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« Une vie française »

Publié le 07 septembre 2011 par Lana

Une vie française

Un téléfilm de Jean-pierre Sinapi avec Jacques Gamblin (France) Genre : Telefilm, Drame – Duree : 100 mn   Année de production : 2010 Diffusé sur France 2 le 14 septembre à 20h35   Paul Blick, photographe, de retour après un long voyage, a le choc de découvrir que sa fille a été internée. Parviendra-t-il à la sauver en lui parlant de son passé, de sa jeunesse, et en lui révélant des secrets de famille qu’elle ne soupçonne pas ?   Le livre de Jean-paul Dubois nous fait voyager dans l’histoire française contemporaine, de la fin des années 60 à nos jours. Cet ouvrage, à la qualité littéraire saluée par la critique et qui a rencontré un très large public, est une sorte de bilan teinté de nostalgie de notre passé collectif pendant ces cinquante dernières années. Une vie faite de moments de bonheur mais aussi de détresse. Ce qui m’a le plus touché dans l’histoire intime des personnages, c’est l’amour que porte un père à sa fille schizophrène. C’est le sujet du dernier chapitre du roman. Et c’est à la lumière de ces dernières pages que nous avons décidé, Jean-Pierre Sinapi et moi-même, de revisiter librement le livre pour en faire l’adaptation.
L’axe dramaturgique de ce téléfilm est le suivant : Paul Blick, 50 ans, se sent responsable de la maladie de sa fille Marie qui, à 20 ans, vient de basculer dans la schizophrénie. Persuadé que les racines du mal se cachent dans son passé, Paul se livre pour la première fois à sa fille, avec le secret espoir de la ramener vers la vie.
Les thèmes développés à partir de cette trame font d’Une vie française une véritable épopée psychologique. Il y a l’amour fraternel, d’abord, qui lie Paul, le personnage principal, à son frère Vincent, lequel meurt en pleine jeunesse. Un traumatisme fondateur dans la vie d’un homme. Puis l’engagement politique. Ou plutôt le désengagement politique, devrais-je dire ! Un thème on ne peut plus actuel. Et qui, ici, se complexifie : peut-on, par amour, trahir ses idéaux ? Au moment de leur rencontre, Paul, né dans un milieu ouvrier, est sincèrement épris de la belle Anna, issue de la grande bourgeoisie provinciale. Mais cette histoire d’amour éloigne le jeune homme de son engagement politique, lui le porte-parole des maos, mouvement gauchiste extrémiste des années 70.
Quelques années plus tard, il connaît un succès fulgurant en publiant un livre de photographies. S’il profite pleinement des facilités qu’apporte l’argent, Paul n’accepte pas pour autant son nouveau statut social. Il le vit intimement comme une trahison de ses origines et de ses convictions de jeunesse. Il se laisse alors aller à une irrépressible oisiveté qui finit par désagréger sa vie de couple. Reniements, désengagement radical, culpabilité liée à la mort de son frère… Paul se croit responsable de la maladie de sa fille. Comme si l’enfant était le réceptacle innocent des défaillances et des renoncements du père. Un jugement qui lui permet de ne pas affronter une réalité tragiquement simple : la schizophrénie de Marie. Une réalité qu’il doit affronter et accepter après avoir com- pris que tout raconter à sa fille n’avait rien changé.
Pour moi, c’est à ce moment là que Paul redevient un homme engagé. Si avant il se battait pour changer le monde, aujourd’hui, en père aimant, attentif et responsable, il se bat pour que sa fille ne quitte pas le monde des vivants. Jean-marc Culiersi   http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/une-vie-francaise,181439-note-91111  
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