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Les « Fausses (?) confidences » de Sarkozy qui taclerait François Hollande sur la Syrie

Publié le 30 juillet 2012 par Kamizole

Celles-ci ne devraient rien à Marivaux mais tout à Frédéric Gerschel, journaliste au Parisien qui dans un article relaterait des propos tenus par Nicolas Sarkozy qui s’est mis à l’heure d’été (29 juillet 2012) lors de nouvelles vacances à Marrakech. Il constate au demeurant que jamais l’ex-président de la République n’avait pris autant de vacances d’un coup : Québec en juillet, le sud de la France ensuite et Cap Nègre prévu pour le mois d’août… pas belle, la vie ?

Je vous fiche mon billet qu’une fois de plus il n’aura pas dépensé un maravédis. Pour le Québec cela n’est pas précisé - et je perdrais pas mon temps à rechercher - mais il était invité dans le Sud de la France par l’ex-publicitaire et conseiller de l’Elysée Jean-Michel Goudard, lequel n’est décidément pas revanchard : il lui a fait perdre un taf en or !

Or donc, voici ce qui transpire : « en petit comité » il critiquerait fort méchamment François Hollande qui n’aurait pas encore pris « la dimension » du poste ! Fendard bien évidemment lorsque l’on sait que non seulement Nicolas Sarkozy fit beaucoup d’esbroufe sans résultats et qu’il se mit à dos la plupart des chefs d’Etat ou de gouvernement en les critiquant publiquement voire en les engueulant comme du poisson pourri lorsqu’il ne les bouscula pas, comme ce fut le cas pour le président roumain !

Il reprocherait à François Hollande son « début de brouille » avec Angela Merkel - tout le monde n’a pas l’âme d’un larbin dans le corps d’un pékinois - et quant à la Syrie, il trouverait la position de la France beaucoup trop désensive : « On m’a critiqué sur la Libye mais moi au moins, j’ai agi. Il faut être plus ferme contre le régime de Damas, beaucoup plus ferme ». Manque pas de toupet, cézigue : le Conseil de sécurité de l’ONU ne peut rien faire puisque ni la Russie ni la Chine - membres permanents disposant d’un droit de veto - ne veulent de sanctions et a fortiori d’interventions militaires contre leur grand ami Bachar Al-Assad : entre dictateurs, on se comprend.

Imagineriez-vous le pleutre Nicolas Sarkozy allant souffler dans les bronches de ses amis Poutine et Hu Jintao ? Comme Harpagon criait « Ma cassette ! Ma cassette ! » on entendit mezzo voce « mes contrats ! Mes contrats ! » ou quand le commerce prime la politique.

Toujours est-il que fort de son expérience, il entrevoit son avenir dans le domaine international. Depuis trois mois, « il aurait multiplié les contacts avec des personnalités étrangères et son équipe préparerait une série de déplacements à l’étranger ». Il va continuer à nous coûter bonbon : si je ne m’abuse il a droit à vie à la gratuité des voyages…

« Les invitations à participer à des conférences internationales afflue-raient sur son bureau ». J’espère qu’il ne s’agit quand même pas de conférences officielles où il jouerait la doublure de François Hollande ou de ministres du gouvernement français dans l’exercice de leurs fonctions.

Je pense que ceux des dirigeants étrangers qui les organisent ont un certain sens de l’étiquette diplomatique. De mon avis, il s’agit plutôt de conférences privées et comme d’autres ex-dirigeants (Clinton, Blair) il sera fort grassement rétribué pour ses interventions. Sarko rimant avec « accro »… au flouze.

Enfin, sur la question de savoir si, outre la reprise de son activité d’avocat prévue à la rentrée - assurera-t-il sa propre défense dans toutes les affaires politico-judiciaires qui sont autant de « casseroles » qu’il traîne ? - il envisagerait un retour sur la scène politique, rien de nouveau selon un de ses amis qui continuent à penser qu’il demeure un recours : « Si le pays s’enfonce dans la crise, si l’opposition n’arrive pas à se rassembler… Les sympathisants UMP sont un peu orphelins, sa cote reste élevée. On ne sait jamais ».

« N’en parler jamais, y penser toujours » conclut l’article. Wait and see. Je vous laisse méditer sur ce nouveau « mythe de l’éternel retour » qui ne doit rien à Mircea Eliade. J’ai quand même beaucoup de difficultés à imaginer que l’ex « Captain Tempête » qui a fait sombrer corps et biens le vaisseau amiral « France » soit l’homme du « recours » salvateur attendu par les Français, à moins qu’ils ne fussent devenus majoritairement stupides et oublieux de toutes les turpitudes qu’il nous infligea.

N’est pas De Gaulle qui veut, surtout après avoir tant fricoté avec le Front national et ses idées !


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