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Comme promis, voici les photos de l’album préféré...

Publié le 26 mai 2013 par Mmepastel

Comme promis, voici les photos de l’album préféré d’Anne Brouillard, L’Orage.

Il lui a pris huit ans. Certes, elle ne s’est pas consacrée huit années durant à sa réalisation, mais elle a expliqué qu’entre le moment où l’idée lui est venue et le jour où il est vraiment né, ce long temps s’est écoulé. Il est de ces oeuvres qui tiennent particulièrement à coeur, auxquelles on songe de manière récurrente, que l’on fantasme, pour lesquelles on tâtonne, sur lesquelles on vient puis revient, qu’on peaufine, qu’on laisse reposer. Ces oeuvres extrêmement personnelles, qui veulent exprimer quelque chose d’intime, ici relevant de l’enfance, que l’on n’a jamais assez bien faites.

Je vous ai pris en photos (pas terribles) quelques pages pour vous convaincre de la beauté de cet album sans parole. On voit la construction très réfléchie de l’ensemble : on commence par la véranda, nimbée d’une lumière spéciale, celle qui précède l’orage ; une porte ouverte nous invite à entrer plus avant dans la maison, là où repose le chat auprès du piano. L’autre chat, le noir, s’est risqué dehors, il rentrera quand la menace se précisera par une fenêtre ouverte. Le ciel s’obscurcit, et la maison se teinte de couleurs contrastées. Le chat endormi s’éveille, et bientôt rejoint par son comparse, il se réfugie sous une chaise, effrayé par le tonnerre et les éclairs, superbement rendus dans les deux images avec la cafetière. Puis, tout s’apaise, on retrouve la véranda illuminée d’un soleil neuf, et dans le miroir, on aperçoit les deux enfants surpris par l’orage regagner enfin leur maison.

C’est tout bête, c’est une histoire de rien, mais cet album est saisissant. Il parle de l’intérieur comme abri envers une nature soudain incontrôlable et effrayante -vous savez, la joie d’être dedans quand le vent et la pluie se déchaînent dehors, joie enfantine répandue, joie qui a certainement à voir avec quelque chose de très archaïque en nous (le ventre de la mère etc…)- bref, du mélange de peur et de réconfort que l’on sent en même temps. La nature qui attaque subitement est également source d’émerveillement puisqu’elle permet toutes ces variations de lumières qui transforment le connu et le banal en scènes inédites, obscurcies par le ciel sombre ou blanchies par l’éclairage cru et fugitif d’un éclair… On glisse alors vers l’inquiétante étrangeté… Pour vitre se remettre de ses émotions et retrouver le soleil et le vert tendre du gazon qui scintille par la fenêtre.

Un superbe album.

  • #Anne Brouillard
  • #Illustration
  • #Peinture
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