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Holy Motors de Leos Carax : l’acomédie humaine

Par Mathieutuffreau
Holy Motors : photo

C’est bien le même homme qui sous les traits de l’excellent Denis Lavant est tour à tour riche homme d’affaires, mendiante tsigane, acteur d’un film tourné en Motion capture dans un numéro de grâce avec la contorsionniste Zlata, Monsieur Merde, père fauché inquiet pour sa fille mélancolique, accordéoniste du diable dans une église pour un entracte musical comme dans les films hollywoodiens, ancien amant de Kylie Minogue pour un numéro de comédie musicale en souvenir de Boy meets girl au milieu des poussières de La Samaritaine avant la transformation du lieu en hôtel de luxe…

Il sillonne dans la Limousine conduite par Edith Scob (quels yeux, quel visage) un Paris peuplé de fantômes où le Cimetière du Père-Lachaise est transformé en cirque où chaque tombe renvoie à un site web et où l’on photographie un splendide mannequin au milieu des caveaux (Eva Mendes, que Monsieur Merde habille d’une burqa !).

Hommage aux saltimbanques qui déjouent la comédie humaine, Holy motors est le film de l’acomédie humaine, où chaque rôle de Monsieur Oscar, plus grand que la vie, devient plus perceptible que la réalité (plus dense, plus intense, sans temps mort, sans embouteillage). “Ta punition, c’est d’être toi” dit le personnage qui ressemble le plus à Denis Lavant à sa fille adolescente qui lui ressemble trop. Ecce homo.

HOLY MOTORS : BANDE-ANNONCE VF Full HD (Cannes… par baryla


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