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"It's Called Improvising, Bitch!" & "I'm the Good Twin" (Ringer - 1.21/1.22)

Publié le 29 avril 2012 par Shoone

Ringer: 1.21/1.22 It's Called Improvising, Bitch! & I'm the Good Twin (Series Finale)


Voilà, Ringer s'en est allée. Et sauf grosse surprise, elle ne devrait pas revenir. Je ne l'aurais peut-être pas dit en mi-saison, mais c'est une bien triste nouvelle. J'ai fini par m'attacher à la série, à son univers sombre et ses rebondissements insensés. C'est d'autant plus frustrant que ces deux derniers épisodes ne sont pas tout à fait à la hauteur de mes attentes et que la série n'aura probablement jamais l'occasion de se rattraper. Mais bon, au moins, je ne me suis pas ennuyé.  
Le pénultième épisode offre véritablement son heure de gloire à Catherine. Centré sur le dérapage de sa tentative de meurtre sur Bridget en prise d'otage de la famille Martin, Andrea Roth s'y révèle tout à fait convaincante en folle furieuse meurtrière. ça compense les quelques tentatives de suspense un peu poussives et aux issues vite prévisibles. Quelques surprises et excès de plus n'auraient pas fait de mal d'ailleurs. Le seul vrai twist qui marque reste la révélation de la relation de Catherine avec Olivia. Il est à la fois osé et donne une bonne explication à certaines questions laissées en suspend précédemment. Malgré tout, même si j'ai aimé l'originalité de l'idée, elle ne m'a pas entièrement convaincu à l'écran. La naissance de la romance entre les 2 bitches étant racontée bien trop précipitamment, sur ce seul épisode, avec en plus bien peu d'alchimie entre les actrices, pour apparaître crédible. ça ne nuit toutefois pas trop à la tension ambiante établie par Roth, combinée à la situation de huis-clos chez les Martin. - Pour insuffler son intensité à l'épisode suivant, c'est surtout sur les révélations sur l'imposture de Bridget qu'on a pu compter. Certes elle apparaissent un peu forcées et il aurait peut-être été plus intéressant qu'elles ne viennent pas directement de Bridget. Néanmoins la série les amène quoi qu'il en soit avec une certaine logique, après avoir introduit le sentiment de culpabilité de Bridget, renforcé par la confrontation avec Catherine, puis avec l'intervention d'Arbogast, la mettant au pied du mur devant Andrew. Les fameux aveux de Bridget réussissent aussi à se montrer riches en émotions et extrêmement justes, particulièrement celui à Andrew. Il faut reconnaître là la solide performance de Sarah Michelle Gellar, ainsi que celle de Ioan Gruffudd qui ne démérite pas non plus. Ils retranscrivent bien tout le déchirement du moment et la dureté de la réaction d'Andrew. Celle-ci est d'ailleurs tout à l'honneur de la série, évitant un happy-end un peu facile. L'aveu à Juliet est en revanche moins réussi. Il avait le potentiel pour être tout aussi intense et émouvant mais finalement il apparaît presque anecdotiques, les auteurs l'éludant en partie. J'attendais par ailleurs une réaction un peu plus tempérée de Juliet que celle de son père et en fin de compte, la jeune fille ruine le semblant de sympathie qu'on pouvait dernièrement avoir pour elle en condamnant l'attitude de Bridget. C'est bien malvenu de sa part et un peu excessif de la comparer à sa mère. Bon au moins, ça permet d'avoir un certain sentiment de conclusion autour d'elle et de son père, se retrouvant réunis face à l'adversité, parés à refaire leur vie. -
Du côté, Siobhan et Henry, il faut bien le dire, dans le premier épisode, on nage dans un certain n'importe quoi avec cette histoire d'employée d'hôtel gênante. Il y a en effet une telle accumulation de clichés et de facilités pour la mettre hors-jeu que c'en est risible. Le truc, c'est que si le délire avait été poussé plus loin avec l'accouchement de Siobhan en plein pendant la sauterie de la bonne avec un client, ce qui aurait rendu la situation encore plus surréaliste, ça aurait été au moins divertissant. Mais Ringer semble ne pas assumer son idée jusqu'au bout et gâche l'occasion avec un accouchement expédié et sans complications. Heureusement, la série se rattrape avec Henry dans le final. Une fois de plus, il m'est apparu étonnamment malin en testant Siobhan pour s'assurer de son honnêteté. Bon, le stratagème vaut ce qu'il vaut... mais au moins il y a pensé, ce qui est déjà un progrès. Alors oui, Henry aurait pu directement confronter Siobhan au sujet de son mensonge sur le père des bébés... mais lui laisser une dernière chance de réagir correctement face traduit bien mieux son déchirement entre son amour pour elle et la méfiance à son égard qui s'est développé. -

A part ça, ironiquement, dans ces derniers épisodes, Machado a plus d'utilité pour arrêter Catherine que dans l'affaire Macawi à laquelle il était pourtant dévoué. M'enfin, c'était déjà le cas depuis plusieurs épisodes, donc ce n'est pas comme s'il y avait quelque chose d'étonnant là-dedans. Je reste en tout cas content que les scénariste aient eu le bon sens de ne pas prolonger inutilement l'intrigue de Macawi, sans intérêt depuis un bout de temps. Bon, la conclusion est un peu douteuse, avec l'intervention pas bien fut-fut du malfrat himself à New York pour éliminer Bridget, mais la série a le mérite de réussir à en tirer un peu d'action. Pour ce qui est des twists et révélations sur l'affaire, notamment liés au flic ripoux, on repassera, le final ne nous apprenant rien de bien nouveau. Niveau suspense, sur ce coup-là, j'en ai plutôt eu pour mon argent avec l'implication de Siobhan que Macawi finit bien sûr par confondre avec sa soeur. Toute la séquence de course-poursuite dans l'appartement fonctionne donc bien, entre tension du moment et teasing d'une éventuelle rencontre des soeurs. Le seul problème, c'est que la fameuse rencontre n'arrive pas et cela restera bien mon plus grand regret dans ce final que de la voir une énième fois remise à plus tard. Le pire c'est que l'épisode nous fait même l'affront de se conclure sur la révélation du mensonge de la mort de Siobhan à Bridget. Enfin, dans le fond, l'idée de conclusion n'est pas mauvaise, annonçant une opposition prometteuse entre les deux soeurs... mais elle est terriblement exécutée, surtout avec cette monstrueuse facilité livrée par Solomon pour faire comprendre à Bridget la vérité. Décevant.


En conclusion, Ringer a trouvé dans sa fin de saison une véritable efficacité et un bon équilibre dans ses intrigues, la rendant bien plus savoureuse. Certes, la série n'a pas toujours été parfaite et n'a rien inventé de révolutionnaire dans le genre soapesque, mais elle a fini par proposer un bon divertissement, presque bien géré et ça va me manquer un peu, pour être honnête. Heureusement, cette fin de saison, malgré quelques déceptions, a le mérite de servir, à un détail près, de bonne conclusion à la série en résolvant l'essentiel des intrigues.


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