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À mon amie H…

Publié le 12 mars 2008 par Lawrence Desrosiers
Repose-toi ma belle, tu le mĂŠrites tellement.
Je ne veux surtout pas que tu abandonnes, tu as une si belle sensibilité, un bel esprit d’analyse, une intelligence vive. Tu es un être humain porteur d’espoir. Tu as investi temps, amour et persévérance dans ton métier. Tu fais partie de cette race de rêveur, de sauveur de jeunes. Ton expérience vaut une fortune. Tu as tout mon respect. Tu l’as de tous tes collègues.
Quand j’ai su ce qui t’es arrivé, la colère a monté en moi. J’ai eu le goût de te venger. Une amie agressée si gratuitement, je ne l’acceptais pas. J’étais peiné, offensé, offusqué, insulté.
Le pire, c’est que le coupable n’est pas l‘agresseur. Mais plutôt ceux qui ne nous croient pas en danger, ceux qui n’écoutent pas, ceux qui n’essaient pas de changer les choses, ceux qui attendent les événements violents avant d’agir. Ce sont eux les vrais coupables. Ceux qui n’affrontent ni violence ni menace ni agressivité. Ceux qui croient que nous sommes des robots, des surhumains, des magiciens, des insensibles.
Présentement, j’en ai marre, je ne pouvais me taire. Sois certaine, ma très chère H., que je suis derrière toi, que je suis blessé.
Notre métier fait que le chemin que nous parcourons quotidiennement est parsemé d’embûches, d’obstacles et de danger. Nous avons grandement besoin d’être écoutés et entendus.
Il te faut maintenant retrouver la paix, te reposer.
Lo x

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