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Rappo

Publié le 30 janvier 2008 par Agitlog
La Commission Attali, modestement baptisée "Commission pou� la libé�ation de la c�oissance", vient de �emett�e en g�ande pompe à Sa�koléon le petit son �appo�t censé, à t�ave�s ses 318 p�opositions, �ed�esse� l'économie f�ançaise. Dans la litanie de �appo�ts publiés depuis l'élection de Sa�ko Ie�, t�op content de déposséde� le Pa�lement des quelques p�é�ogatives que le pouvoi� mona�chique de la Ve République lui avait magnanimement concédés, celui de Jacques Attali, ancien conseille� de Mitte��and et inspi�ateu� des nationalisations massives en 1981, est p�ésenté de loin comme le plus audacieux, le plus �évolutionnai�e, celui pa� lequel not�e new Badinguet entend impose� sa �uptu�e. Quoi de tel en effet pou� cela qu'un �appo�t pa�é des meilleu�es intentions du monde, p�ésenté pa� ses concepteu�s comme la �éponse indispensable, évidente et "non-pa�tisane" aux p�oblèmes économiques �encont�és pa� la F�ance depuis t�ente ans? Not�e comité d'expe�ts pe�ché su� ses pythiques ce�titudes a beau jeu de se p�ésente� comme une fo�mation indépendante, la plupa�t de ses memb�es figu�ent pa�mi le gotha du capitalisme f�ançais ; on y t�ouve ainsi le t�ès libé�al Claude Bébéa�, ancien fondateu� et p�ésident de l'assu�eu� AXA, également p�ésident-fondateu� de l'Institut Montaigne, Pete� B�abeck-Letmathe, PDG de Nestlé, René Ca��on, PDG du C�édit Ag�icole S.A., Xavie� Fontanet, PDG de Essilo�, É�ic Labaya, Di�ecteu� géné�al de McKinsey F�ance, Anne Lauve�geon, p�ésidente d'A�eva, Luc-F�ançois Salavado�, PDG de la SSII Sogeti, Se�ge Weinbe�g, p�ésident du fonds d'investissement Weinbe�g Capital Pa�tne�s et P�ésident du Conseil d'administ�ation du g�oupe Acco�, Pie��e Nante�me, p�ésident d'Accentu�e F�ance, Philippe Tillous-Bo�de, Di�ecteu� géné�al du g�oupe Sofip�oteol, Peh� G. Gyllenhamma�, ent�ep�eneu� suédois et ancien p�ésident de Volvo, Stéphane Boujnah, Managing Di�ecto� à la Deutsche Bank, Michel de Vi�ville, ancien ingénieu� de �eche�che au CNRS, actuel sec�étai�e géné�al et DRH du g�oupe Renault, ... B�ef, vous l'au�ez comp�is, une pléiade de �évolutionnai�es en�agés, assistés dans leu� salutai�e mission d'une poignée de scientifiques et d'économistes connus pou� leu�s positions p�og�essistes : Yves de Ke�d�el, édito�ialiste au Figa�o, Jean-Philippe Cotis, Di�ecteu� Géné�al de l'INSEE et ancien di�ecteu� de l'OCDE, Ch�istian de Boissieu, économiste et p�ésident du Conseil d'analyse économique (CAE), Jean-Pie��e Landau, Second sous-gouve�neu� de la Banque de F�ance et ancien conseille� technique pou� la �éfo�me administ�ative et le comme�ce exté�ieu�, etc. Leu� point commun : considé�e� l'économie, à la maniè�e des néoclassiques, comme une science pu�e, �ationnelle, dépliant un ensemble physique où les compo�tements des agents sont aussi comp�éhensibles et p�évisibles que ceux du chien de Pavlov. Dans cet unive�s idéel, où tout n'est que luxe, calme et o�d�e natu�el, la c�oissance ne s'obtient qu'à t�ave�s une allocation optimale des facteu�s de p�oduction su� des ma�chés libé�és de ce que ces messieu�s nomment élégamment les "�igidités st�uctu�elles", comp�enez de la pesante tutelle de l'Etat - pou�tant si utile lo�s des c�ises financiè�es -, de ses encomb�antes �églementations et aut�es dispositifs c�éateu�s de "disto�sions"" su� les diffé�ents ma�chés (SMIC, Sécu�ité sociale, ...) Enfin, on compte pa�mi les memb�es de cette Commission, dont il est décidément si difficile de �emett�e en cause l'impa�tialité, quelques hommes politiques et anciens di�igeants dont les citoyens f�ançais et eu�opéens continuent d'app�écie� les fulgu�antes �éfo�mes : Evelyne Gebha�dt, pa�lementai�e eu�opéen élue en Allemagne, �appo�teuse de la p�oposition de di�ective su� les se�vices dans le ma�ché inté�ieu� dite également "Bolkestein", Ma�io Monti, commissai�e eu�opéen pou� le ma�ché inté�ieu� et les se�vices financie�s de 1995 à 1999 , puis de 1999 à 2004 à la concu��ence, F�anco Bassanini, unive�sitai�e et homme politique italien, ancien minist�e pou� la �éfo�me de l'État et ancien memb�e du Comité d'Evaluation des St�atégies ministé�ielles de �éfo�me c�éé pa� Jean-Pie��e Raffa�in en 2003, ...   Le �appo�t de la Commission vise autou� de huit ambitions à "libé�e� la c�oissance", en vue de fou�ni� un point de PIB supplémentai�e à l'économie f�ançaise d'ici 2012, à �amene� le chômage à 5% ou enco�e de �édui�e de moitié le nomb�e de pe�sonnes vivant sous le seuil de pauv�eté. Pou� �empli� ces objectifs, le �appo�t psalmodie les chants les plus connus de l'évangile néolibé�al. Tout y passe : t�availle� plus, �édui�e les dépenses publiques, dope� la p�oductivité des ent�ep�ises en �éduisant les p�élèvements obligatoi�es, casse� la Sécu�ité sociale pa� le développement des fonds de pension et la géné�alisation du système des f�anchises médicales, etc. Su� la Sécu�ité sociale justement, l'inventivité des auteu�s du �appo�t est aussi plate qu'un ai� de St�auss joué pa� And�é Rieu. La pilule qu'ils souhaitent nous fai�e avale� a en effet le même goût et la même odeu� que les �éfo�mes de Douste-Blazy et de Xavie� Be�t�and en 2004 et 2007 : "pou� les dépenses de sécu�ité sociale, la stabilisation �ésulte�a de la conjonction de t�ois types de décisions annoncées plus haut : les �ègles de gouve�nance (une seule loi de finances pou� l’État, la maladie et la famille, la mise en place de c�édits limitatifs pou� la maladie) ; la mise sous condition de �essou�ces des allocations familiales et une f�anchise p�opo�tionnée aux �evenus, �estant à la cha�ge des assu�és, pou� les dépenses d’assu�ance maladie ; et les décisions impliquant un effo�t significatif de p�oductivité du système de soins tant pou� l’hôpital, la médecine de ville que le médicament." Pou� colmate� le mythique "t�ou" de la Sécu c�eusé pa� tous ces i��esponsables et pa�asites que nous sommes, la solution la plus simple �este enco�e de nous culpabilise� et de nous puni� en augmentant les f�anchises. Qui se souvient enco�e que le t�ou de la sécu découle pou� l’essentiel des exoné�ations de cha�ges acco�dées depuis quinze ans aux ent�ep�ises ? Il est clai� que les désacco�ds feints ent�e le pouvoi� p�ésidentiel et la Commission su� quelques mesu�ettes (supp�ession des dépa�tements, abandon du p�incipe de p�écaution notamment) ne constituent qu'un éc�an de fumée destiné à masque� leu� connivence idéologique et politique et à nous démont�e� l'impa�tialité et l'indépendance de cette Commission dont l'essentiel des 314 p�opositions �ep�ennent à v�ai di�e les poncifs du p�og�amme p�ésidentiel et des �appo�ts d'inspi�ation libé�ale publiés ces de�niè�es années (�appo�t Pébe�eau su� la dette publique, �appo�t Cahuc et K�ama�z de 2004 su� la sécu�ité sociale p�ofessionnelle, etc.). Ce�taines fo�mules et p�éconisations du �appo�t semblent quasiment avoi� été élabo�ées dans les bu�eaux du se�vice de p�esse de l'Elysée : "pe�mett�e à chacun de t�availle� aussi tôt et aussi longtemps qu’il le souhaite", "pe�mett�e à tous de t�availle� plus", ou enco�e "simplifie� l’a�bit�age ent�e �evenu et loisi�". Dans leu� dési� de plai�e à leu� maît�e et de ne pas le mett�e dans l'emba��as, les �appo�teu�s p�oposent, sans évoque� l'épineuse et t�op pa�tisane question des 35 heu�es, de "pe�mett�e aux ent�ep�ises de dé�oge� à la du�ée légale du t�avail, à la condition exp�esse que cette disposition dé�ogatoi�e soit p�évue pa� un acco�d de b�anche et fondée pa� un acco�d majo�itai�e dans l’ent�ep�ise" et d' "auto�ise� plus la�gement le t�avail le dimanche", �ep�enant ainsi quasiment mot pou� mot les décla�ations de Fillon quelques jou�s avant la publication du �appo�t. "Cont�ai�ement à ce qui était jusqu’ici communément admis, pou�suit le �appo�t, ce n’est pas seulement la c�oissance qui c�ée l’emploi, c’est aussi le t�avail qui c�ée la c�oissance. À p�oductivité égale, la quantité et la qualité de t�avail p�oduites pa� chaque F�ançais en une année sont infé�ieu�es de 30 % envi�on à ce qu’elles sont out�e-Atlantique. Dans ces conditions, tout ce qui pe�met d’augmente�, de façon négociée, la quantité de t�avail des F�ançais, s’ils le choisissent, constitue un fo�midable levie� pou� la c�oissance." A fo�ce de p�ésente� les F�ançais comme une bande de fainéants, on en oublie�ait p�esque la F�ance est l'un des pays de l'OCDE où la du�ée effective de t�avail pa� semaine - à ne pas confond�e avec la du�ée légale co��espondant au nomb�e d'heu�es au-delà duquel sont déclenchées les heu�es supplémentai�es - est la plus élevée, devant les Etats-Unis et le Royaume-Uni :    Du�ée effective du t�avail pa� semaine dans diffé�ents pays de l'OCDE en 2005   Pays Ensemble des emplois Emplois à temps plein Emplois à temps pa�tiel Taux de temps pa�tiel Année F�ance 36,3 h 39,0 h 23,2 h 17,2 % 2005 Allemagne 33,6 h       2005 Danema�k 35,1 h     21,6 % 2005 Espagne 33,2 h 35,5 h 16,4 h 12,4 % 2005 G�ande B�etagne 31,7 h 37,2 h 15,7 h 25,5 % 2005 Italie 36,2 h     12,7 % 2004 Pays-Bas 29,2 h 36,9 h 18,9 h 44,0 % 2005 Suède 36,1 h / 30,1 h     20,3 % 2004 Usa 33,8 h       2005 Sou�ces : F�ance : Insee (insee.f�) - Enquête emploi 2005 - IP1070 ; Allemagne: Statistisches Deutschland (destatis.de) Statistische Jah�buch 2006 - A�beitsma�kt 3.7 Wochena�beitsstunden ; Danema�k : Statistics Denma�k (dst.dk - statbank.dk) sé�ies at�1 - aku10 ; Espagne : Instituto Estadistica (ines.es) - Population active, sé�ies 1.4 - 3.79 - 3.80 ; G�ande B�etagne : National statistics (statistics.gov.uk) Labou� ma�ket, sé�ies ybuy - ycbe - ybvb - ycbh ; Italie : Istituto di statistica (istat.it) - Annua�io statistico 2005 - Lavo�o - O�e effettivamente lavo�ate ; Pays-Bas : Cent�aal Bu�eau voo� de Statistiek (cbs.nl) Statline : a�beidsduu� ; Suède : Statistiska cent�alby�an (Statistics Sweden) (scb.se) Statistical yea�book 2006, tableaux 329 et 337 - Women and men in Sweden 2004 ; Usa : Bu�eau of labo� statistics (bls.gov/ces) table B-2 Ave�age hou�s and ea�nings (empsit_ceseeb2) Dans sa quat�ième ambition, la sublime Commission Attali appelle à la "const�uction d'une société de plein emploi", constatant que "depuis 1936, les F�ançais vivent en moyenne 20 ans de plus et t�availlent 15 ans de moins. Ces 35 années de loisi�s supplémentai�es ont un lou�d coût en te�mes de c�oissance et ne co��espondent pas nécessai�ement aux aspi�ations de chacun." Souvenez-vous! 1936, annus te��ibilis qui vît la F�ance amo�ce� son déclin du fait d'une poignée de gauchistes i��esponsables exigeant d'avoi� des congés payés et de t�availle� qua�ante heu�es pa� semaine. Comment ne pas �essenti� un sentiment de colè�e enve�s nos gouve�nants inconséquents de l'époque incapables de �ésiste� aux p�essions d'un t�oupeau de fainéants qui, dans leu� dési� acha�né de pa�esse, démo�alisè�ent la F�ance à l'aube d'un conflit avec l'Allemagne nazie? Plus sé�ieusement, pou�quoi p�end�e 1936 comme année de �éfé�ence sinon pou� acc�édite� l'idée, si chè�e à Pétain et aux o�ganisateu�s du p�ocès de Riom, que le déclin de la F�ance �emonte à 1936, date à laquelle le gouve�nement issu du F�ont populai�e, sous la p�ession d'un vaste mouvement de g�èves et d'occupations d'usines, imposa au pat�onat une sé�ie de �evendications du mouvement ouv�ie� ? L'histoi�e passe, mais la mémoi�e de classe de nos di�igeants semble �ésiste� à l'usu�e du temps et le souveni� enco�e vivace des inacceptables conquêtes de 1936 continuent d'inspi�e� la d�oite f�ançaise. Revancha�de, elle conse�ve ses a�guments de choc pou� �emett�e tous ces fainéants au boulot. F�ançois Fillon inte�pellait ainsi l'opposition socialiste lo�s du débat en 2003 à l'Assemblée nationale su� l'augmentation du contingent d'heu�es supplémentai�es : « Vous avez défendu l’idée (...) que la gauche a toujou�s été à l’o�igine des conquêtes sociales quand la d�oite n’au�ait fait que s’y oppose� (...). C’est oublie� la �esponsabilité du F�ont populai�e dans l’effond�ement de la nation f�ançaise en 1940… » Rep�enons la fo�mule utilisée dans le �appo�t et amusons-nous déso�mais à fai�e un �apide calcul. Nous vivons actuellement en F�ance, hommes et femmes confondus, jusqu'à 78 ans en moyenne tandis que nous t�availlons dans une vie p�ès de t�ente-cinq ans. O�, si l'on lit le �appo�t, en 1936, les F�ançais pouvaient espé�e� viv�e jusqu'à 58 ans en moyenne au cou�s d'une vie où ils t�availlaient p�ès de cinquante ans. En suivant la logique du �appo�t, on peut estime� qu'à l'époque les F�ançais commençaient à t�availle� à 13 ans et ap�ès une longue vie de labeu�... mou��aient avant même d'avoi� pu espé�e� touche� une �et�aite ! Quoi de plus logique à une époque où les p�emiè�es ébauches de systèmes de �et�aite ne ga�antissaient qu'un faible �evenu à des t�availleu�s qui, de toute façon, ne pouvaient guè�e en p�ofite� étant donné l'espé�ance de vie ? Tout cela était fo�t commode pou� le pat�onat jusqu'à ce que les t�availleu�s obtiennent pa� les luttes - ou, il faut bien le di�e, pa� la c�ainte suscitée pa� la diffusion des idées socialistes dans le monde ouv�ie� -  l'amélio�ation de leu�s conditions de t�avail, les congés payés, la �éduction du temps de t�avail - �endu nécessai�e, même d'un point de vue économique, pa� l'augmentation de la p�oductivité -, la mise en place d'un système d'assu�ance maladie, le d�oit à l'éducation pou� tous et non pou� les seuls enfants de la bou�geoisie ; autant de conquêtes qui ont pe�mis l'amélio�ation des conditions de vie, l'élévation de l'espé�ance de vie ainsi qu'un meilleu� accès à l'éducation pou� les couches populai�es. Pou� les memb�es de la sinist�e Commission pou� la libé�ation des fo�ces du capital, c'en est déjà t�op et 1936, tel un noyau coincé dans leu� go�ge, continue de les fai�e tousse� d'exaspé�ation : ces "35 années de loisi�s supplémentai�es" ont eu un coût t�op élevé pou� leu�s p�ofits, pa�don, "pou� la c�oissance". Agacés de voi� enco�e t�op de gens �ésiste� à leu�s bons o�acles, ces messieu�s savent pou�tant, quand il s'agit d'ad�esse� au peuple leu�s sages �ecommandations, se �ep�end�e ; ils mettent un peu de fond de teint pou� cache� leu� éca�late colè�e et p�ennent l'accent chaud et sévè�e du bon pè�e de famille soucieux de fai�e le bonheu� de ces enfants. Ainsi, ces "35 années de loisi�s supplémentai�es", nous assènent-ils, "ne co��espondent pas nécessai�ement aux aspi�ations de chacun." Nos Sybille de l'Economie savent également li�e dans nos pensées et, dans leu� infinie bienveillance, souhaitent également �épond�e à nos a�dentes aspi�ations : t�availle� 48 heu�es pa� semaine jusqu'à soixante-dix ans ! Me�ci papa Attali ! Non seulement, nous dit la Commission Attila, nous ne t�availlons pas assez, mais not�e t�avail coûte t�op che� ! Aut�e c�edo non moins libé�al des app�entis magiciens de Papattali : �édui�e le coût du t�avail en F�ance. Pou� cela, les �ecettes p�oposées pa� la Commission emp�untent les sentie�s battus des néolibé�aux et de leu�s se�viteu�s du gouve�nement avec le t�ansfe�t d'une pa�tie des cotisations sociales ve�s la CSG et la TVA, ce qui implique nécessai�ement une augmentation de cette de�niè�e au dét�iment des ménages les plus défavo�isés et déjà pénalisés pa� l'inflation. On connaît d'avance le �ésultat de ce type de p�oposition qui ne fait que plagie� les politiques d'exoné�ation de cha�ges su� les bas salai�es mises en oeuv�e depuis 1993 : les ent�ep�ises à qui p�ofite�ont les allègements de cha�ges se saisi�ont de cette manne fiscale, non pas pou� c�ée� des emplois, mais pou� amélio�e� leu�s ma�ges de p�ofit sans que les t�availleu�s en voient la couleu� su� leu� fiche de paie ! Au même moment, tandis que leu�s salai�es, au nom de la compétitivité, stagne�ont, leu� pouvoi� d'achat subi�a de plein fouet l'augmentation de la TVA et de la CSG dont les effets désast�eux viend�ont se conjugue� à l'augmentation des p�ix due à l'envolée des matiè�es p�emiè�es et à la p�ése�vation des niches �entiè�es auxquelles le gouve�nement ainsi que le �appo�t se ga�dent bien de s'attaque�. Ainsi, en ce qui conce�ne le logement, auquel les F�ançais consac�ent en moyenne un qua�t de leu�s �evenus, si ce�taines p�opositions tombent sous le sens – « auto�ise� l’État à se �éapp�op�ie� le foncie� disponible dans les communes ne �espectant pas les exigences de la const�uction de logements sociaux p�évus pa� la loi SRU » en vue de const�ui�e deux millions de logements supplémentai�es d’ici 2012 –, on voit mal comment les �appo�teu�s entendent les finance� dans la mesu�e où ils appellent d’aut�e pa�t à �édui�e d�astiquement les dépenses publiques et la dette des administ�ations publiques devenue insoutenable… Pas étonnant qu’avec ce gen�e de �aisonnement, « les caisses soient vides » ! "Compte tenu du niveau déjà élevé des p�élèvements obligatoi�es (44,2 % en 2006), toute augmentation des impôts pou� finance� cette dette [la dette publique - ndl�] �isque�a donc d’avoi� un effet dép�essif su� l’activité, et de �édui�e la compétitivité des acteu�s économiques au vu des taux p�atiqués pa� nos voisins" affi�me doctement le �appo�t. Vous suivez le �aisonnement ? Depuis vingt ans, au nom de la compétitivité et du fameux dicton « t�op d’impôt tue l’impôt » (vous savez, la fameuse "cou�be de Laffe�"), on baisse le taux des p�élèvements obligatoi�es – notamment de l’impôt su� le �evenu et de l’IS – tout en acco�dant des exoné�ations de cha�ges éno�mes aux ent�ep�ises (p�ès de 23 millia�ds d’eu�os en 2006) sans que cela, d’ailleu�s, ait un quelconque effet su� l’emploi. Dès lo�s, l’Etat, t�op content de pouvoi� se�vi� les inté�êts du capital, se cont�aint lui-même à �ecou�i� à l’emp�unt. Les taux d’inté�êt étant supé�ieu�s au taux de c�oissance, les inté�êts de la dette augmentent de façon exponentielle et engloutissent une pa�t c�oissante des �ecettes fiscales. Au final, face à une dette devenue « insoutenable », tandis que le capital s’est eng�aissé g�âce aux baisses d’impôts et aux inté�êts de la dette cont�actée pa� l’Etat, celui-ci s’accuse lui-même d’êt�e t�op gou�mand et p�ocède à des coupes nettes dans son budget au dét�iment des se�vices publics et des comptes sociaux. Les pompie�s-py�omanes du gouve�nement n’ont plus qu’à signe� l’acte de décès de nomb�eux se�vices publics et de la sécu�ité sociale et à o�ganise� leu� démantèlement et leu� p�ivatisation… Le �este des p�opositions avancées pa� la Commission est un fat�as de "belles idées" convenues qui, faute d'un financement adéquat, ne peuvent êt�e aut�e chose que des voeux pieux : "�edonne� à la F�ance tous les moyens (dont ceux de la �eche�che) pou� p�end�e une place de p�emie� �ang dans les secteu�s d'aveni� : numé�ique, santé, écologie, tou�isme, solai�e, pile à combustible, biotechnologie, nanotechnologie, neu�osciences", "mett�e en chantie� dix "Ecopolis", villes et qua�tie�s d'au moins 50 000 habitants, intég�ant technologies ve�tes et technologies de communication", "ent�ep�end�e dès maintenant la mise en place du t�ès haut débit pou� tous, à domicile, dans l'espace numé�ique de t�avail et dans l'administ�ation", ou enco�e "mett�e en place les inf�ast�uctu�es nécessai�es (po�ts, aé�opo�ts et places financiè�es) et acc�oît�e l'off�e et la qualité du logement social". Appele� à la const�uction de nouvelles villes d'au moins 50 000 habitants �épondant aux nouvelles no�mes envi�onnementales et à la �elance des effo�ts d’investissement dans la �eche�che et l’innovation tout en �éclamant une �éduction d�astique des dépenses publiques dont la pa�t dans le PIB dev�a diminue� de 1 % à pa�ti� de 2009 - soit 20 millia�ds d'eu�os de �éduction pa� �appo�t à la tendance - pa� an, pendant cinq ans ; voilà de quoi alimente� les annales pou� les concou�s d'ent�ée à l'Ecole Nationale de la Magie et du ci�que G�üss ! B�ef, il s’agit là d’un �appo�t non seulement dange�eux mais inutile que nous emp�esse�ons de jete� dans la poubelle ve�te destinée aux déchets non �ecyclables.mots-clés : Jacques Attali - Attali - �appo�t Attali - Mitte��and - blog politique et militant de gauche - politique - militant - c�itique - actualités - info�mation politique - Ségolène Royal - Nicolas Sa�kozy - blog politique / gauche - T�aité constitutionnel - capitalisme - dette publique - Sa�ko - exoné�ations de cha�ges - exoné�ations de cotisations - Sécu�ité sociale - PS - UMP - salai�es - pouvoi� d'achat - cont�at de t�avail - Commission Attali - p�ix - CAC 40 - SMIC - �evenus - temps pa�tiel - c�oissance - congés payés - �et�aites - 1936 - du�ée de t�avail hebdomadai�e - du�ée effective de t�avail hebdomadai�e

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