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La Chute de la Maison Usher d'Edgar Allan Poe ou le vacillement divin

Par Juan Asensio @JAsensio
The Fall of the House of Usher (1928, preserved by George Eastman House)«Pourtant le mythe de la maison Usher [...] nous renvoie à quelque unité, d'avant-hier et d'après-demain. Poe n'a décrit la chute de la maison [...], que dans l'étroite relation à l'autre temps du tenir, et se retenir, dans l'être : un temps qu'il peut chanter, donc vraiment "positif", qu'une ballade fait émerger comme une île fortunée au milieu du conte.»
Pierre Boutang, Ontologie du Secret (PUF, coll. Quadrige, 1988), p. 15.

Parabole admirable que ce conte de Poe, tout plein de noirceur énigmatique. Parabole et non symbole, lequel admet – et convoque – la triomphale pluralité des interprétations. La parabole, elle, ne tolère qu'une seule interprétation, fort simple dans le cas du conte de Poe : sous nos yeux se dessine l'enclos d'un espace et d'un temps absolument coupés d'une source rayonnante de pureté, d'édénique fraîcheur, de verdeur de l'Être. L'enclos, prison aussi bien que définitive décrépitude, est un cachot livré aux forces ruineuses du Néant. La Chute de la Maison Usher constitue ainsi l'une des images les plus nettes du regret, de la nostalgie du règne des dieux. Enfuis, il faut tout de même écrire, se tenir et se retenir, rester vivants et refuser de toutes ses forces l'attrait pâle…

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