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Il était une fois, j’ai voulu m’expatrier

Par Sukie

il était une fois, j’ai voulu m’expatrier

Ca fait plus de six mois que je cherche un boulot à l’étranger. Seulement trois pour ce qui concerne Londres. Tout simplement parce que ça n’a pas été la première ville sur notre liste. Entre le moment où nous avons décidé de partir (nous en avons convenu il y a trois ans et demi, et lancé le processus il y a neuf mois) et celui où nous sommes partis, nous avons eu le temps d’estimer toutes les difficultés, tous les stratagèmes pour les surmonter. Maintenant que le voyage est entamé, je me rends compte d’une chose. Considérez votre voyage comme un projet.  Evaluez toutes les options, tous les risques pour éviter de rentrer au bout de quelques mois. Il n’y a rien de plus déceptif. Il est tout à fait possible de partir sur un coup de tête, mais à chacun ses attentes et ses objectifs. Avant de partir, j’avais des idées très précises en tête. Des trucs qui faisaient rire mon mec, du genre “je vais être serveuse pour gagner ma vie les premiers temps“. Il a l’air de mieux me connaitre que moi, parce qu’en effet, arrivée ici, même après un mois d’ennui à chercher du boulot devant mon écran, j’avais envie de tout, sauf de faire un petit boulot. J’avais véritablement envie de continuer de gagner ma vie en exerçant mon métier et pas un autre. Donc ça, c’est la première chose que j’ai apprise sur moi-même.

Il y a six mois, j’ai envoyé des cvs à New-York, à Los Angeles, à San Francisco à Toronto, puis à Melbourne et Sydney. Je vais vous dire quelque chose qui ne va pas étonner grand monde: il faut être sur place. Même si par un heureux hasard, j’ai eu ma première touche à Melbourne. On est quand même partis à Londres. Et c’était sans doute avec du recul la meilleure option pour commencer. Parce que vous l’aurez sans doute compris, on ne va pas s’arrêter en si bonne route.

Je ne vais pas vous expliquer tout ce qu’il faut faire pour aller vivre aux US, vous savez certainement déjà que les démarches sont longues et fastidieuses. Trouver un boulot, un boulot bien payé qui plus est, obtenir un visa H1-B, grâce à une boite américaine qui vous sponsorise et remplir un nombre impressionnant de pré-requis. Et puis ce n’était pas comme si j’étais médecin ou ingénieur. Je bosse dans le digital… Pas le secteur qui manque de candidats outre-atlantique (ni ici…). Le plus rageant, c’est que je n’ai pas le droit de jouer à la loterie pour obtenir la green card. La raison? Je suis née au Vietnam, même si j’ai la nationalité française depuis toujours. Donc si vous êtes né dans l’un de ces pays, vous pouvez aussi faire une croix dessus: Canada, Haiti, Philippines, Chine, Inde, Russie, Colombie, Jamaique, Corée du Sud, République Dominicaine, Mexique, UK, Salvador, Pakistan, Vietnam.

Le Canada, ça aurait été plus facile, on voulait partir dans un premier temps avec le Working Holiday Visa, qui – ce que je ne savais pas- s’il concerne le Canada, contrairement à l’Australie, est soumis à un quota. Donc dès l’ouverture des inscriptions vers le mois d’octobre-novembre, vous avez intérêt à faire vite, car le quota français, de 6750 places, est donc parti en 2011, en moins de 10 jours. Si vous voulez postuler pour y aller en 2013, jetez un oeil ici.
Finalement je ne sais plus pourquoi on n’est pas allés au Canada. Si, mon mec  vient de me dire “parce que c’est moche“, mais je pense tout le contraire. J’espère bien le planifier dans l’une de nos prochaines destinations, quoiqu’il en dise.

Puis il y a l’Australie, la destination de mes rêves. Mais l’Australie, c’est loin, c’est cher et t’as intérêt à pas te foirer. Parce j’avais regardé les loyers à Melbourne et ce n’était guère donné. En cas de pépin, c’est un peu moins facile que de choper l’Eurostar et courir dans les bras de maman en région parisienne. Et une fois de plus, mon mec cultive une certaine inimitié pour l’Australie…

On se demande ce qu’il aime celui là.

Tout ça, c’était il y a 6/9 mois. Depuis, on commence a trouver nos marques à Londres, et à se créer des souvenirs. Nos affaires sont parqués dans un box à Paris, le chat est chez son cat-sitter et on espère le récupérer bientôt parce qu’il a déjà son passeport européen, il ne lui manque plus qu’un dernier vaccin.

Bref, avant de partir on s’est posé quelques questions histoire de:

- Quelle destination me correspond le mieux (en étant réaliste) et remplit l’équation entre mes aspirations personnelles et professionnelles
- Combien de temps est-ce que je veux rester? Pour faire quoi? Qu’est ce que je veux accomplir?
- Ai-je assez d’épargne pour tenir, et combien de temps?
- Checker le coût de la vie sur place
- Ai-je besoin d’un visa ? Quelles sont les conditions pour l’obtenir?
- Qu’est ce je fais de mon animal de compagnie (c’est très sérieux! le coût n’est pas négligeable. Par exemple, les animaux de compagnie ne sont pas tolérés dans l’Eurostar)
- Qui puis-je contacter sur place?

Au prochain épisode, je vous raconte mon parcours du combattant pour trouver un job à Londres.

PS : mon relou de mec vient de me dire que je ne disais rien sur Londres dans cet article. Je vous rassure, c’est prévu!


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