Magazine Cuisine

RINO Qu’est ce que c’est? Coupons court à tout espèce de suspens...

Par Lascensionculinaire
RINO
Qu’est ce que c’est?
Coupons court à tout espèce de suspens...
RINO
Qu’est ce que c’est?
Coupons court à tout espèce de suspens...
RINO
Qu’est ce que c’est?
Coupons court à tout espèce de suspens...
RINO
Qu’est ce que c’est?
Coupons court à tout espèce de suspens...
RINO
Qu’est ce que c’est?
Coupons court à tout espèce de suspens...
RINO
Qu’est ce que c’est?
Coupons court à tout espèce de suspens...
RINO
Qu’est ce que c’est?
Coupons court à tout espèce de suspens...

RINO

Qu’est ce que c’est?

Coupons court à tout espèce de suspens gratuit et prenons cette chronique à revers : 

On y retourne? 

Oui et le plus souvent possible… mais pas en toute occasion : ce petit restaurant est une perle de sérénité qu’on se doit de garder pour nous, entre nous. On vous conseille donc d’y privilégier les retrouvailles intimes ou les déjeuners décontractés entre amis, aux grandes tables familiales (forcément bruyantes) ou aux repas animés entre collègues (de toute façon déconseillés en ce furieux climat de pré-élections).

Découverte tardive et hasardeuse de ce début d’année, le Rino aurait presque motivé (à lui tout seul) la création de cet espace de chroniques culinaires. C’est dire l’étendue du choc visuelo-gastronomique.

Ouvert en 2010 sous la direction du chef Italien Giovanni Passerini (le Artie Buccodu XI° arrondissement), le Rino est un petit bistrot de quartier (une trentaine de couverts) qui trompe son monde : façade simple, sobre et déco’ épurée, pour une ambition culinaire réelle et sincère.

Chef passionné et impliqué (c’est un plaisir de le voir s’affairer en cuisine) Giovanni Passerini assume et honore son illustre héritage : début remarqué dans son pays d’origine (à Rome, le Uno e Bino, c’était lui) puis délocalisation à Paris dans les cuisines trois étoiles d’Alain Passard (L’Arpège) ou du suédois Petter Nilsson (La Gazzetta).

Qu’est ce qu’on y mange?

La nouvelle cuisine, on y développe avec créativité un art certain de la gastronomie contemporaine, dans cette insolente façon de se réapproprier saveurs, textures et senteurs avec intelligence et imagination (la culture du « beau geste » propre à Alain Passard).

Giovanni propose, nous disposons : 


Menu unique (héritage de son passage à La Gazzetta?), on a pu y manger un duo de coquilles st jacques servies dans leur bouillon aromatisé ou un succulent Risotto d’orge (coloré de moëlle et de couteaux qui fondent littéralement en bouche) en entrées, du canard prodigieusement tendre ou du cabillaud (et ses topinambours grillés) en plat principal, dans tous les cas, des produits frais, souvent accompagnés de légumes de saisons à la cuisson idéale (on se souviendra longtemps de ces navets fermes et croquants). Le dessert vient généralement finir le repas avec esprit, légèreté et fraicheur (un sorbet citron par ci, une touche de mascarpone par là).

Est ce que c’est bon?

On aurait pu suivre aveuglément les conseils et avis du Fooding qui lui décernait en 2010 le prix du meilleur bistrot d’auteur, on a préféré y aller à l’instinct et sans à priori. Vierge de toute idée préconçue.

Force est de constater que…

Oui, vous l’avez compris, quelques bouchés et nous étions conquis. Ici, tout concorde pour une cuisine savoureuse et délicate : cuisson, choix des produits, mariages étonnants de saveurs.
 Il y a un travail sur les portions, et un juste équilibre pour ne jamais tomber dans la lourdeur (et la gourmandise).

Ça nous plaît  

  • L’art instinctif du dressage des plats.
  • Les saveurs dégagées (et cette belle exploitation de légumes souvent oubliés).
  • L’ambiance (sereine, calme, modeste). On s’y sent bien.
  • La cuisine ouverte permettant de suivre avec plaisir le travail minutieux du chef et de sa petite équipe.
  • L’accueil souriant et décontracté (appelez pour réserver, juste pour le plaisir d’entendre l’accent italien vous chantonner à l’oreille. Un plaisir qui ne coute rien).

Ça nous plaît moins

  • Première chronique vierge de tout point noir. On a beau chercher, on ne trouve pas.

Le prix?

Menu unique du midi : Entrée + Plat + Dessert pour 25€. 


Comptez 7€50 pour un verre de vin du jour et 2€50 le café pour une addition plus que raisonnable : 34€/personne.
Nous n’avons pas encore testé le soir, mais comptez a priori sur des menus entre 38€ et 50€.

Le petit plus?

Le Chef Giovanni Passerini vient lui même vous apporter votre assiette. Une délicatesse que n’aurait pas renié Tony Soprano.

C’est où?

46, rue Trousseau, 75011 Paris.


Retour à La Une de Logo Paperblog