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Lunettes: Bachelot n'exclut pas un désengagement de la Sécu !

Publié le 15 avril 2008 par Torapamavoa Torapamavoa Nicolas @torapamavoa


Dans le genre, pour mettre le feu à la secu y'a du monde....
Quelle est cette maladie qui annonce e parfois decide avant de consulter ?
le virus UMP2 ?
Lunettes: Bachelot n'exclut pas un désengagement de la Sécu !
«Plus raisonnable de négocier d'abord»
Quant au président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant, il regrette aujourd’hui la déclaration de Roselyne Bachelot. Il affirme sur RTL que «les mutuelles redistribuent quasiment tout ce qu'elles encaissent en matière de cotisation, elles le redistribuent en prestations». «Je n'ai pas le sentiment que les mutuelles font des bénéfices» affirme Jean-Pierre Davant, soulignant que ces organisations sont «à but non lucratif». Il pense qu'«il serait plus raisonnable de négocier d'abord, entre gens raisonnables, avant de faire des déclarations de ce type».
Le PS dénonce «une privatisation annoncée» et «la fin de la sécu pour tous». Même l’UMP met un bémol, en demandant que la «couverture globale des Français» par une complémentaire soit un «préalable» à toute réforme.
Liberation.fr (avec source AFP)
Le gouvernement continue sa recherche d’économies à tous les étages. Après la tentative avortée de désengagement sur la carte famille nombreuse de la SNCF, c’est au tour cette fois carrément de la sécurité sociale. C’est la ministre de la Santé Roselyne Bachelot qui a lancé ce ballon d’essai, en jugeant possible hier que la Sécurité sociale se désengage totalement de secteurs comme l'optique qui seraient pris en charge uniquement par des complémentaires santé, à condition d'accroître la «concurrence» entre ces dernières.
«La question est posée, d'autant (...) que dans les quatre ans qui viennent de s'écouler la marge bénéficiaire de ces organismes complémentaires est passée de 12% à 23%», a justifié la ministre lors du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. «Je mets pour faire basculer des dépenses de santé vers les organismes complémentaires un certain nombre de conditions (...) D'abord les mettre en concurrence», a-t-elle ajouté. «Il faut que ça apporte un vrai outil de régulation, c'est-à-dire qu'elles fassent la preuve qu'elles ont un avantage, une valeur ajoutée par rapport au régime obligatoire».
La majorité joue au pompier pyromane
Comme la semaine dernière, avec la carte famille nombreuse, la majorité joue au pompier pyromane. Car le bémol est venu…de l’UMP. Dominique Paillé, porte-parole du parti, demande aujourd’hui que la «couverture globale des Français» soit le «préalable» à un éventuel désengagement de la Sécurité sociale dans des secteurs comme l'optique. Il a fait valoir qu'actuellement «8% des Français ne bénéficient pas des complémentaires santé» et seraient donc exclus de la prise en charge totale par les mutuelles.
La vraie opposition n’a pas tardé non plus à monter au créneau. Pour Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, le possible désengagement de la Sécurité sociale pour les frais d'optique «est une privatisation annoncée, c'est un transfert sur les familles parce qu'évidemment personne ne peut croire une seconde que devant ces charges nouvelles, les organismes complémentaires, mutuelles ou assurances, n'augmenteront pas leurs cotisations», déclare-t-il sur RTL. De son côté, Pascal Terrasse, secrétaire national du PS à la Santé, a estimé dans un communiqué que «les franchises médicales étaient le hors-d'oeuvre, nous sommes passés au plat principal avec la fin de la Sécurité Sociale pour tous».
«Plus raisonnable de négocier d'abord»
Quant au président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant, il regrette aujourd’hui la déclaration de Roselyne Bachelot. Il affirme sur RTL que «les mutuelles redistribuent quasiment tout ce qu'elles encaissent en matière de cotisation, elles le redistribuent en prestations». «Je n'ai pas le sentiment que les mutuelles font des bénéfices» affirme Jean-Pierre Davant, soulignant que ces organisations sont «à but non lucratif». Il pense qu'«il serait plus raisonnable de négocier d'abord, entre gens raisonnables, avant de faire des déclarations de ce type».

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