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Dernière ligne droite

Publié le 18 mars 2008 par Fr. Adrien

Chaque année, c'est pareil : quand arrive la Semaine sainte, j'ai l'impression que mon coeur bat plus vite. Que le tempo s'acélère. Que le grand moment arrive. C'est à peine si je jette un regard vers ce carême qui s'achève et où, comme d'habitude, je n'ai pas fait tout ce que j'aurais voulu : non, l'essentiel arrive, et la pression monte.

Les évangiles que la messe nous propose cette semaine m'aident beaucoup à entrer dans cette attente, joyeuse et anxieuse, de la nuit de Pâques, et je suis heureux que le fr. Philippe ait choisi de s'appuyer sur eux pour ses méditations matinales.

La méditation d'aujourd'hui nous fait entrer au coeur de la vulnérabilité de Jésus, de la faiblesse de son humanité. L'amitié réelle rend possible la trahison, et nous savons combien l'amour offert et brutalement rejeté fait mal, blesse et bien souvent empêche (c'est le plus grave) de retrouver de véritables relations de confiance avec les autres. Je ne suis pas surpris que la Bible emploie souvent l'amitié trahie comme l'image du péché à l'état pur : c'est le refus gratuit de l'amour. Sans cette expérience, l'humanité de Jésus n'aurait peut-être pas été complète; et je suppose que la douleur de cette trahison n'est pas la moindre des souffrances du Christ dans sa Passion.


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