Magazine Médias

Mozart l’Opéra Rock…et mon frère cosmique

Publié le 28 mai 2013 par Bigreblog

Hello les gens!

Alors, je ne vous raconte pas trop en détails, en ce moment, je me sens d’humeur à pleurer. Du coup, je me refais tout: chansons, épisodes de séries, films, spectacles, tout…qui me fasse ouvrir les robinets d’eau salée.

Dimanche, j’avais comme une envie.

Un seul homme peut me faire pleurer en chantant seul sur une scène son amour perdu.

Et cet homme, c’est mon frère cosmique.

Come along and meet him.

Mozart l’Opéra Rock et moi, c’est une histoire d’amour qui roule. Elle a commencé en 2009, lorsque Maman et moi avons pour la première fois flashé sur Tatoue-moi, la première chanson issue du spectacle. Nous avons acheté l’album, et puis…les tickets.

La première fois, c’était en novembre, je m’en souviens très bien. Nous étions assis assez loin de la scène, et pourtant, nous n’avons rien perdu des notes.

Mikelangelo Loconte. L’interprète de Wolfgang Amadeus Mozart. Un italien partageant la nationalité belge, un homme de 37 ans à fleur de peau, un artiste, un vrai.

P1000213

Ce fut le coup de foudre.

Et encore, j’étais loin. Mon vrai coup de foudre, après tout, reste pour Florent Mothe.

En janvier, j’appris que la troupe revenait à Bruxelles en mai. J’offris donc le ticket à Maman pour sa fête des mères. Et cette fois, sur le ticket…nous étions…au deuxième rang.

Ce soir-là, c’est plus qu’un spectacle auquel nous avons assisté. C’est un morceau de vie.

J’ai toujours adoré Mozart. Je l’ai toujours adoré, j’ai toujours compatis avec cet enfant poussé à bout par un père un peu trop ambitieux.

Le rendre don juan et si sensible n’était qu’un coup de génie.

Les premières scènes où Mozart apparait sont des scènes où le jeune – très jeune, 17 ans à peine – compositeur flirte à tour de bras et tente de vendre sa musique à travers l’Europe. Et puis, un soir, à Paris, sa mère meurt dans ses bras, et c’est en rentrant en Autriche que Mozart, alors 20 ans, découvre que la femme qu’il aimait l’avait oublié.

Et commence alors "Je dors sur des roses". Au deuxième rang, cette chanson bouleverse, brise le coeur des spectateurs. Maman et moi nous sommes tenues la main pendant toute la chanson, et lorsque Wolfgang tombe et que le rideau se referme sur lui pour l’entracte, nous n’avions qu’une envie: foncer sur scène et le serrer dans nos bras.

Le deuxième acte commence, et avec lui le départ de Wolfgang pour Vienne, et Salieri, son grand rival et pourtant âme soeur. Florent Mothe est toujours aussi canon et énigmatique, mais ça va, je me soigne.

A coups de cris et d’Assasymphonie, je me soigne.

Et puis Mikele refrappe.

Parce que le compositeur de génie qu’il est a fait l’une des pires erreurs de sa vie: il a trop eu confiance en la cour et les nobles pour faire attention à ce qu’il produisait. Figaro était trop révolutionnaire, son compositeur est donc jeté à la porte tel un malpropre.

Et meurt seul, ou presque, sa femme Constanze à ses côtés, déshérité, bafoué, humilié, trahi.

Avec Salieri près de lui.

Et là, c’est "Vivre à en crever". Les larmes recommencent à couler. Mozart meurt sous les acclamations de la foule.

Mikele est un artiste, un vrai. Un de ceux qui vit tellement son personnage qu’il pleure avec lui, qu’il meurt avec lui.

Depuis ce jour-là, depuis qu’il a pleuré devant nous, devant un public trop omnubilé par les mèches de jais, devant un public qui ne voyait pas les larmes, depuis…il est mon frère.

Et, j’ignore pourquoi, vu que désormais, Mikele à 40 ans, mais je le considère comme mon petit frère. Un petit frère que l’on a envie de serrer dans ses bras lorsqu’il pleure, de protéger de ces méchants mécènes qui le firent mourir de honte et de froid.

Mikele est mon frère cosmique.

From now on and for all eternity.

Il me manque. Sa gentillesse me manque. Ses sourires lorsque Maman rit avec lui me manquent. Ses larmes quand nous crions à deux qu’il va nous manquer me manquent.

P1000162

Ou quand il rit aux larmes parce que Nuño a encore dit une connerie…

Parce que le monde l’a oublié au profit de son rival de toujours.

A croire que la France déteste les Belges…

Mikelangelo, non ti ho dimenticato. Sei il mio fratellino per siempre.



Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Bigreblog 1383 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte