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La femme qui voulait être Roi

Par Ninelililabo

La femme qui voulait être Roi
Résumé :Dublin, à la fin du XIXème siècle. Il neige sur la capitale d’une Irlande rongée par le typhus et les difficultés économiques, une femme se fait passer pour un homme afin de pouvoir travailler. Pendant trente ans, elle trompe son entourage, employée dans un hôtel sous le nom d’ «Albert Nobbs », le majordome. Jusqu’au jour où l’homme de maison décide de fonder un foyer.Critique :J’ai vu ce film le jeudi 8 mars. C’était la Journée Mondiale de la Femme. Ce n’était pas un hasard. En attendant Marie-Antoinette là et la Duchesses de Polignac ici, il y avait à l'affiche Albert Nobbs, où dans le rôle titre, flamboyait Glen Close qui avait décidé de tout donner au film du réalisateur colombien Rodrigo Garcia, sous la direction duquel elle avait déjà tourné en 2005 dans Nine Lives. Productrice, scénariste, la Marquise de Merteuil encore là a baissé la garde et incarne une femme fragile – le fantôme oublié d’une femme – qui a décidé de renoncer à son identité pour trouver un place – au sens propre comme au sens figuré – dans un pays austère et triste.Ce renoncement et cette abnégation ont été intégrés avec une telle force et une telle détermination, qu’est né avec les années, et sous le corset qui comprime de tristes seins flétris, un bout d’homme à la fois maladroit et timide qui est prêt à lever le point sur ceux de « son » genre qui bafouent la femme qu’il/elle s’est promis.Lorsqu’Albert croise la route d’Hubert Page, le séduisant peintre en bâtiment, il a en effet compris que tout est possible pour peu que l’on accepte de jongler avec les codes en vigueur afin de sauver les apparences.Ici, les codes du Film à costumes (voire à déguisements) sont maitrisés par Rodrigo Garcia sans surprise. Le créateur et le réalisateur de la Série « En analyse » avec Gabriel Byrne s’attache surtout à « montrer » Glenn Close – triste Tootsie– dans un performance troublante. Le temps a passé. Dustin Hoffman s’était travesti en femme pimpante pour trouver du travail mais il n’avait pas renoncé à ses pulsions, à la fois radar et balise.Aujourd’hui, il peut être raconté d’autres altérités et d’autres troubles. Et l’on voit comment Hubert Page, à l’aise dans sa veste en velours, a reconstruit sa vie avec une veuve… comme lui.Arthur A.

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