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Critique Ciné : La Mer à Boire, boit pas trop l'eau...

Publié le 21 juin 2012 par Delromainzika @cabreakingnews

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La Mer à Boire // De Jacques Maillot. Avec Daniel Auteuil et Maud Wyler.


Depuis longtemps, je dois avouer que Daniel Auteuil n'a plus rien à offrir en termes de bons rôles au cinéma. Il se grime en tout et n'importe quoi, jusqu'à faire des caprices (passer à la réalisation et nous offrir un remake dégueulasse de La Fille du Puisantier). Bref, la crise de la cinquantaine pour un papi du cinéma français qui nous faisait rire en trichant au bac dans les années 70. La Mer à Boire est un drama social, nous parlant de l'histoire d'un chantier naval sur le point de prendre l'eau mais dont le patron va tout faire pour trouver un moyen sauver l'entreprise familiale. La combat que film raconte est plutôt correct bien qu'excessif par moment. Je m'attendais à m'ennuyer, et finalement cela n'a pas été le cas. Je suis donc satisfait du voyage, même si j'aurais préféré qu'il soit un peu plus animé de cette animosité sociale. L'homme qui a tout perdu (ou presque) et qui tente de se relever petit à petit. Et qui va y parvenir, évidemment.
Georges, un patron de chantier naval, est lâché par sa banque. Il devra se battre jusqu’au bout pour tenter de sauver l’entreprise qu’il a passé sa vie à construire.
L'histoire de La Mer à Boire est plutôt bonne dans son ensemble malgré quelques faiblesses. Notamment cette histoire d'amour pâteuse et pas intéressante qui engonce le film dans une mélancolie romanesque ennuyeuse. Le film est aussi un peu trop manichéen. C'est dommage parce que j'aurais aimé être surpris à la fin du film. Ce qui n'a pas été le cas. Pour ce qui est de la partie sociale du film, elle aurait mérité d'aller un peu plus loin. Malheureusement, elle reste trop en surface à mon goût. La folie de l'homme est assez impressionnante, plongeant le film dans une violence. Celle d'un homme qui ne sait plus comment faire, qui tente par tous les moyens de sauver son monde mais qui n'a la merci de personne alors qu'il a tout fait pour le bien de ses employés, même s'il a dû en licencier certains. Le côté social aurait pu être un peu plus profond, avec un traitement du côté syndicaliste.
Le film est donc parfois trop centré sur George. La caméra n'a d'yeux que pour lui, ce qui peut être gênant quand on n'est pas fan de Daniel Auteuil. Sa prestation dans La Mer à Boire est tout ce qu'il y a de plus correct, pas éblouissante mais largement meilleure que dans tous les navets qu'il a pu faire avant ce film qui pourrait être celui de la rédemption pour lui. Porter par une brochette d'acteurs inconnus au bataillon, le reste des rôles n'est pas à jeter pour autant. Mais encore une fois, aucun n'est vraiment développé. On passe clairement à côté de quelque chose. D'ailleurs, certains ne sont pas excellents dans leur prestation et même si cela ne gâche pas le film en soit, ce n'est pas non plus un modèle de réjouissante. Au final, La Mer à Boire n'est pas parfait, il manque de finesse et de centrer son histoire sur le fait global et non pas sur son personnage central.
Note : 4.5/10. En bref, correctement mis en place, mais parfois trop machinal. Auteuil est convaincant mais sa présence se fait trop longue et en devient irritante parfois.


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