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Côté Dujardin

Publié le 17 janvier 2012 par Xlr2603

Côté Dujardin

Bravo, The Artist.
Pas parce qu’on avait prédit à Jean D. qu’il ne ferait jamais de cinéma à cause de son faciès « trop » expressif.
Mais parce que le fait que le cinéma et la critique de 2012 encense un film qui nous plonge dans le début de l’autre siècle par son histoire, ok, mais surtout par sa technologie, son ambiance et son traitement, c’est magnifique je trouve.
Noir et blanc, muet. Et unanimement salué par le public, les critiques et maintenant les récompenses.
A l’heure des « motion captures », de la 3D, de l’overdose d’effets spéciaux, des acteurs informatisés, de cette déconnexion de la vie réelle pour t’emmener dans des univers plus virtuels les uns que les autres, c’est un « back to the basics » qui triomphe.

Réfléchis, ça serait une bonne idée d’appliquer cette recette à tout ce qui se passe dans nos petites vies d’aujourd’hui, non?
Si on refaisait comme avant, pour plein de choses?
Si on arrêtait la course, pour ralentir et profiter?
Si on stoppait nos insatisfactions perpétuelles, pour se contenter?
Si on faisait plus simple, pour se déstresser?
Si on faisait moins vite, pour apprécier?
Moins de technologie, plus de nature?
Moins de connections, plus de connectivité?
Moins d’amis virtuels sur l’écran, plus de rires en vrai?
Moins d’agences de notation, d’indices boursiers, de marchés, plus de qualité de vie?
Moins de pouvoir, plus de potentiel?
Moins de performance, plus de sens?
Tu vois, comme avant, quand on avait du temps ou qu’on en prenait.
Quand 24 heures suffisaient dans une journée.
Quand nos enfants, on s’en occupait.
Quand c’était pas la crèche, la garderie, la télé et le pc qui les élevaient.
Quand on ne gérait pas ses amis avec un agenda d’indisponibilités.
Quand les fruits et les légumes avaient du goût.
Quand tous les kids avaient rencontré une vraie vache, un vrai cochon, un vrai poisson, un pommier.
Quand on se respectait.
Quand il existait encore « une conscience collective ».
Quand tu savais vivre sans un téléphone.
Quand les enfants savaient faire une liste au père noël, pleine d’envies.

T’as pas envie?
Tu vois, juste reprendre contact avec ces choses là, et celles qui les accompagnent.
Parce que parfois, un regard en arrière, c’est très moderne.
Parce qu’aujourd’hui, le monde en couleurs chatoyantes, je ne suis pas sûr qu’il soit devant.

Et comme dirait Jean, en reprenant Douglas Fairbank: « ………………………….. »

Xavier, Humoresque (film muet, 1920)



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