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Première visite au Royaume-Uni de François Hollande

Publié le 10 juillet 2012 par Radiocaracol @radiocaracol1

François Hollande rencontre mardi pour sa première visite officielle au Royaume-Uni le premier ministre conservateur David Cameron, avec qui les sujets de divergence ne manquent pas, de la crise de l’Euro à la taxation des plus hauts revenus et la régulation de la City.

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Au cours de cette visite d’une journée, François Hollande doit rencontrer la reine en tête-à-tête à Windsor, tout près de Londres, où la souveraine passe le début de l’été.

L’entretien avec Elizabeth II est prévu à 16H00 locales (15H00 GMT), en conclusion de la visite du président français, qui rencontre David Cameron au 10 Downing Street en fin de matinée avant un déjeuner de travail et une conférence de presse conjointe (13H15 GMT).

Les deux dirigeants auront sans doute à coeur de dissiper le malaise laissé par la visite du candidat Hollande en février, qui n’avait pas été reçu par David Cameron.

La polémique suscitée le mois dernier en France par les déclarations de David Cameron, qui s’était dit prêt à « dérouler le tapis rouge » aux exilés fiscaux français, n’avait guère arrangé les choses. La question de la taxation des hauts revenus ne sera pas au menu, selon la présidence française.

Mais le Premier ministre britannique pourrait évoquer un autre sujet qui fâche: l’assujettissement aux prélèvements sociaux des revenus immobiliers des non-résidents, qui pourrait frapper selon le Daily Telegraph « quelque 200.000 Britanniques » propriétaires de résidences secondaires en France.

Les questions européennes risquent également de soulever des désaccords, David Cameron ne cessant d’exhorter les membres de la zone euro –dont son pays ne fait pas partie– à agir pour résoudre la crise, tout en estimant, sous la pression des eurosceptiques de son parti, qu’il fallait « moins d’Europe ».

Londres a refusé d’endosser le pacte européen de discipline budgétaire, au nom de la sauvegarde des intérêts de la City, première place financière d’Europe, et n’a cessé de dire son opposition farouche à la taxe sur les transactions financières voulue par Paris.

Au point de s’attirer de la part de François Hollande une remarque acide: « L’Europe n’est pas un tiroir-caisse et encore moins un self-service ».

Plus consensuels, les sujets internationaux comme la Syrie, l’Iran et le Mali seront l’occasion de montrer les convergences entre Londres et Paris, qui insiste aussi sur « le partenariat franco-britannique » en matière de défense.

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