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LET’s GO ROYALS !!

Publié le 03 avril 2008 par Fabien



Reading
Ville de la banlieue londonienne, accessible après 45 minutes de train. La gare est dans le style typique des gares, avec des quais et des trains… en sortant vous avez le choix : centre ville en briques rouge ou continuer votre périple vers le stade, en bus.

FC Reading 1871
Alors qu’en France, la Commune de Paris est écrasée dans le sang, au même moment, en Angleterre, le football est en passe de devenir une industrie. Cette année-là, on baptise la Coupe d’Angleterre, et Reading FC est fondé. 135 ans plus tard, alors qu’en France on retire le CPE, Reading obtient pour la première fois le droit d’évoluer au plus haut niveau. Au terme d’une saison de tous les records, jusqu’à présent jalonnée par 30 victoires, 102 points récoltés et 106 buts marqués. Une réussite tardive essentiellement due à deux hommes : John Madejski, le propriétaire et président du club et sutout Kingsley, la mascotte.


Reading FC à l’entraînement en 1938 : magnifique exemple de jeu sans ballon

John Madejski
Fils d’un aviateur polonais en poste à Londres durant la Seconde Guerre Mondiale, John Madejski fait fortune dans la presse écrite en lançant, au milieu des années 70, un magazine de vente de voitures. Il jette alors son dévolu sur le club de sa ville, dont il acquiert une part majoritaire en 1990.
Les Royals sont alors au bord de la banqueroute et semblent condamnés à évoluer poussivement dans les divisions professionnelles inférieures. Quelques années auparavant, le magnat de la presse Robert Maxwell avait même envisagé de fusionner Reading avec Oxford United, pour fonder un club de la vallée de la Tamise, les Thames Valley Royals. Les affluences touchent le fond (1 700 spectateurs lors d’un match contre Preston en 1982, record négatif ) et les gamins qui assistent aux matchs font des infidélités à Reading, en arborant dans les tribunes des maillots de Liverpool, de Tottenham ou d’Arsenal.

Madejski finance alors en grande partie la construction d’un nouveau stade de 25 000 places, auquel il donne son nom, et où Reading emménage en 1998 après avoir quitté le vétuste Elm Park. En cas de maintien en Premiership la saison prochaine, Madejski serait d’ailleurs prêt à porter sa capacité à 40 000 places. Surtout, sa politique, sans être spectaculaire, transforme son club en valeur sûre de la deuxième division britannique. Les Royals échouent ainsi à plusieurs reprises en play-offs, aux portes de l’élite.

Kingsley

Reconverti après son éviction au poste de mascotte du Crédit Lyonnais… Kingslet trouve refuge à Reading, où sa joie de vivre et son sens du rythme sont très apprécié. Regardez d’ailleurs comme à lui seul il incarne les festivités qui ont eu lieu après le titre en 2ème division.

En poste à Reading depuis octobre 2003, Coppell, manager atypique qui se refuse à s’engager sur des contrats supérieurs à une année, a su s’appuyer sur une équipe solidaire, mélange de jeunes talents et de vieux gladiateurs, et sur un effectif cosmopolite. On y trouve des Américains, le gardien Marcus Hahnemann et l’ailier Bobby Convey, des Islandais, Ivar Ingimarsson et Brynjar Gunnarsson (sosie de Boris Becker), le Sénégalais Ibrahima Sonko.

La Premier League
En 2006/2007, Reading réalise la 3ème meilleur performance d’un promu en Premier League en terminant 8ème et accédant ainsi à la coupe Intertoto (ils refuseront de la jouer pour préparer sereinement la saison à venir…)

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Fabien
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