Magazine Culture

Endettement et pauvreté au Canada

Publié le 24 juin 2011 par Vodkapommemagazine

Il y a quelques temps, l’Institut Fraser publiait une étude plutôt discriminatoire, appauvrie d’un manque de connaissances certaines à l’égard des immigrés, travailleurs temporaires, sur le territoire canadien. En effet, selon cet institut, la condition des immigrés s’avérerait trop expansive pour l’état. En réponse à cette aberration acerbe, j’ai rappelé dans un article que l’Institut Fraser ne pouvait faire reposer leur jugement sur de simples chiffres salariales. Ne prenant pas en compte tout un style de vie propre à chacun, leader d’une réalité financière. Après étude, il semblerait qu’un nombre conséquent de canadiens ne vit pas modérément, surfant alors sur la limite financière de leurs moyens. De plus, et d’un autre côté, selon Statistiques Canada «La pauvreté progresse.»

Endettement et pauvreté au Canada
Insouciance financière

L’insouciance des canadiens dans leur rapport à l’argent, et plus précisément dans leur relation avec leur budget, inquiète considérablement la Banque du Canada. En effet, Statistique Canada a enregistré une progression plus rapide de l’endettement des ménages, contrairement à leur revenu qui ne croît que faiblement. Il est question respectivement d’une augmentation de 1,3% pour 0,7%. De plus, selon la Banque de Montréal, une partie des citoyens ne font aucun budget, quand plus de la moitié de la population (52%) font une infidélité à celui-ci. L’endettement progresse. Les dépenses coulent à flot. Et les revenus n’augmentant que très légèrement, ne suffisent plus à colmater la brèche. Dans un même souffle patibulaire, Statistique Canada dénonce également une pauvreté en pleine croissance.

Ces révélations basées sur des études approfondies, percent à jour la relation des canadiens avec leurs finances. Du salaire aux dépenses. Du comportement compulsif des consommateurs à l’endettement. Les conséquences? Des crédits à la consommation difficilement remboursés. Des frais s’accumulant. Des impayés. Et un besoin alors compréhensif de puiser dans les ressources financières des aides sociales. Fournies par l’état. Certes, ces personnes enlisées dans des dépenses démesurées font marcher l’économie, piégés au cœur d’une véritable société de consommation. Mais à quel prix?

Endettement et pauvreté au Canada

L’Institut Fraser définitivement hors contexte


Aujourd’hui, je défie donc ces mesdames et messieurs de l’Institut Fraser de réitérer leurs accusations véritablement infondées, à l’encontre des immigrés. Plus précisément, envers les travailleurs temporaires qui arpentent  les rues du Canada, porte-monnaie ouvert à des fins de survie. Impôts. Médecins. Loyers. Épicerie. Vie quotidienne, et surtout permis de travail légal onéreux. Quand l’immigré n’a plus de dollars dans le fond de sa poche, il peut difficilement aller plus loin. Quand un citoyen canadien en arrive au même point, il garde à sa portée de multiples solutions pouvant le sortir du puits. Le but n’est pas de juger le canadien au profit de l’immigré. Le but est de réaffirmer sur des preuves tangibles, que ce ne sont pas forcément les immigrés qui creusent les caisses de l’état. Le mot de la fin reviendra à Maxime Bergeron, journaliste à La presse, «L’endettement des ménages constitue le plus grand risque interne pour l’économie canadienne.»

Endettement et pauvreté au Canada

À lire La presse canadienne

Endettement et pauvreté au Canada is a post from: Vodka Pomme Magazine


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Vodkapommemagazine 307 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte