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La fête de fin d'année

Publié le 26 juin 2011 par Alexandra33400

Tu l'attends depuis des semaines. Et tu ne vas pas être déçue.

Une fête de fin d'année, ça se prépare à l'avance forcément; et la maîtresse d'école du nain a vu les choses en grand. Une musique de djeun's, un truc qui bouge entre rap et dance floor, je ne sais pas si tu situes le truc, mais en principe ca déchire.

Sauf que.

Tu en as toujour un qui pleure et refuse de monter sur scène et forcément (roulement de tambours)...c'est le tien. Aïe. Tu avais invité toute la famille, même la vieille Tata Simone que t'aimes pas trop, juste pour lui montrer justement combien le nain assurait (égo, quand tu nous tiens...)

Du coup, la tata en question ne se gêne pas pour te lancer des p'tites piques : "bah alors, c'est quand qu'il entre en scène, ton gosse ?"

Donc, tout commençait bien.

Heureusement, la maîtresse est habituée à ce genre de situations et délicatement (j'ai bien dit "délicatement" car on ne force pas un enfant à faire un truc dont il n'a pas envie n'est-ce pas?), elle le convainc d'aller effectuer sa prestation.

Il était moins une.

Et devine quoi ? Au moment où entre en scène la classe du nain, t'as (évidemment) le père de famille d'un mètre quatre-vingt douze qui joue des coudes, limite te pousse, pour passer devant tout le monde et immortaliser le spectacle.

Et tata Simone revient à la charge : "ah tiens, il est là, ton gosse, c'est quoi cette tenue ?" (oui, parce que rappeur oblige, le nain a sa casquette à l'envers, une grosse bagouze en toc et un pantalon trois fois trop large; en même temps, il allait pas se pavaner en tutu...)

Tu fais face à un dilemne : qui du père ou de la tata vas-tu engueuler en premier ? Suspense.

Tu commences par Simone pas vrai ? Forcément, avec son mètre quarante-cinq et ses fringues d'avant guerre, elle fait nettement moins peur que le balèze du premier rang.

Une fois son caquet rabattu, face à la prise de vue du spectacle. Toi aussi tu joues des coudes. Evidemment, ça ronchonne pour te laisser passer, mais pas question de renoncer.

Camescope en main, tu t'avances, puis t'accroupis pour ne gêner personne.

Pile dans les temps, la classe de ton fils entame sa chorégraphie sur un rythme endiablé. Enfin presque. Tu filmes à fond, essayant de trouver où est ton nain, qui bien sûr, est allé se planquer au fond, forcément.

Il ne pleure plus, mais n'est pas très à l'aise; de ton côté, tu pries pour que son pantalon extra large ne tombe pas, honte assurée jusqu'à l'année prochaine sinon.

Et puis finalement, il prend de l'assurance et vient même rapper tout devant, tu zoomes, zoomes, pour ne rien rater.

3 minutes se sont passées et la chorégraphie prend fin.

Tu  es très fière du nain et te dépêches d'aller recueillir les impressions de ta famille, qui est très impressionnée (sauf Tata Simone, forcément).

Une fois le spectacle terminé, tu attrapes ton camescope pour remontrer la prestation du fiston, en mode maman fière.

Sauf que va te cacher, de suite. Tellement émue, tu as trop zoomé et ce ne sont que des pieds qui défilent sur les images, des pieds pas très coordonnées en plus, ça donne un petit côté moche (mais très avant-gardiste).

Allez, pour l'année prochaine, demande au mâle de filmer (et n'invite pas Tata Simone).

Si toi aussi tu as connu des spectacles de ce style où y'a toujours un sans-gêne pour passer devant tout le monde, viens le dire. Isa, Frédérique et Christelle, ce sujet vous est entièrement dédié.


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