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La gazelle et le narcisse

Publié le 11 avril 2008 par Edlin

Narcisse_small J’ai pris conscience tout récemment de mon narcissisme. Enfin prise conscience n’est pas tout à fait exact. Car la première prise de conscience a eu lieu il y a plus longtemps. Là, c’est comme quand une évidence vous frappe le matin et que vous vous dites : « Bon sang mais c’est bien sur ! ». Dans le même temps, avoir conscience d’une chose nous permet de l’observer. Car avoir conscience de quelque chose, ne signifie pas que l’on en soit détaché… Bien au contraire. Par contre, cela permet de se voir faire, et s’il nous plait d’utiliser notre libre arbitre pour que cela s’arrête, nous le faisons.

Moi, cette structure narcissique qui m’habite, j’ai du mal à vouloir m’en séparer. Car il ne me semble pas que je sois structuré comme cela depuis l’enfance. J’ai l’impression que je suis devenu narcissique en même temps que j’ai pris confiance en moi, augmenté l’estime de moi. Et puis mon narcissisme n’est probablement pas à un niveau si élevé que ça dans l’échelle du Narcisse. Puisque selon le Mythe, Narcisse se serait suicider en comprenant qu’il ne pourrait jamais tomber amoureux d’une autre personne que de lui-même. Une autre version nous dit que c’est à force de voir son image se refléter dans l’eau d’un lac, que se trouvant si beau et se penchant de plus en plus, attiré par sa propre image, qu’à la fin il tomba dans l’eau et se noya.

J’ai donc un niveau de narcissisme que j’évaluerai à 5 sur une échelle de 1 à 10. Je ne pourrai pas moi non plus tomber amoureux de moi, car je ne crois pas à l’amour éternel. Par contre je sais que le narcissisme offre au narcisse une force de séduction importante. Un charisme certain. Je croix que si quelqu’un se pense beau, alors il apparait beau. Tout comme quelqu’un qui se trouve un problème physique quelconque, et le pense, l’envoie en quelque sorte en même temps que son image. Par un langage inconscient. Le charisme du narcisse lui, envoie des messages subliminaux « Regardez comme je suis beau, charmant, et désirable ». Alors que le complexé enverra « Je suis là devant vous, mais s’il vous plait, ne me regardez pas dans les yeux ou vous verrez que j’ai un léger strabisme ».

Immanquablement la personne en face le verra, et saura consciemment ou pas que c’est un complexe pour l’autre. Le narcisse peut lui aussi avoir un léger strabisme. Mais au contraire du complexé qui pense que c’est une tare, il sait que cela lui donne un charme supplémentaire. Mon narcissisme ne m’apparait pas nuisible à autrui. Enfin, c’est surement plus les autres qui pourraient en décider, mais mise à part des reproches sur mon égoïsme et sur le côté monstrueux de cet homme qui veut se faire aimer, cette structure ne m’empêche pas de m’intégrer socialement, au contraire.

Pourquoi alors vouloir me séparer de cette structure formée il y a quelques années, et qui fait que petit à petit, j’ai pris confiance en moi et dans mon pouvoir de séduction. En parodiant un peu, ce serait un peu l’histoire d’un mec qui se pensait une sorte de Quasimodo et qui suite à une rencontre avec une fée, avait été changé en prince. Comment ce Quasimodo pourrait avoir envie de se débarrasser de son nouveau costume ? Encore moins de renfiler celui qu’il portait avant. Le retour en arrière est difficile dans ce genre de cas. Tout comme il apparait impensable aujourd’hui de pouvoir se passer d’électricité ou encore de réfrigérateur, un narcissique ne peut pas redevenir le crapaud qu’il était, pour peu qu’il le soit devenu et non né avec comme une prédisposition. Je me demande dans quelle limite le narcissisme n’est pas quelque chose que l’on développe en même temps qu’augmente l’estime de soi. Toute la panoplie de méthodes et autres thérapies comportementales qui visent justement à améliorer notre estime de soi, ne serait-elle pas génératrice de la structure narcissique ? De toutes les manières, la prise de conscience que j’en ai actuellement me fait voir cela comme une qualité, sans en accepter les défauts. Car j’ai vu le côté nuisible de ce comportement. J’ai vu ce narcisse qui cherche à se faire aimer, et qui, une fois parvenu à son but, se retrouve bien embarrassé de l’amour qu’il a ainsi mis en œuvre et qu’il se voit dans l’incapacité de pouvoir combler complètement. Alors, il laisse une fleur qu’il avait aidé à s’épanouir à se recroqueviller sur elle-même dans des larmes de rosées.

Je vois et je comprends la déception, la colère de la fleur, mais je n’arrive pas à en prendre la totale responsabilité. Et comme dans la loi de la nature il est plein de combats, et qu’il est notoire que les lionnes chassent et mangent les gazelles et les Zébus, (même quand ils n’ont plus soif. Ndlr). Les proies savent qu’en allant au point d’eau faire le plein, que les lionnes ne sont pas loin et qu’elles chassent. Parfois les lionnes se laissent voir, sure de leur vitesse de pointe et de leurs tactiques. Se faire voir en est d’ailleurs une, les lionnes attendant que la débâcle se mette en marche pour choisir la proie la plus isolée. Pourquoi ces gazelles ne sont elles pas plus prudente ? Car en venant à l’abreuvoir elles prennent leurs responsabilités et participent à leur façon à la chasse qui s’organise. Il est évident que la métaphore ne ressemble pas vraiment à la démarche classique du séducteur sans vergogne. Mais je ne crois pas faire partie de cette race là. Non moi j’essaye de m’afficher dans la plus grande transparence possible, sans pour autant faire une description d’un monstre, j’essaye d’être le plus clair possible sur ma situation.

Dans ce sens, je suis comme la lionne qui se montre, en disant aux gazelles susceptibles, c’est le moment de vous éclipser. De plus, je ne rencontre que les gazelles qui n’hésitent pas à sortir du rang, et qui se seront approchées assez près pour que je puisse exercer mon charme et mes tactiques de séductions. Dans cette condition, je n’arrive pas à accepter l’entière responsabilité de l’amertume qui à pu naitre par la frustration ou la colère.

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Narcisse_small
J’ai pris conscience tout récemment de mon narcissisme. Enfin prise conscience n’est pas tout à fait exact. Car la première prise de conscience a eu lieu il y a plus longtemps. Là, c’est comme quand une évidence vous frappe le matin et que vous vous dites : « Bon sang mais c’est bien sur ! ». Dans le même temps, avoir conscience d’une chose nous permet de l’observer. Car avoir conscience de quelque chose, ne signifie pas que l’on en soit détaché… Bien au contraire. Par contre, cela permet de se voir faire, et s’il nous plait d’utiliser notre libre arbitre pour que cela s’arrête, nous le faisons.

Moi, cette structure narcissique qui m’habite, j’ai du mal à vouloir m’en séparer. Car il ne me semble pas que je sois structuré comme cela depuis l’enfance. J’ai l’impression que je suis devenu narcissique en même temps que j’ai pris confiance en moi, augmenté l’estime de moi. Et puis mon narcissisme n’est probablement pas à un niveau si élevé que ça dans l’échelle du Narcisse. Puisque selon le Mythe, Narcisse se serait suicider en comprenant qu’il ne pourrait jamais tomber amoureux d’une autre personne que de lui-même. Une autre version nous dit que c’est à force de voir son image se refléter dans l’eau d’un lac, que se trouvant si beau et se penchant de plus en plus, attiré par sa propre image, qu’à la fin il tomba dans l’eau et se noya.

J’ai donc un niveau de narcissisme que j’évaluerai à 5 sur une échelle de 1 à 10. Je ne pourrai pas moi non plus tomber amoureux de moi, car je ne crois pas à l’amour éternel. Par contre je sais que le narcissisme offre au narcisse une force de séduction importante. Un charisme certain. Je croix que si quelqu’un se pense beau, alors il apparait beau. Tout comme quelqu’un qui se trouve un problème physique quelconque, et le pense, l’envoie en quelque sorte en même temps que son image. Par un langage inconscient. Le charisme du narcisse lui, envoie des messages subliminaux « Regardez comme je suis beau, charmant, et désirable ». Alors que le complexé enverra « Je suis là devant vous, mais s’il vous plait, ne me regardez pas dans les yeux ou vous verrez que j’ai un léger strabisme ».

Immanquablement la personne en face le verra, et saura consciemment ou pas que c’est un complexe pour l’autre. Le narcisse peut lui aussi avoir un léger strabisme. Mais au contraire du complexé qui pense que c’est une tare, il sait que cela lui donne un charme supplémentaire. Mon narcissisme ne m’apparait pas nuisible à autrui. Enfin, c’est surement plus les autres qui pourraient en décider, mais mise à part des reproches sur mon égoïsme et sur le côté monstrueux de cet homme qui veut se faire aimer, cette structure ne m’empêche pas de m’intégrer socialement, au contraire.

Pourquoi alors vouloir me séparer de cette structure formée il y a quelques années, et qui fait que petit à petit, j’ai pris confiance en moi et dans mon pouvoir de séduction. En parodiant un peu, ce serait un peu l’histoire d’un mec qui se pensait une sorte de Quasimodo et qui suite à une rencontre avec une fée, avait été changé en prince. Comment ce Quasimodo pourrait avoir envie de se débarrasser de son nouveau costume ? Encore moins de renfiler celui qu’il portait avant. Le retour en arrière est difficile dans ce genre de cas. Tout comme il apparait impensable aujourd’hui de pouvoir se passer d’électricité ou encore de réfrigérateur, un narcissique ne peut pas redevenir le crapaud qu’il était, pour peu qu’il le soit devenu et non né avec comme une prédisposition. Je me demande dans quelle limite le narcissisme n’est pas quelque chose que l’on développe en même temps qu’augmente l’estime de soi. Toute la panoplie de méthodes et autres thérapies comportementales qui visent justement à améliorer notre estime de soi, ne serait-elle pas génératrice de la structure narcissique ? De toutes les manières, la prise de conscience que j’en ai actuellement me fait voir cela comme une qualité, sans en accepter les défauts. Car j’ai vu le côté nuisible de ce comportement. J’ai vu ce narcisse qui cherche à se faire aimer, et qui, une fois parvenu à son but, se retrouve bien embarrassé de l’amour qu’il a ainsi mis en œuvre et qu’il se voit dans l’incapacité de pouvoir combler complètement. Alors, il laisse une fleur qu’il avait aidé à s’épanouir à se recroqueviller sur elle-même dans des larmes de rosées.

Je vois et je comprends la déception, la colère de la fleur, mais je n’arrive pas à en prendre la totale responsabilité. Et comme dans la loi de la nature il est plein de combats, et qu’il est notoire que les lionnes chassent et mangent les gazelles et les Zébus, (même quand ils n’ont plus soif. Ndlr). Les proies savent qu’en allant au point d’eau faire le plein, que les lionnes ne sont pas loin et qu’elles chassent. Parfois les lionnes se laissent voir, sure de leur vitesse de pointe et de leurs tactiques. Se faire voir en est d’ailleurs une, les lionnes attendant que la débâcle se mette en marche pour choisir la proie la plus isolée. Pourquoi ces gazelles ne sont elles pas plus prudente ? Car en venant à l’abreuvoir elles prennent leurs responsabilités et participent à leur façon à la chasse qui s’organise. Il est évident que la métaphore ne ressemble pas vraiment à la démarche classique du séducteur sans vergogne. Mais je ne crois pas faire partie de cette race là. Non moi j’essaye de m’afficher dans la plus grande transparence possible, sans pour autant faire une description d’un monstre, j’essaye d’être le plus clair possible sur ma situation.

Dans ce sens, je suis comme la lionne qui se montre, en disant aux gazelles susceptibles, c’est le moment de vous éclipser. De plus, je ne rencontre que les gazelles qui n’hésitent pas à sortir du rang, et qui se seront approchées assez près pour que je puisse exercer mon charme et mes tactiques de séductions. Dans cette condition, je n’arrive pas à accepter l’entière responsabilité de l’amertume qui à pu naitre par la frustration ou la colère.

Le narcissique vit plutôt bien son état, et moi j’ai l’impression de mieux vivre depuis que je l’ai attrapé. Un peu comme on contracte un virus. Qui sait d’ailleurs, si les pathologies psychologiques ne sont pas aussi transmissibles, à la manière des virus. Ce n’est pas par la salive ou les postillons, encore moins par contact sanguin que ces virus se transmettraient, mais plutôt par la parole, et par les mots.

Je terminerais par une Tautologie :

L'état narcissique se vit beaucoup mieux que celui de complexé !!


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