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Le chat du rabbin de Joann Sfar et Antoine Delesvaux

Publié le 02 juillet 2011 par Catherine93

Beau conte mordoré et chaleureux qui est un appel à la fraternité, à la tolérance entre les religions. Les bornés religieux, les intégristes de tout bord en prennent pour leur grade. On est émue quand on assiste aux déboires du rabbin parti en Citroën en quête de la Jérusalem des Falashas, ces Juifs noirs d'Ethiopie descendant du roi Salomon et de la reine de Saba. Le chat du rabbin philosophe après avoir mangé tout cru un perroquet bavard. Comme le dit son créateur, c’est un chat «voltairien.» Pas de niaiserie dans les relations entre croyants monothéistes mais une vraie force humaniste notamment lorsqu’un pope expédie de façon rocambolesque, pour le sauver des pogroms, un peintre juif d’origine russe qui atterri dans une malle pleine de livres.Tintin apparaît comme un personnage infatué de sa personne, crétin au possible. Tout est onctueux comme le miel : les relations entre le rabbin Sfar et son cousin le cheik Mohamed Sfar, fou de silence et de musique, les baisers entre le peintre et sa dulcinée, les voix des personnages. Le graphisme est beau sauf lorsque l’artiste et son épouse arrivent dans la Jérusalem mythique. Tout est démesuré, massif, voire laid et le couple amoureux en devient presque méconnaissable.

C’est tout de même un peu long, parfois. A mettre entre toutes les mains.

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