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Mouton Rothschild et Latour 2001 sur un filet de boeuf et râpé de truffe

Publié le 05 janvier 2012 par Daniel Sériot

Les deux autres Premiers Crus suivants ont été le Mouton Rothschild et le Latour 2001.

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Le plat : un filet de boeuf sous un râpé de truffe.

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Un plat savoureux en raison d'une pièce de viande remarquable. La truffe était de qualité correcte, rendue heureusement plus odorante et plus savoureuse grâce à son éminçage, procédé culinaire qui exacerbe toujours les saveurs des champignons. Nous avons oublié un temps que ce n'est pas l'année des truffes.

Le latour 2001 s'est épanoui magnifiquement : tout dans le raffinement floral de fleurs séchées, de rose, et même presque de camomille. La bouche aux tanins lisses, onctueux pourrait-on dire, déliait des saveurs de tabac, de cerise en sirop, et d'épices douces. Mouton, très différent! Les notes tertiaires se dégagent déjà : sous-bois, feuilles mortes, mousse et épices. Nanti d'un très beau fruit noir, plus précisément d'une baie noire comme sans doute la myrtille, il est élancé, maîtrisé dans sa puissance et dans ses expressions. Une belle progression dans la finale du goût des fruits noirs pour se combiner avec les saveurs de la truffe qui domine le plat. Un accompagnement de saveurs qui va crescendo, pour le meilleur et pour le meilleur toujours.

Pauillac : Mouton Rothschild 2001

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La robe est profonde, de couleur sanguine à rubis, le nez est net et expressif, avec au premier plan des arômes de merrain un peu grillé, qui font place à l’aération à des parfums de fruits noirs et de boite à épices. La bouche est puissante, tannique, assez musculeuse et dense, soulignée de fruits noirs, les tannins sont fermes et pas encore polis. La finale est persistante, tannique, fraîche, rehaussée de fruits noirs, d’une bonne intensité, d’épices variées et de réglisse. Le vin est encore dans sa gangue. A attendre un dizaine d’années. Note potentielle 17, note plaisir 15 pour un palais bordelais.

Pauillac : Latour 2001

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La robe est profonde de couleur sanguine, sans signe d’évolution, l’olfaction, nette, séduisante, et intense, évoque la mûre et le cassis ( très pur) écrasés, les violettes, les épices douces, la réglisse, avec des notes de cèdre et de havane. La bouche est d’un remarquable équilibre, alliant une belle puissance naturelle, avec des tannins fins serrés, racés et mûrs. Le milieu de bouche est plein, ample, charnu, profond, avec des fruits purs, et expressifs. La finale est longue, avec toujours la même qualité de tannins, fraîche, intense et élégante, complexe, avec des saveurs fruitées, épicées et réglissées précises.Noté 18,5. Note plaisir 17,5


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