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Les Mondes de Ralph

Par Ocinemaroc

Les Mondes de RalphAprès “Tron”, Disney rempile dans l’exploitation de la veine vidéoludique. Cette fois-ci, le héros est un méchant d’une borne d’arcade rétro : Ralph “la casse” qui bousille tout sur son passage… Oui mais voilà, difficile de se contenter de la boue et du mépris de ses partenaires de jeu pour être heureux. Et s’il n’avait plus envie d’être le “bad guy” ?

Partant d’un postulat vieux comme le monde et proche des films de rédemption, le dernier Disney est en réalité une petite pépite acidulée.
Le scénario, bien ficelé, implante soigneusement les rebondissements et colle une bonne dose de logique là où on aurait pu s’attendre à d’avantage de deus ex-machina – les jeux vidéo ayant souvent mauvaise presse. Pourtant, l’univers des jeux est ici justement d’une grande richesse.

Sans jamais léser les néophytes, “Les Mondes de Ralph” propose en effet des caméos et clins d’oeil en pagaille. Discrets, tels des tags référentiels à Final Fantasy (“Aerith dies !”) ou au contraire sur le devant de la scène (Bowser, Pacman, Zangrief…) on les retrouve notamment diffus dans les inspirations des divers jeux inventés pour les besoins du film. Par exemple, “Hero’s Duty” n’est pas sans rappeler bon nombre de FPS, à commencer par “Call of Duty” ou encore la saga des Metroid, dont la blonde héroïne ne s’en laisse pas compter… A l’instar de celle du film !

Car les filles ne sont pas laissées sur le bas côté de cet univers souvent machiste. Penelope, la petite fille, alterne blagues pipi-caca et véritables compétences, tandis que l’overdose de sucre du monde “Sugar Rush” touche aussi bien des joueurs/pilotes garçons que, par exemple, leurs mamans. Ralph fait le choix judicieux de ne perdre personne : ni les gamers des années 80, ni leurs enfants… Et ce quel que soit le sexe.

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Ici, pas de princesse en jupons à sauver, et bien que les choses restent profondément marquées par le sceau Disney, on admire tout de même une volonté de dynamiser le propos, de bousculer des murs de verre. Hormis quelques jolies scènes d’émotion, ça pétille et pope au second degré pour mieux enchanter au premier : une véritable joie familiale pour cette fin d’année.

Et si chacun peut y trouver son compte, c’est également grâce au travail dantesque fait sur l’animation. Rich Moore, le réalisateur, a notamment fait ses armes sur les séries des “Simpson” et de “Futurama” : un gage de qualité inter-générationnel. Un vieux de la vieille pour chapeauter un sacré projet. Il faut dire que plastiquement, “Les Mondes de Ralph” représentait un défi. Le film comporte par exemple quatre fois plus de personnages qu’un Disney habituel, dont beaucoup d’inédits, mais aussi des ambiances très différentes. Rendues palpables par une 3D correctement étudiée et un quasi “pixel art” pour le côté rétro, on note un résultat fort agréable. Le monde en bonbons de “Sugar Rush” est par exemple très réussi : on croirait marcher sur ces sols en brownies parsemés de noix de pécans et pouvoir boire ces mares de chocolats… De quoi prendre quelques kilos (de plaisir) dans une ambiance bon enfant.

Enfin, on notera un casting intéressant pour les voix originales, dont la remarquable Jane Lynch, coach sévère de la série “Glee”, ici héroïne de guerre et d’amour surdynamisée. Aussi, si la grisaille vous guette cet hiver, réveillez l’enfant en vous, et emmenez ceux autour de vous. Bonne humeur garantie.

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