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Sidekicks

Publié le 22 juin 2011 par Olivier Walmacq

Sidekicks

genre: action 
année: 1992
durée: 1h35

l'histoire: Pour échapper à l'ennui quotidien, Barry Grabrewsky, jeune adolescent, s'évade dans le rêve, où il ne vit que pour son idole favorite, Chuck Norris.

la critique d'Alice In Oliver:

Il existe des pathologies chroniques irréversibles, par exemple le diabète. Dans son genre, Barry Grabrewsky (Jonathan Brandis) est un cas.
Il est asthmatique, n'a pas confiance en lui et il est la risée de ses camarades de classe. Mais plus grave encore, il est fan de Chuck Norris.
Voilà qui condamne notre jeune adolescent fragile à un avenir sans issue. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard, après Sidekicks, on n'entendra plus jamais parler de Jonathan Brandis. Alors, qu'est-ce qu'on dit ? Merci Chuck Norris !

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En vérité, le sujet de Sidekicks n'a rien de nouveau puisqu'il pompe allègrement le premier Karaté Kid. Encore une fois, on retrouve un adolescent rossé par ses camarades, un maître chinois et un grand méchant idiot.
Toutefois, Sidekicks se démarque de Karaté Kid grâce à la présence de Chuck Norris. Notre guerrier barbu intervient dans les rêves de Barry, notamment à travers quelques extraits de films pompeux et honteux (au hasard, on reconnaîtra Portés Disparus).

Sidekicks est réalisé par Aaron Norris, le frère de Chuck, visiblement fan de l'acteur mais aussi de ses propres films !
Ici, tout est réuni pour un festival d'éloges envers le futur Texas Ranger. C'est bien connu: Chuck Norris est un combattant hors pair, mais aussi un homme intègre, génial, doué et intelligent.
Vous l'aurez compris: Sidekicks ne brille pas vraiment par sa modestie, loin de là !

sidekicks

Mais paradoxalement, c'est aussi cela qui fait le charme nanardeux et honteux de Sidekicks. A cela, rajoutez quelques séquences fantaisistes de western et de fantastique, une intrigue archi-prévisible (Attention, révélation ! Notre jeune ado fragile deviendra un guerrier accompli grâce aux conseils de Chuck. Comme c'est original...), un film moralisateur ("pour s'en sortir dans la vie, il faut travailler dur"), un Chuck Norris qui cabotine à merveille, et vous obtenez Sidekicks !
Certes, Barry est atteint du syndrome "je suis fan de Chuck Norris", une pathologie grave et irréversible. Mais que notre jeune ado se rassure, son cas n'est pas si désespéré: d'autres personnes que lui sont fans du cinéma de Michael Bay et de Roland Emmerich.

Note: 0/20
Note nanardeuse: 16/20


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