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L'Union européenne vue d'Estonie

Publié le 12 mars 2008 par Danielriot - Www.relatio-Europe.com

Les défis de l'UE selon Hendrik Ilves


Le Parlement européen a reçu, ce mardi en séance solennelle, le Président de la République d'Estonie. Hendrik Ilves, ancien député européen, a exposé sa vision des défis majeurs pour l'Union européenne des années, voire des décennies, à venir. Il a également estimé que la terminologie "nouveaux Etats membres" n'avait pas de sens.
Le Président de Parlement européen a rappelé le parcours d'Hendrik Ilves. Ce dernier a mené les négociations d'adhésion de l'Estonie. Il a ensuite été observateur au Parlement européen puis est devenu député européen en 2004, et ce jusqu'au moment de son élection en tant que Président de la République, en septembre 2006.
Pas de "nouveaux" Etats membres
"Il n'y pas de nouveaux ou d'anciens Etats membres", a affirmé le Président de la République d'Estonie soulignant que son pays entamait sa cinquième année en tant que membre de l'UE. "Aujourd'hui, il existe au sein de l'Union européenne des coalitions d'intérêts, de partis politiques mais pas de coalition en fonction de la date d'adhésion", a-t-il ajouté.
"Nous devons construire notre communauté supranationale, notre Union européenne, non pas parce nous sommes contraints de le faire mais parce que nous sommes libres de le faire", a estimé Hendrik Ilves. Le Président de la République estonienne a ensuite exposé les défis majeurs de l'Union européenne dans les années à venir, rappelant que dans 10 ans, en 2018, l'Estonie aura la présidence de l'UE.
Défis de l'UE
La compétitivité est un des défis majeurs de l'UE. Hendrik Ilves a mis l'accent sur les difficultés de l'Union européenne à atteindre les objectifs de l'Agenda de Lisbonne et l'augmentation du protectionnisme. "De plus, l'Estonie, tout comme le reste de l'Europe, est en retard en matière d'innovation, de recherche et de développement", a-t-il déclaré. Le Président de la République d'Estonie a également constaté que l'UE avait décidé de "restreindre la concurrence dans les services, au sein de son marché intérieur, l'un des secteurs les plus compétitifs de l'économie mondiale".
La diminution des stocks de combustibles constitue un autre défi auquel l'UE doit faire face. Hendrik Ilves souhaite la mise en place d'une politique commune de l'énergie avec un Commissaire européen responsable, "qui aurait les mêmes pouvoirs que le Commissaire au commerce extérieur". "La libéralisation du marché intérieur de l'énergie est indispensable pour développer cette politique commune", a-t-il estimé.
Enfin, le Président de la République a mis l'accent sur le Traité de Lisbonne, "pour faire évoluer l'Europe" et l'importance de politique de voisinage "compte tenu de l'écart en matière de bien-être économique et de liberté politique entre l'UE et ses voisins ".
Connaître l'Europe
Hendrik Ilves souhaite aller au-delà de la proposition de la Commission européenne, permettant à un étudiant d'effectuer un an de son parcours à l'étranger. "Il faut développer l'enseignement des langues de l'Union européenne, pas uniquement l'anglais, vu sa domination sur le plan international, (...) afin de permettre aux citoyens européens de mieux se connaître", a-t-il indiqué.
"Nous devons apprendre à nous connaître, à connaître notre passé et celui des autres pour qu'ensemble nous puissions construire un futur", a-t-il conclu, en référence à Salvador Madriaga.
A cet égard, Hans-Gert Pöttering, a rappelé que le Parlement européen avait obtenu une augmentation des crédits pour le programme Erasmus, lors des négociations sur les perspectives financières de l'UE.(source PE)       REPERES (WIKIPEDIA)  

L'Estonie (Eesti en estonien), officiellement la République d'Estonie (Eesti Vabariik en estonien) est un pays d'Europe du Nord, situé sur la rive orientale de la mer Baltique et méridionale du golfe de Finlande, au sud de la Finlande, au nordLettonie et à l'ouest de la Russie. Ce pays est généralement regroupé avec la Lettonie et la Lituanie dans un ensemble géopolitique appelé pays baltes mais dont l'appellation exacte devrait être pays baltiques. En effet, les pays linguistiquement baltes sont uniquement la Lettonie et la Lituanie, l'estonien étant une langue finno-ougrienne très proche du finnois. L'Estonie fait partie de l'Union européenne depuis le 1er mai 2004 et a prévu d'adopter l'euro le 1er janvier 2008[1]. Elle est membre de l'OTAN depuis le 29 mars 2004. 

Toomas Hendrik Ilves

  Né le 26 décembre 1953 à Stockholm en Suède mais passe la grande partie de sa vie aux États-Unis, où ses parents ont fui après l'occupation de l'Estonie par l'Union soviétique en 1940.

Il fait ses études à l'Université Columbia de 1972 à 1976, puis à l'Université de Pennsylvanie où il obtient son MA en psychologie en 1978. De 1974 à 1979, il travaille comme chercheur au département de psychologie de l'Université Columbia. De 1979 à 1981, il est professeur d'anglais et directeur adjoint du Centre éducatif ouvert du New Jersey. De 1981 à 1982, il dirige le Centre de littérature de Vancouver (Canada). En 1983-1984, il enseigne la littérature et la linguistique estoniennes à l'Université Simon-Fraser de Vancouver. Il travaille de 1984 à 1993 à Radio Free Europe, d'abord comme analyste politique, puis comme directeur de la rédaction estonienne (19881993).

En politique 

De 1993 à 1996, il fut ambassadeur de l'Estonie aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Ministre des Affaires étrangères de l'Estonie de 1996 à 1998 et de 1999 à 2002. Député européen depuis le 1er mai 2004, il a été tout au long de son mandat le premier vice-président de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen. Il était membre du parti Les Modérés, devenu le Parti social-démocrate estonien. Il en a démissionné en septembre 2006 après avoir été élu à la présidence de la République.

Le 23 septembre 2006, Ilves est le candidat commun de quatre partis (dont trois de droite) à l'élection présidentielle. Il n'obtient que 64 des 101 votes du parlement, le Riigikogu, soit moins que les deux-tiers requis par la constitution. C'est alors au collège électoral composé de parlementaires et de responsables municipaux de décider. Le 27 septembre, Ilves recueille 174 voix sur 345 (soit une de plus que le minimum nécessaire) contre 162 pour le président sortant Arnold Rüütel.

Il est membre du conseil d'administration du think tank Les Amis de l'Europe depuis 2005, et fut en 2005 et 2006, membre du comité exécutif de la Commission Trilatérale.


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