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Total Recall (2012) de Len Wiseman

Publié le 29 août 2012 par Flow

Total Recall. (réalisé par Len Wiseman)

Beaucoup de bruit pour rien.

 

 

Je suis allé voir ce remake vierge de tout apriori pour la simple raison que je n'ai jamais jeté un œil sur l'original (oui, c'est possible) et que je n'ai lu aucun avis sur cette nouvelle mouture. Ce n'est pas pour autant que je suis satisfait de ce spectacle aveuglant qui peine à cacher sa vacuité.

 

affiche-total-recall-2.jpg

 

Modeste ouvrier, Douglas Quaid rêve de s’évader de sa vie frustrante. L’implantation de souvenirs que propose la société Rekall lui paraît l’échappatoire idéale. S’offrir des souvenirs d’agent secret serait parfait… Mais lorsque la procédure d’implantation tourne mal, Quaid se retrouve traqué par la police. Il ne peut plus faire confiance à personne, sauf peut-être à une inconnue qui travaille pour une mystérieuse résistance. Très vite, la frontière entre l’imagination et la réalité se brouille. Qui est réellement Quaid, et quel est son destin ?

 

Ambiance futuriste sombre, dystopie totalitaire. Le cadre est posé. Pourtant, malgré ce postulat de départ fort, le film ne trouve jamais son identité, qu'elle soit visuelle ou narrative. Vaste entreprise de clins d'œil, il s'embourbe dans l'exercice de la référence. L'univers graphique de la colonie est emprunté à Blade Runner (ambiance crépusculaire, rues sales aux lumières fluorescentes, nuit et pluie éternelles...). Mais tout cela n'apporte rien à l'histoire. C'est juste posé là. Le reste renvoie, entre autres, à I Robot, de la course poursuite sur l'autoroute au design des robots de l'armée.

 

Bref, on pourrait continuer longtemps le jeu des références mais ça n'aurait que peu d'intérêt. Elles n'apportent rien au film si ce n'est la preuve qu'il n'a que peu de choses à offrir au genre. De plus, la seule ambiguïté de l'histoire -la perception altérée du héros nous amenant à croire que rien de ce que l'on voit à l'écran n'est réel- est écartée bêtement. Dommage.

 

Du coup que reste-t-il à ce film me demanderez-vous? Son argent. Grâce à lui, les décors et l'action sont beaux et fluides nous garantissant un divertissement agréable à suivre malgré l'ennui qu'il procure. Il faut dire que le rythme est effréné. Pour cacher son manque d'ambition, Len Wiseman se réfugie derrière un enchaînement de scènes d'action qui finissent par lasser, voire donner le tournis (aidé par une caméra qui ne sait pas rester en place). Du coup, on dit merci aux rares scènes calmes qui aèrent le récit et on prient pour qu'elles durent le plus longtemps possible. Mais avant qu'on ait pu dire ouf, Quaid recommence déjà à courir...

 

 

Bref, si le résultat n'est pas honteux et se suit facilement, je ne suis pas convaincu que ce remake marquera les esprits de manière durable. La faute à une absence totale d'ambition et à un rythme endiablé qui oublie de raconter une histoire. Total Recall: mémoires programmées est une grosse machine rutilante qui fait beaucoup de bruit pour rien.

 

 

 

Note:

pastèque commune


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