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“Pauline” - Alexandre Dumas

Par Belledenuit11

“Pauline” - Alexandre DumasLu dans le cadre du Club de Lecture des Bloggeuses pour le 1/05/2008

“Quel est le secret que cache Pauline ? Pourquoi fuit-elle le regard d'autrui ? Quel drame creuse son visage et altère son teint ?

“Personne n'ignore par expérience que le danger inconnu est mille fois plus saisissant et plus terrible que le péril visible et matérialisé“, confie Pauline. En épousant le Comte Horace de Beuzeval, un homme diabolique, la jeune femme a signé son arrêt de mort : chaque jour est devenu synonyme d'angoisse et d'effroi…

Ecrit dans la veine du roman noir anglais, ce récit d'aventures, d'amour et de mystère porte en germe tous les grands ressorts du futur chef-d'oeuvre de l'auteur : Le Comte de Monte-Cristo.”

Comme on le dit, “il faut battre le fer tant qu'il est encore chaud” mais n'ayant pas eu le courage de vous mettre mes impressions hier soir (après avoir terminé ce livre il me fallait l'assimiler tant la fin est prenante), voila ce que je peux vous en dire ce matin.

Même si l'histoire de “Pauline” est un peu longue à venir (il faut attendre le chapitre 7 pour qu'Alfred de Nerval en face le récit), la lecture en est très plaisante.

Alexandre Dumas démarre l'histoire en contant les derniers moments de la vie de l'héroïne. On la découvre au fil des premières pages par les yeux de l'auteur qui la trouve frêle, malade. Par ailleurs, elle se cache sous un voile lors de ses sorties pour éviter d'être reconnue.

Pourquoi ?

La réponse à la question se fera plus tard par Alfred de Nerval, l'amoureux transi qui n'a rien avoué à sa Belle lors de leur première rencontre (bien des années auparavant) du fait de leur différence de classe sociale.

“(…) vous savez que je vous ai aimée jeune fille (…), vous savez que mon défaut de fortune seul m'a empêché d'aspirer votre main (…)”

Après l'avoir retrouvée des années plus tard, Alfred de Nerval retrouve une femme défaite, souffrante. Il devient alors son protecteur, “son frère” par obligation. Il a tant peur de la perdre.

“La confidence que m'avait faite Pauline me rendait sa position plus sacrée encore. Je sentis dès lors toute l'étendue que devait acquérir ce dévouement dont mon amour pour elle me faisait un bonheur; mais en même temps je compris quelle indélicatesse il y aurait de ma part à lui parler de cet amour autrement que par des soins plus empressés et des attentions plus respectueuses. Le plan convenu entre nous fut adopté : elle passa pour ma soeur et m'appela son frère (…)”

Et Pauline de confirmer : “Vous ne me parlerez plus de votre amour (…) Aux yeux du monde, vous êtes mon frère (…)”.

C'est la seule chose qu'il souhaite. Rester auprès d'elle jusqu'à la fin de sa vie. Tout au long du récit, on découvre que Pauline, à l'endroit de son mari, Horace de Beuzeval, a des sentiments qu'elle n'arrive pas à expliquer elle-même. Elle doute que ce soit de l'amour; elle ne pense pas que ce soit de la haine non plus. Cependant, elle accepte ce mariage qui l'amènera petit à petit au fond du gouffre par ce qu'elle découvre.

“Pauline” est un roman noir de part les scènes cauchemardesques que vit l'héroïne. La plume de Dumas est fine et l'on ressent le mal être et l'angoisse de la jeune femme. Lors du récit, je me suis totalement fondue en elle. Je percevais ses doutes, ses malaises; je comprenais ses interrogations. Mais en même temps, je sentais ce personnage plein de caractère et de courage.

“Pauline” est aussi un roman où sonne des notes d'amour à travers le personnage d'Alfred de Nerval, cet amour qu'il lui donne jusqu'à la fin.

Le tout en fait un roman d'exception que j'ai vraiment savouré jusu'à la dernière ligne. Et si ces quelques impressions vous ont persuadé de le lire, je vous laisse l'apprécier à sa juste valeur.


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