probation), la MAF et Sakina M’sa ont retenu une trentaine de détenues parmi les 70 volontaires : «On a choisi en priorité les longues peines, résume Saty Tall, du service culturel du Spip, les détenues les plus isolées, celles qui participent le moins aux activités.»
Une détenue présente le défilé : «Nous vous avons préparé un évènement avec des mannequins « castés » aux quatre coins de la planète par la police et nos agents. Les diamantaires ont bien voulu leur prêter leurs bijoux. Ils sont en lieu sûr, bien gardés par nos braqueuses chevronnées.»
Le public explosait de joie à chaque apparition de leur copine coiffée et maquillée. Même les surveillantes ont frémi : «Elles m’ont donné la chair de poule. Elles étaient jolies, valorisées», dit Marc-Marie Désir, lieutenant pénitentiaire.


Ajouter un commentaire