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Palme d’Or 2013

Publié le 26 mai 2013 par Desfilmsetdesmots @DfilmsetDmots

21000447_20130422161538164_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEuphorisant, enthousiasmant, prometteur, énervant, décevant, inattendu, humide, lent, élégant, kitch, vulgaire, populaire, ensoleillé, capricieux, généreux, snob, fatiguant, ennivrant, joyeux… Voici quelques unes des très nombreuses émotions ressenties au cours de ces quelques jours passés au Festival de Cannes, où chaque jour annonçait son lot de surprises, bonnes ou mauvaises : les longues heures d’attente dans l’espoir de pouvoir assister à la projection des films en compétition, parfois récompensées (j’ai ainsi pu assisté au passable Jeune et Jolie de François Ozon), parfois vaines (les 2 heures d’attente sous une pluie diluvienne pour voir Jimmy P. d’Arnaud Desplechin me restent encore en travers de la gorge… et cela n’a rien avoir avec l’angine attrapée en guise de souvenir!) ; la merveilleuse découverte du dernier documentaire de Marcel Ophüls, Un voyageur, en présence du réalisateur – dont je vous reparlerai forcément, coup de coeur oblige! ; la projection de la version restaurée des Parapluies de Cherbourg dans la salle du 60ème, en compagnie de la famille Varda-Demy et de Christoph Waltz, membre du jury de la sélection officielle (et digne interprète tarantinien aux mille talents que j’aime infiniment!) ; les sentiments éprouvés à l’issue du bouleversant Like Father Like Son du japonais Hirokazu Kore-eda ; les nombreuses frustrations de ne pas pouvoir être partout à la fois, voir tous les films programmés en sélection officielle, à la Quinzaine des réalisateurs, à la Semaine de la critique, à Un Certain regard (le Sofia Coppola m’a échappée à deux reprises mais m’a ainsi permis d’apprécier l’émouvant Miele, premier film de Valeria Golino),  ne pas pouvoir assister aux conférences de presse par manque de temps (tout est question de stratégie à Cannes!) ; et au bout de 10 jours d’une intensité émotionnelle exponentielle, l’impatience de connaître les « Palmés » récompensés lors de la cérémonie de Remise des prix (et la curiosité frivole de découvrir les tenues époustoufflantes – ou complètement ratées, à l’image des films présentés -) ne nous quitte plus!

Je ne vous fais donc pas languir plus longtemps et vous présente le « bouquet final » du festival de Cannes 2013 :

Palme d’Or : La vie d’Adèle, Chapitres 1 et 2 d’Abdellatif Kechiche
Grand Prix : Inside Llewyn Davis, des frères Coen
Prix de la mise en scène : Heli, d’Amat Escalante
Prix du jury : Tel Père tel fils, de Hirokazu Kore-eda
Prix du meilleur scénario : Touch of Sin, de Jia Zhangke
Prix de la meilleure interprète féminine : Bérénice Béjo, pour Le Passé d’Asghar Farhadi
Prix du meilleur interprète masculine : Bruce Dern, pour Nebraska d’Alexander Payne

Caméra d’or : Ilo Ilo, d’Anthony Chen
Palme d’or du court-métrage : Safe, de Byoung-Gon Moon

« Nous avons écouté nos coeurs, nous avons essayés de voir quelles oeuvres y résonnaient » déclarait Steven Spielberg, président du jury, dans son discorus d’introduction. Voici donc un Palmarès réjouissant qui promet de grands moments à vivre une fois encore dans les salles obscures.
Et surtout, une belle façon de prolonger le festival… jusqu’à sa prochaine édition!


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